mardi 25 mai 2021

Pourquoi Bill Gates et John Kerry ont tout faux à propos du changement climatique

 


    Cet article rédigé par John Carey, un scientifique faisant œuvre de journalisme depuis 27 ans, a été publié hier 25 mai 2021 dans le vénérable "Bulletin of the Atomic Scientists". A peine lu, je me suis empressé de vous le traduire ce soir afin que vous puissiez en prendre connaissance !

    Sa lecture m'a enthousiasmé, car il correspond en grande partie à ma perception des problèmes posés par le réchauffement climatique.

    J'ai essayé de vous montrer dans mon précédent article qu'aucune des catastrophes environnementales prédites depuis des décennies ne s'était produite, précisément parce que ces prédictions avaient été prises en compte et que le monde en avait été incroyablement changé. Cet article vous donne justement un aperçu des progrès techniques impressionnants qui ont été faits ces dernières années, et ce, sous l'impulsion salvatrice de la lutte contre le changement climatique. 

    C'est facile de prédire la fin du Monde. Cela donne un pouvoir certain sur les gens. Depuis toujours la peur de l'enfer a été un moyen génial de contrôler les peuples. (Lisez cet article sur un autre de mes blogs : Hannah Arendt : Usage de l’Enfer en politique)

    La peur se vend bien. Mais le problème, c'est que la peur empêche d'agir.

    Heureusement pour nous, tout le monde ne se résigne pas à l'Apocalypse. Certains réfléchissent, inventent et agissent. Ce sont pour la plupart des ingénieurs. Leur boulot n'est pas de se faire une renommée en glosant sur un sujet à la mode. Leur boulot, c'est de faire fonctionner le monde et si possible d'améliorer ledit fonctionnement.

Lisez l'article ci dessous et reprenez espoir !

N'hésitez pas à cliquer sur les liens surlignés. Ceux d'origine sont en anglais, mais j'en ai ajouté d'autres. J'ai également ajouté quelques compléments d'informations qui apparaissent dans cette horrible couleur.

Lien vers l'article original : https://thebulletin.org/2021/05/why-bill-gates-and-john-kerry-are-wrong-about-climate-change/


Pourquoi Bill Gates et John Kerry ont tout faux à propos du changement climatique

    Il existe depuis peu, un phénomène au cours duquel des gens intelligents, pour la plupart des hommes blancs, descendent en parachute d'un plan de conscience plus élevé pour nous révéler, à nous, simples mortels, la vérité sur la lutte contre le changement climatique. Surnommés familièrement "les mecs du climat qui débarquent" (en anglais "first-time climate dudes") par la journaliste Emily Atkin de la newsletter Heated, ils présentent invariablement une version dramatique et sombre, que ce soit Bill Gates appelant «un conte de fées», toute tentative de réduire rapidement les émissions de gaz à effet de serre à près de zéro, ou le romancier Jonathan Franzen proclamant dans le New Yorker que nous devons «accepter que le désastre arrive».

Désolé, les "mecs du climat", mais je pense que vous vous trompez complètement.

    Se trompe également, John Kerry, l’envoyé du président Joe Biden pour le climat, quand il dit que la moitié des futures réductions d’émissions devront provenir de technologies non encore inventées.

Ils devraient mieux se renseigner.

    En fait, nous disposons d'ores et déjà des technologies de base dont nous avons besoin pour éliminer le monstre du changement climatique. De plus, ces technologies sont non seulement accessibles dès maintenant, mais elles continuent d'être toujours moins chères (et meilleures) à un rythme étonnant - et de nouvelles idées émergent constamment. En fait, l'humanité peut regarder en arrière les 20 ou 50 dernières années et se demander pourquoi elle a cru qu'il était si difficile ou si coûteux de dépasser l'ère des combustibles fossiles.

    Mais ne vous méprenez pas. Je peux faire de l'alarmisme aussi bien que n'importe qui - du moins sur la science. J'ai écrit il y a neuf ans un article sur les inquiétudes croissantes et les preuves indiquant que le changement climatique pourrait se produire plus rapidement que les prévisions consensuelles de l'époque, tandis que des réactions factuelles telles que la fonte du pergélisol et la diminution de la couverture de glace de mer apparaissaient. Depuis lors, il est devenu clair que les craintes étaient plus que justifiées. Sans réductions d'émissions immédiates et spectaculaires, nous sommes confrontés à un avenir inévitable de conditions météorologiques extrêmes potentiellement catastrophiques - ce qu'un article de la revue Nature appelle une élévation «rapide et imparable» du niveau de la mer, et de nombreux autres effets dévastateurs. Et si nous tardons trop longtemps, toutes ces rétroactions pourraient éventuellement pousser la planète vers un scénario de «serre chaude» (comme le disait un article scientifique devenu viral) identique à celui du maximum thermique paléocène-éocène d'il y a 55 millions d'années, lorsque l'Arctique était un paradis subtropical et que les tropiques étaient probablement trop chauds pour que la plupart des formes de vies existantes.

Maximum thermique du passage Paléocène-Eocène


    Mais si, à la fois la menace et la nécessité d'une action urgente sont énormes, les solutions sont déjà à portée de main. Bien que je ne sois pas un scientifique professionnel (NdT : c'est quand même sa formation d'origine), j'ai couvert le changement climatique pour BusinessWeek, Newsweek et d'autres publications pendant plus de trois décennies et, au cours des dernières années, j'ai eu la chance de travailler en tant qu'écrivain ou éditeur sur un certain nombre de rapports concernant le sujet, comme le From Risk to Return de Risky Business et Transformation énergétique mondiale: une feuille de route à l'horizon 2050 (édition 2019) de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA). Celles-ci, ainsi que de nombreuses autres études comme les 56 compilées par l'Université de Stanford, montrent un chemin en trois étapes clairement réalisable et abordable pour réaliser les réductions d'émissions, dramatiquement nécessaires pour prévenir une catastrophe climatique. 


    La première étape : électrifiez tout ce qui est possible. Cela signifie des routes grouillant de Teslas, Chevy Bolts (comme la mienne) et leur progéniture ; des pompes à chaleur et des cuisinières à induction dans les maisons ; des fours électriques dans l'industrie; et même des navires et des avions électriques. Étant donné que l’utilisation de l’électricité est beaucoup plus efficace que la combustion de combustibles fossiles, une électrification extensive réduirait en fait la demande totale d’énergie et les coûts énergétiques, même aux prix actuels des énergies renouvelables. (Et n'oublions pas que le groupe motopropulseur d'un véhicule électrique est à des années-lumière plus efficace que celui du moteur à combustion interne d'une voiture à essence; seulement 12% de l'énergie contenue dans le carburant est en fait utilisée pour fabriquer de l'essence. Les voitures électriques ont une efficacité de 77% ou plus - et les groupes motopropulseurs électriques ont seulement une vingtaine de pièces mobiles, alors que les groupes motopropulseurs conventionnels en ont 2000.) 

Pour plus d'infos (en français) sur les différences entre les moteurs thermiques et les moteurs électriques, je vous propose de télécharger ce document :
https://www.mediachimie.org/sites/default/files/transports_p215.pdf



    Et comme la plupart des appareils électriques peuvent être rapidement augmentés ou réduits pour correspondre à l'alimentation électrique, et que certains, comme les véhicules électriques branchés, peuvent même pomper des électrons dans le réseau, l'électrification généralisée déclenche un cycle vertueux. En facilitant l'intégration de la puissance variable des éoliennes et des panneaux solaires, cela facilite la mise en œuvre de la deuxième étape clé : générer toute l'électricité dont nous avons besoin à partir d'énergies renouvelables. La troisième étape consiste donc à élargir sérieusement les mesures d'efficacité énergétique telles que l'isolation thermique des maisons afin de réduire encore davantage la consommation d'énergie globale.

    Alors pourquoi ne sommes-nous pas engagés sur cette voie vers un avenir plus propre et plus sûr ? Dans son livre récent, The New Climate War, le spécialiste du climat Michael Mann accuse de manière convaincante les puissantes campagnes de déni, de tromperie, de confusion et de report, montées par les industries des combustibles fossiles et leurs partisans. Mais comme il l'indique également, il existe une barrière plus fondamentale qui est profondément enracinée dans la nature humaine, qui contribue également à expliquer le «catastrophisme» pernicieux des «mecs du climat qui débarquent». Fondamentalement, les humains ont toujours été médiocres pour prévoir ou même comprendre le rythme potentiel du changement technologique et social - ainsi que toutes les nouvelles possibilités qui peuvent émerger de ces progrès.

    Rappelez-vous comment le président d'IBM, Thomas Watson, avait déclaré en 1943 qu'il ne pourrait y avoir un marché mondial que "pour peut-être cinq ordinateurs ?



    Ou encore, comment Lord Kelvin avait prédit près d'un demi-siècle plus tôt que «la radio n'avait pas d'avenir ?» (Le vénérable Lord affirma également que la radiographie s'avèrerait être un canular et que jamais rien de plus lourd que l'air ne pourrait voler). 



    Ou bien, comment personne n'a jamais pu imaginer que nous transporterions tous maintenant dans nos poches la puissance d'un supercalculateur des années 90, nous permettant d'acheter pratiquement n'importe quoi en ligne, de partager des vidéos de chats ou de regarder The Crown avec frénésie sur Netflix?

Comme vous le constatez, être un scientifique n'empêche pas de dire des âneries. Sachez par exemple, à propos du chemin de fer, que le savant François Arago, homme de grand mérite par ailleurs, mettait en garde les Français contre « les illusions que peuvent donner deux tringles de fer ». Plus fort encore, l'Académie de médecine de Lyon énonçait en 1835, dans un mémoire resté célèbre : « La translation trop rapide d'un climat à un autre produira sur les voies respiratoires un effet mortel... L'anxiété des périls constamment courus tiendra les voyageurs dans une perpétuelle alerte et sera le prodrome d'affections cérébrales. Pour une femme enceinte, tout voyage entraînera infailliblement une fausse couche avec toutes ses conséquences » (1835).


    Ne pas savoir anticiper ni prendre en compte les innovations futures est une histoire qui se répète encore et encore, en particulier dans des domaines comme la réglementation environnementale et sanitaire. Pour un article dans BusinessWeek, j'ai une fois découvert les coûts réels de la mise en conformité, aux nouvelles réglementations qui avaient été mises en œuvre des années auparavant, telles que les limites d'émissions de dioxyde de soufre imposées aux centrales électriques pour réduire les pluies acides. Dans tous les cas, les coûts finaux étaient bien inférieurs, et les réductions et avantages beaucoup plus importants, que même les projections les plus optimistes des experts. La raison en est qu'une fois que des règles ou d'autres types d'incitations sont en place, des personnes intelligentes trouvent de nouvelles façons intelligentes de faire le travail.

 

    C’est pourquoi Bill Gates a tellement tort quand il prétend que nous avons besoin d’un «miracle» technologique pour lutter avec succès contre le changement climatique. En fait, l'humanité a toujours pu disposer de quelque chose d'encore plus puissant que n'importe quelle avancée révolutionnaire; nous disposons d'une meilleure magie, sous forme d'innovation à tous les niveaux, depuis les grandes avancées jusqu'aux innombrables améliorations incrémentales des matériaux, des conceptions, des processus de fabrication et des pratiques de réalisations.

    Il ne faut donc pas s'étonner que les technologies renouvelables aient diminué leurs coûts et se soient déployées plus rapidement que ne le prévoyait les projections les plus optimistes. Une publication du département américain de l'énergie de 2012 rapportait que les prix des modules solaires photovoltaïques avaient chuté de 4,90 dollars le watt en 1998 à 1,28 dollar le watt en 2011, notant sèchement que «la plupart des analystes de l'histoire récente avaient sous-estimé les réductions rapides des prix des modules». En effet, le rapport de 2012 lui-même n'avait pas fait exception à cette sous-estimation persistante. Il espérait que le Département de l'énergie pourrait déclencher une réduction supplémentaire de 75% d'ici 2020. La baisse réelle? Plus de 85 pour cent, à moins de 0,2 $ le watt.

    De même, il y a à peine cinq ans, Bloomberg New Energy Finance prévoyait que les prix des batteries au lithium-ion chuteraient à un peu moins de 200 $ le kilowattheure d'ici 2020. Cela représenterait une baisse stupéfiante par rapport aux 1000 $ le kilowattheure de 2010, mais l'estimation n'était pas assez ambitieuse. Le prix le plus bas en 2020 était de 100 $ le kilowattheure.

 

    Et en 2010, l'Agence internationale de l'énergie avait prédit que la capacité totale mondiale de l'énergie solaire photovoltaïque (le «PV» signifie photovoltaïque - la technologie qui convertit les photons entrants de la lumière du soleil en électricité) atteindrait 410 gigawatts d'ici 2035.

Faux.

    En 2020, ce nombre avait déjà dépassé 707 gigawatts, rendait compte l'IRENA. (Pour donner une idée de l'échelle avec tous ces chiffres, Hoover Dam génère 2 gigawatts.)

    En raison de ces progrès rapides, «le nouveau solaire photovoltaïque (PV) et l'éolien terrestre coûtent moins cher que de maintenir en fonctionnement de nombreuses centrales au charbon existantes», rapporte l'IRENA. Les ajouts de capacité renouvelable en 2020 ont atteint un record absolu, en hausse de près de 50% par rapport à 2019. Et pays après pays, des parts record d'énergie renouvelable sur leurs réseaux électriques sont signalées, comme le parc éolien du Royaume-Uni fournissant 48,5% de l'électricité totale du pays par temps venteux le 3 mai 2021, ou le Danemark produisant plus de 50% de son électricité à partir de l'énergie éolienne et solaire pour toute l'année 2020.

    Désormais, chaque jour apporte de nouveaux rapports d'avancées potentielles. Il existe des cellules solaires fabriquées avec de la pérovskite ou empilées dans des structures 3D qui peuvent offrir des coûts inférieurs ou des rendements plus élevés, et des panneaux solaires construits sur des réservoirs hydroélectriques, rendant ainsi les deux types de production plus efficaces en refroidissant les panneaux et en ralentissant l'évaporation des réservoirs. Les éoliennes continuent de battre des records de taille et de production, comme la géante de 15 mégawatts de 260 mètres de haut de Vestas, et le rythme du développement de l'éolien offshore s'accélère rapidement pour tirer parti d'une ressource renouvelable si vaste qu'elle pourrait fournir 90% des besoins totaux en électricité des États-Unis en 2050.

Nota : Un fidèle lecteur m'a signalé sur Facebook, le problème du recyclage des pales d'éoliennes. Ca aussi, c'est en voie de règlement ! Lisez cet article sur le site d'EDF !Reciclalia, le recyclage viable des pales d’éoliennes. Ou regardez la vidéo ci-dessous !



    Le vent et le solaire ne sont pas non plus les seuls apports renouvelables des villes. La technologie de forage horizontal, pionnière dans la fracturation hydraulique pour le gaz et le pétrole, permet désormais de créer des systèmes d'énergie géothermique en boucle fermée qui offrent une électricité de base continue à faible coût et une source d'énergie flexible qui peut être facilement «dispatchée» (comme on dit) partout où cela est nécessaire pour équilibrer les fluctuations seconde par seconde de la production éolienne et solaire. (Voir également la géothermie "haute énergie"). Et les puissantes marées qui alimentent les voitures électriques en Écosse et fourniront des mégawatts au réseau de la Nouvelle-Écosse à partir de la baie de Fundy.

    Parallèlement, le stockage et l'utilisation de l'électricité sont constamment améliorés. Pensez aux batteries lithium-ion contenant du graphène pour augmenter leur densité énergétique et prolonger leur durée de vie, aux batteries à semi-conducteurs qui promettent une densité d'énergie 50% plus élevée et une charge plus rapide, ou des projets de démonstration qui stockent l'énergie renouvelable dans des pierres chaudes



    Il existe également des moteurs électriques innovants plus légers et plus puissants, comme le design à l'envers de la start-up belge Magnax. (Les moteurs typiques ont une partie fixe - le stator - à l'intérieur de laquelle il y a une partie qui tourne - le rotor. Magnax retourne cela autour, avec le rotor à l'extérieur du stator.) Il existe également des systèmes de pompe à chaleur géothermique standardisés qui fournissent de la chaleur et la climatisation à des rendements bien supérieurs à ceux des concurrents.

Plus d'infos en français sur la géothermie par pompes à chaleur en cliquant sur l'image ci-dessous :


    Même des avancées apparemment simples, comme une peinture blanche ultra-réfléchissante, peuvent refroidir les bâtiments et apporter des gains d'efficacité majeurs.

Peinture ultra blanche

Attention néanmoins, car je ne garanti pas que ce procédé entre totalement dans la logique d'économie durable ! La peinture présente l'avantage d'apporter un traitement qui ne surcharge pas la toiture par son poids. Mais à choisir, si vous voulez traiter intelligemment une toiture, prenez l'exemple du magasin Leroy Merlin de Vénissieux qui vient de végétaliser 8000 m2 de sa toiture à laquelle il a ajouté des panneaux photovoltaïques fournissant 30 % de la consommation énergétique du magasin. Lire cet article : "Leroy Merlin développe le magasin de demain".

    Le point clé ici n'est pas d'identifier l'une de ces technologies ou approches spécifiques comme étant une solution magiques, mais plutôt de mettre en évidence la concurrence féroce actuellement en cours qui entraîne déjà des améliorations et des réductions de coûts incessantes et continues dans les technologies d'énergie renouvelable - et aussi potentiellement nous faire emprunter de nouvelles voies prometteuses encore imprévues. Nous avons déjà assisté à cette compétition en action dans la disparition des systèmes solaires thermiques (qui utilisaient des miroirs pour réfléchir et concentrer la chaleur du soleil pour chauffer l'eau), réalisée par des panneaux solaires photovoltaïques toujours moins chers, et dans le récent abandon de la solution hydrogène par les fabricants de camions, du fait que les améliorations apportées aux batteries lithium-ion faisaient des camions électriques la meilleure option.



    Et étant donné le rythme actuel de l’innovation, il est possible d’imaginer un avenir bien différent du désespoir et du pessimisme des prophètes d'apocalypse du climat. Il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions pas nous diriger vers ce que le pionnier de l'énergie solaire Martin Green appelle «un avenir d'énergie incroyablement bon marché».

Article The Gardian

    Si bon marché, en fait, que certains experts suggèrent déjà que le moyen rentable de créer un réseau électrique fiable avec une production variable à partir de l'énergie éolienne et solaire est simplement de créer une surcapacité massive. 

Article : GreenBiz


    La capacité supplémentaire, à son tour, ouvrirait alors de nouvelles possibilités, comme produire suffisamment d'hydrogène «vert» ou d'autres carburants et matières premières renouvelables (lorsque la demande d'électricité deviendrait inférieure à la capacité) pour éliminer les émissions de gaz à effet de serre d'autres activités difficiles à électrifier, telles que la sidérurgie et le transport maritime. Les rapports de l’IRENA montrent également la possibilité pour des pays comme le Maroc ou le Chili d’utiliser leurs énormes ressources solaires pour devenir des exportateurs rentables de cette énergie renouvelable.

Concernant la sidérurgie, j'attire votre attention sur la récente découverte de la start-up Boston Metal qui pourrait complètement révolutionner cette industrie. Cliquez sur l'image ci-dessous :

 

    Bien sûr, rien de tout cela n'est facile. Entretenir le plein essor de ces innovations et accélérer leur déploiement nécessitera une immense volonté politique, de gros investissements et toute une série de politiques de soutien. Mais nous devons avoir l'imagination et la foi nécessaires pour comprendre que le changement climatique est un problème que nous pouvons résoudre.

    Il ne doit y avoir ni conte de fées à la Bill Gates, ni résignation au désastre à la Franzen, ni attente de l'invention de certaines technologies miracles à la Kerry.

    Comme l'a écrit le physicien Ray Pierrehumbert dans ces pages sur les technologies renouvelables: 

"Il est temps d'arrêter de trembler dans nos bottes dans une peur inutile de l'avenir et de simplement retrousser nos manches et de le construire."



Alors ? Ne vous sentez-vous pas mieux après la lecture de cet article ? 😊



Mise à jour au 05/06/2021 :

Pour rester dans le jardin français, j'aurais pu compléter le titre en ajoutant Jean-Marc Jancovici après Bill Gates et John Kerry, parce que lui aussi, même s'il a l'avantage de l'ancienneté sur le sujet, il a tout faux. 

Certes, Jean-Marc Jancovici est un expert reconnu, un spécialiste dans son domaine, et ce, depuis fort longtemps. Mais il semble n'avoir pas remarqué, lui non plus, que le monde avait changé. 

Il faut toujours être prudent avec les spécialistes. Schopenhauer disait à propos d'eux :

"Les gens du commun ont un profond respect pour les spécialistes de tout ordre. Ils ignorent que celui qui se fait profession d’une chose n’aime pas la chose même, mais ce qu’elle lui rapporte – et que celui qui se fait profession d’une chose la connaît rarement à fond, car s’il l’étudiait à fond, il n’aurait en général plus le temps de l’enseigner."

Schopenhauer portait un jugement sévère, comme à son habitude. Il faisait mine d'ignorer que c'est difficile pour la plupart des hommes de changer d'opinion sur un sujet, surtout s'il l'on est spécialiste dudit sujet.

Peu de scientifiques sont capables de s'adapter à un changement de paradigme et c'est humain. Le "paradigme", c'est la conception théorique dominante ayant cours à une certaine époque dans une communauté scientifique donnée, qui fonde les types d'explication envisageables. L'histoire des sciences nous offre de nombreux exemples de grands savants, qui, aveuglés par l'expertise dont ils étaient crédités, n'ont pas compris des découvertes scientifiques qui changeaient le paradigme !

Alors ne nous moquons pas, lorsque Jancovici prône le nucléaire comme solution à la crise climatique ! Il semble ignorer que le nucléaire, en tant que source d'énergie, n'a absolument aucun avenir, comme je vous l'ai explique en deux chiffres dans cet article : "Le nucléaire n'a pas d'avenir".


jeudi 6 mai 2021

Ces catastrophes qui n'ont pas eu lieu. (Message d'espoir)



Avertissement 

    Voila un article qui m'a demandé beaucoup de travail. Je voulais au début n'y coller que quelques vidéos vintages, agrémentées de commentaires. Mais je me suis rendu compte que le sujet était beaucoup trop important et que je devais un peu vous expliquer le contexte. Il en résulte donc un énorme article rempli d'informations avec quelques vidéos tout de même, qui je l'espère vous intéresseront, voire vous étonneront !

    Tout ce que vous allez lire a été est vérifié et sourcé, comme d'habitude. Mais je sais bien que cela ne suffit pas et que l'on peut construire un beau délire, rien qu'en agençant avec arts des vérités. C'est ce que font la plupart des neuneus qui remplissent Internet de théories abracadabrantes. 

    Sachez de plus, que je me suis contraint à ne pas tout dire, et ce, non pas par goût du secret ou parce que je cautionnerais une quelconque théorie du complot - car je suis convaincu que l'on explique plus de choses par la bêtise humaine que par les complots - mais pour rester prudemment dans le cadre de la fameuse fenêtre d'Overton. Cette fenêtre définit les limites à ne pas dépasser, lorsque l'on veut exprimer une idée nouvelle ou même une simple info, afin que ce que l'on dise puisse être audible. Par exemple, au 13ème siècle, il ne fallait pas dire que la terre était ronde et qu'elle tournait autour du soleil, sinon on sortait de la fenêtre d'Overton, voire même on passait soi-même à travers une fenêtre pour atterrir sur un bûcher ! Mais rassurez-vous, ce que vous allez apprendre n'est pas de ce niveau-là ! J'ai écrit un article, pas une thèse ou une théorie qui va révolutionner l'histoire ! 😉

La fenêtre d'Overton

On y va !

Les bons devins sont ceux qui se trompent. (ça commence bien !)

    Contrairement à ce que l’on pense, les meilleurs devins, du moins les plus utiles, sont ceux dont les prévisions ne se réalisent pas, en raison du fait qu’on les a crus ; au contraire de la malheureuse Cassandre, qui toute sa vie a prédit la chute de Troie, sans que jamais personne ne la croit.

Cassandre, à qui le dieu Apollon fit le don
 de voir l'avenir, mais de n'être jamais crue.

    Je vais donc vous parler, entre autres, des prédictions de catastrophes diverses et variées, formulées par des hommes et des femmes aussi compétents que sincères ; mais qui ne se sont pas produites.


Mon souhait est de vous rassurez. (Noble cause ! N'est-ce pas ?)

    L’objet de cet article, c’est de rassurer les gens et plus particulièrement les jeunes.

    Je ne supporte plus le discours de fin du monde qu’on leur inflige à longueur de temps. De plus en plus de pauvres gosses sont convaincus qu’ils vont vivre l’apocalypse, des jeunes couples refusent de faire des enfants pour la même raison (Childfree, SEnVol (Sans enfants volontaires) ou Ginks(Green Inclination, No Kids))

    Certains vont même jusqu’à s’organiser en vue de l’effondrement tant attendu en pratiquant le survivalisme.

 Regardez cette vidéo.
Celui-ci rêve d'une "bonne vieille pandémie à l'ancienne"


    Il résulte de tout cela une dangereuse vague de désespoir portant en elle le nihilisme ainsi qu'un ressentiment généralisé. De plus en plus de gens commencent à nourrir en eux une haine malsaine de l’humanité, que l'on voit apparaître au travers des réseaux sociaux. Je trouve cela choquant et surtout dangereux, très dangereux. En effet, qui connaît un peu l'histoire, sait où peuvent mener le nihilisme et la pulsion de mort qui l'accompagne.

    J'avais déjà abordé ce sujet, à ma façon, lors d'un précédent article, dans lequel je me moquais gentiment des prédictions de ce brave Alain Cochet "En transition vers un report de la fin du monde". Mais là, je vais aller beaucoup plus loin.

Une jeunesse désespérée



Considérons 3 points

    Je ne nie pas la réalité du réchauffement climatique. Celui-ci est très certainement dû à l’activité humaine, je ne le nie pas non plus. Mais avant de débiter le "prêt-à-penser" sur le sujet et dire tout et n’importe quoi, du moment que c'est politiquement correct, posons-nous quelques questions.

1/ Les 6,144 milliards d'êtres humains supplémentaires habitant sur Terre, entre 1900 et 2019, produisent annuellement par leur seule respiration 1,84 milliards de tonnes de CO2 !!! (Le magazine Slate donne une estimation plus importante en tenant compte de l'activité physique, le kilo de CO2 que vous produisez par jour, pouvant être multiplié par 8 si vous avez une grosse activité physique). Source : "Respirez contribue-t-il au réchauffement climatique ?"

2/ La quantité de CO2 résultant de la consommation d'énergie et de matières premières pour les nourrir les loger, les transporter est monstrueusement proportionnelle.

Relativisons néanmoins ce point, car les émissions de CO2 sont directement liées au niveau de développement des pays, ainsi qu'au niveau de vie des habitants. (Voir le graphique ci-dessous)


Les écolos politiques actuels, comme le pathétique Julien Bayou, ayant trouvé plus judicieux de collaborer avec le système en remplaçant la lutte des classes, par le conflit des générations, faites attention de ne pas tomber dans le piège de leur propagande, qui accuse les vieux (les boomers), de consommer plus. Des années avant que ce soit des étudiants, c'étaient bien des personnes âgées qui faisaient les poubelles pour y trouver à manger.
Les Boomers, mis sur le même plan que les chasseurs et les fachos.
Probablement les parents de Julien Bayou qui est avocat.
Les boomers que l'on voit le soir dans Paris

Un autre simplet, ancien député EELV et candidat de LFI aux européennes de 2019, Sergio Coronado, a au contraire justifié ainsi la campagne : « Ok Boomer ! » peut être résumé par : « Votre génération a connu le plein-emploi, elle a consommé sans limites, n'a pas pris soin de la planète et vous voulez encore nous expliquer ce que nous devons faire ? Vous avez échoué. Laissez-nous gérer maintenant ».

 Mais de quels milieux sortent ces gens ??? 

    Quand j’ai commencé à travailler en septembre 1977, la crise était déjà commencée, les mines et les usines fermaient partout, le travail précaire se répandait. J’ai connu l’intérim et le chômage. Quand je me suis marié en 1982, nous n’avions pas de meubles, pas de voiture, pas de télé. Mon métier de dessinateur projeteur a disparu avec l’arrivé des ordinateurs, (ce qui m’a motivé pour reprendre mes études et devenir plus tard ingénieur). D'une certaine façon, ma génération est celle qui, sans le savoir, a le plus contribué au développement des pays de ce que l'on appelait alors le Tiers Monde, du fait des centaines de milliers d'emplois qui y ont été délocalisés. Voila une partie de mon bilan de "boomer". 

Excusez cette longue digression, je me suis énervé, désolé... 😊


Reprenons.

3/ Imaginez à présent ce qui arrivera à une population de n'importe quelle espèce animale, augmentant sans cesse dans un milieu fini, comme par exemple des lapins ou des rats sur une île, ou encore, des êtres humains sur une planète…

    Lisez l'article ci-dessous, en cliquant sur l'image, puis remplacez rats, par hommes et île par planète...


    Après avoir considéré ces trois points, apprenez que les premiers scientifiques qui évoquèrent le réchauffement climatique dans les années 70, arguèrent du péril résultant de l'augmentation croissante de la population humaine et pas seulement de l’augmentation du seul CO2.

    Lisez ce compte rendu du sommet des Nations Unies à Stockholm en 1962 dans ce bulletin of the atomic scientists de septembre 1972, à partir de la page 16. (Oui, je sais, j'ai de drôles de lectures).


La prise de conscience environnementale des années 70

    Je consacrerai peut-être un article qui évoquera plus en détail l’alerte qui fut lancée lors de la première grande conférence de l’ONU sur l’environnement, qui eu lieu du 5 au 16 juin 1972 à Stockholm. 
    À la suite de cette Conférence, des ministères et des organismes de l’environnement furent créés dans plus de 100 pays. S’en suivit une période marquée par une augmentation massive du nombre d’organisations soucieuses de préserver l’environnement. On estime que dans les 20 ans qui suivirent, plus de 100 000 organisations de ce type furent créées.

    C’est un peu plus tard, lors d’une conférence qui eut lieu du 26 au 29 octobre 1975, en Caroline du Nord, intitulée "L’Atmosphère : menacée et menaçante", que des scientifiques insistèrent sur le fait que les émissions anthropiques de gaz carbonique augmentaient massivement en raison de la surpopulation humaine et que cela provoquait un réchauffement global de la Terre.

    La prise de conscience écologique qui eu lieu à cette époque constitua un véritable progrès pour l’humanité et nous devons être reconnaissants envers tous ceux et celles qui concoururent à sa réalisation. Mais rien n'étant jamais parfait en ce bas monde, il y avait un petit bémol...

    Je vous propose de regarder cette émission de la Radio Télévision Suisse, datant justement de 1972. Elle est passionnante et surtout bien révélatrice de la prise de conscience environnementale de cette époque.


Le bémol eugéniste.

    Bien évidemment, tous ces grands esprits étaient imprégnés des idées de leur temps, et parmi ces idées figurait, entre autres, l’eugénisme, une idée qui eu un immense succès dans les 30 et 40, une idée défendue par toutes les élites de l’époque, dont le prix Nobel français Alexis Carel. Mais une idée qui n’était rien d’autre qu’un contrôle de la population humaine s’appuyant sur la sélection génétique des meilleurs êtres humains. L'eugénisme allait ainsi bien plus loin que le simple malthusianisme qui se voulait une théorie politico-économique reposant sur l'idée qu'une augmentation de la population conduisait à un effondrement, faute de ressources. (Ou alors, ce qui n'est pas impossible, l'eugénisme révélait la véritable motivation du malthusianisme).

Alexis Carrel
    Alexis Carrel publia en 1935, un livre qui eut un immense succès jusque dans les années 50, intitulé : « L’homme, cet inconnu ». Attiré par ce titre et ne connaissant pas l’auteur, j’en avais acheté un exemplaire chez les bouquinistes de Paris quand j’étais jeune et je vous avoue que je n’avais pas pu le terminer. Vous allez comprendre pourquoi. Je découvris plus tard que le "grand homme", avait été un soutien politique du national-socialisme de Hitler et qu’il avait préfacé en 1936 l’édition allemande de "L'Homme, cet inconnu", comme suit :

« En Allemagne, le gouvernement a pris des mesures énergiques contre l'augmentation des minorités, des aliénés, des criminels. La situation idéale serait que chaque individu de cette sorte soit éliminé quand il s'est montré dangereux ».

Vous pouvez essayer de lire ce délire scientifique
en cliquant sur l'image ci-dessus.

    Voici juste un extrait trouvé dans le chapitre VIII "Reconstruction de l'homme", sous-chapitre XII "Le Développement de la personnalité" :

« Le conditionnement des criminels les moins dangereux par le fouet, ou par quelque autre moyen plus scientifique, suivi d’un court séjour à l’hôpital, suffirait probablement à assurer l’ordre ; quant aux autres, ceux qui ont tué, qui ont volé à main armée, qui ont enlevé des enfants, qui ont dépouillé les pauvres, qui ont gravement trompé la confiance du public, un établissement euthanasique, pourvu de gaz appropriés, permettrait d’en disposer de façon humaine et économique. Le même traitement ne serait-il pas applicable aux fous qui ont commis des actes criminels ? »

    On ne s’étonnera donc pas que le Front National, parti fondé, entre autre, par d’anciens SS Français et autres collabos, ait entrepris dans les années 90 de promouvoir la figure d’Alexis Carrel, présenté comme un père de l’écologie ! Lisez également sur le même sujet ce texte sur Carrel et son livre.

    On aurait pu croire qu'après les atrocités de la seconde guerre mondiale, le délire eugéniste aurait fini par disparaître (les Nazis commencèrent à gazer les malades mentaux et les infirmes, avant de gazer les Juifs, les Tziganes, etc.), et ce, d'autant plus que la génétique a fait depuis d'immenses progrès qui ont démontré, entre autre, qu'aucune politique eugénique, y compris la plus vieille du monde (3000 ans), celles des castes en Inde, n'avait jamais réussi à changer le pool génique d'une population.

Eh bien non, détrompez-vous ! Cette dangereuse idée a continué de fleurir.

    Ce document sur le site de l'OMS, explique très clairement (page 11) ce qu'est l'eugénisme ainsi que les problème éthique qui lui sont liés. Cliquez sur l'image ci-dessous :


Consensus mondial

    Attention, il ne faut pas tomber dans la facilité qui consisterait à faire porter la responsabilité des crimes commis au nom de l'eugénisme sur un seul homme. Alexis Carrel a retenu l'attention parce qu'il avait reçu le pris Nobel et qu'il avait soutenu Pétain sous Vichy, mais à l'époque l'eugénisme faisait le consensus dans toutes les élites scientifiques, politiques, et même artistiques, et ce, aussi bien aux USA qu'en URSS, aussi bien en Allemagne qu'en France ou en Grande Bretagne !

    L'eugénisme fut pratiqué aux États-Unis de nombreuses années avant les programmes eugéniques de l'Allemagne nazie. En 1933, la Californie a soumis plus de personnes à la stérilisation contrainte que tous les autres États américains combinés. Le programme de stérilisation contrainte conçu par les nazis est en partie inspiré par celui de la Californie. La Fondation Rockefeller permis de développer et de financer divers programmes eugéniques allemands, dont celui pour lequel travailla Josef Mengele avant qu'il aille à Auschwitz.

    En 1935, dans son livre "Hors de la nuit, vues d’un biologiste sur l’avenir", le Communiste Hermann J Muller, qui reçut lui aussi un prix Nobel en 1946, voulait que Staline adopte une politique biologiste comportant un volet eugéniste.

    En 1941, quand les Nazis gazaient en Allemagne les malades mentaux, Sir Julian Sorell Huxley, (1887-1975) le biologiste britannique, humaniste social-démocrate, connu pour ses ouvrages de vulgarisation sur la biologie et l’évolution, écrivait dans son livre "L’homme, cet être unique" :

« Une fois pleinement saisies les conséquences qu’impliquent la biologie évolutionnelle, l’eugénique deviendra inévitablement une partie intégrante de la religion de l’avenir, ou du complexe de sentiments, quel qu’il soit, qui pourra, dans l’avenir, prendre la place de la religion organisée. »

    La religion de l’avenir était la formule qu’avait utilisé Francis Galton, l’inventeur de l’eugénisme.

    Dans les années 30 et 40, l'eugénisme était une théorie, qui bien qu'elle soit fausse, faisait consensus au niveau mondial.



Le nouveau visage de l'eugénisme

Julian Huxley
    C’est Julian Huxley, le frère d'Aldous - l’écrivain du roman "Le meilleur des mondes" - qui remis le projet eugéniste sur les rails et pas n’importe où, à l'UNESCO !

    Le "controversé et charismatique Julian Huxley" (comme on dit sur le site de l'UNESCO), fut en effet le premier directeur général de l'Unesco de 1946 à 1948. Dans un manifeste qu’il rédigea en 1946 : "L’Unesco : son objectif et sa philosophie" , il prôna un "humanisme scientifique mondial" fondé sur la biologie de l’évolution. La biologie de l’évolution ? Plus précisément, Huxley considérait la culture comme une étape supérieure de ladite évolution, devant supplanter la sélection naturelle dans les sociétés humaines. Il plaidait en faveur de "la qualité par rapport à la quantité" pour la population mondiale et pour que la taille de la population humaine soit planifiée et contrôlée. Dans le même temps, il appelait à la conservation des animaux. Il affirmait même que l'Unesco devrait commencer à examiner "le problème de l'eugénisme", tout en reconnaissant qu'une politique eugénique radicale était à l'époque irréaliste en termes de réaction du public. (Source : Lire cet article). 

Cliquez sur l'image ci-dessus
pour accéder au document

    Bah oui... Le mot eugénisme faisait un peu mal aux oreilles, surtout en 1946, les derniers camps d’exterminations nazis, chargés d’éliminer les humains "non conformes" à l’idéologie nazis, n’ayant été libérés par l’Armée Rouge et les Américains qu’en mai 1945.

    Qu’à cela ne tienne, Julian Huxley était intelligent. Comprenant que l’eugénisme était un mot qui ne rentrait plus dans la fameuse fenêtre d’Overton (ce que les gens sont prêts à entendre, ou pas), il publia en 1950 un ouvrage intitulé "New Bottles for New Wine", dans lequel il poursuivi sa réflexion mais en la formulant autrement.

    C'est lui qui évoqua pour la première fois par écrit le terme de transhumanisme pour nommer la nouvelle religion imaginée par les eugénistes : « Peut-être le mot "transhumanisme" pourra-t-il convenir : l’homme demeurera l’homme, mais se transcendant en réalisant les possibilités de sa nature humaine et à son avantage. ».

Transhumanisme est même me titre du premier chapitre de son livre.


    Dans son espoir d'inventer une nouvelle religion pour une nouvelle humanité, Julian Huxley emploie même l'image du cancer (page 12), pour décrire l'actuelle humanité. Cette idée va être reprise quelques années plus tard par un pape de l'écologie, que je vais évoquer plus loin.


Sources :
https://archive.org/details/NewBottlesForNewWine/page/n19/mode/2up?q=transhumanism



Et le réchauffement climatique, dans tout ça ?



    Toute cette très longue introduction, pour vous dire que lorsque certains parlent du réchauffement climatique, ils pensent également - et quelques-uns le disent même ouvertement - qu'il y a trop de monde sur Terre, c'est-à-dire qu’il y a trop de petits rats sur l’île. Soyez également certains que vous faites partie de ces rats et pas seulement les autres rats du bout du monde.

    Comprenez-vous mieux pourquoi certaines idées avec lesquels jouent certains écolos (pas tous), peuvent être dangereuses ?


Cinquante années plus tard.

    Le monde a beaucoup changé en 50 ans. Enormément de choses se sont produites, et pas toujours de mauvaises, contrairement à ce que certains voudraient vous faire croire.

  La lutte contre le réchauffement climatique n'est pas aussi parfaite que certains le souhaiteraient, mais elle produit son effet sur nos sociétés.

Je vous conseille la lecture de cet excellent article "Pourquoi Bill Gates et John Kerry ont tout faux à propos du changement climatique"

 

Le temps long. 

    J'aime particulièrement cette citation de l'empereur romain, Marc Aurèle :

"N'espère pas la République de Platon, mais soit content si une petite chose progresse, et réfléchis au fait que ce qui résulte de cette petite chose n'est précisément pas une petite chose !"

''Pensées pour moi-même'' (IX, 29, 5) Marc Aurèle (Né le 26 avril 121 et mort le 17 mars 180)

 

Aucun changement marquant dans l'histoire de l'humanité ne s'est jamais produit en une seule génération !

    On connait trop quelles horreurs ont produit les systèmes politiques qui ont voulu bâtir des mondes nouveaux en une seule génération, voire même fabriquer des "hommes nouveaux".

    Il n'y a en effet rien de plus terrible que les sociétés rêvées par des utopistes qui bâtissent des systèmes pour les hommes tels qu'ils devraient être, plutôt que tels qu'ils sont. 

    La lutte contre le réchauffement climatique n'échappe pas à cette règle du temps long. Il faut en effet du temps et lorsque l'on voit toutes ses prédictions qui ne se sont jamais produites (vous allez voir plus loin dans l'article), on comprend que du temps, on en a un peu plus que ce que l'on veut nous faire croire.

    C'est facile de manipuler des jeunes à qui l'on n'enseigne plus l'histoire, ni même l'histoire de la Terre, et de leur faire croire qu'il vont connaître la fin du monde. C'est facile, mais c'est cruel.

 

La petite Greta Thunberg
plus heureuse qu'avant selon son père...


En finir avec la menace de la surpopulation

    Il devient vital de cesser de brandir la menace de la surpopulation.

    Je pense que vous avez compris pourquoi à présent. Les paramètres ont changé. Depuis les années 70, les démographes ont compris et constaté, que les courbes de natalité s’écroulaient dans tous les pays ou la pauvreté avait été éliminée ou réduite, et surtout dans les pays où les femmes avaient acquis une émancipation grâce à l’instruction leur permettant de travailler et de contrôler elles-mêmes leur fertilité. Certains vous rétorqueront que ces nouveaux citoyens des pays émergeants consomment plus et que le problème n'est donc pas réglé. C'est inexacte.

    D'abord, rappelez-vous que derrière cet argument se cache toujours l'ombre sinistre de l'eugénisme. Alors, méfiance ! Ensuite cette assertion ne tient pas compte que d'une part, dans ces pays dits "riches", les comportements évoluent à présent dans le cadre conceptuel du renouvellement durable (aussi imparfait soit-il), et que d'autre part, les pays émergeants connaissent les erreurs à ne pas renouveler.
    La Chine par exemple, ce "péril jaune" qui faisait tant peur aux occidentaux des Nations Unies des années 70, a déjà amorcé une décroissance démographique qui inquiète fortement ses dirigeants.
Sources :

    La Russie, le pays le plus vaste du globe, détesté de l'occident depuis toujours, qu'elle soit communiste ou capitaliste, et ce malgré sa proximité culturelle, voit sa population décliner de façon alarmante.
Sources : 

https://www.populationdata.net/pays/russie/

    Un article publié en 2019 sur le site du magazine WIRED, évoque le livre Empty Planet rédigé par le journaliste canadien John Ibbitson et le politologue Darrell Bricker, dans lequel ceux-ci soutiennent que les Nations Unies se trompent totalement en affirmant que la population mondiale explosera bientôt. Après avoir minutieusement décomposé les chiffres pour eux-mêmes, le duo est arrivé à une prédiction radicalement différente pour l'avenir de l'espèce humaine. «Dans environ trois décennies, la population mondiale commencera à décliner», écrivent-ils. «Une fois que ce déclin commence, il ne s'arrêtera jamais.»

    Lisez également cet article publié en 2015 par Christophe Koessler sur le journal suisse, LE COURRIER. Il n'est plus accessible en ligne, mais je l'avais sauvegardé en prévision de cela. Cliquez sur l'icone PDF ci-dessous, pour le télécharger depuis mes archives : 

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    Tout comme le problème des ressources qui  tient plus à l'inégalité de répartition entre les êtres humains, le problème de la démographie tient plus de l'inégalité de répartition de ceux-ci sur Terre. Je dis souvent que les frontière ont été inventées par des bergers pour parquer commodément les humains. Mais avant de pouvoir changer cela, il faudra pouvoir briser les frontières de nos modes de raisonnement.

    Plus de 41.200 kilos de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde. Cela représente un gaspillage alimentaire de 1,3 milliard de tonnes d'aliments par an, soit 1/3 de la production globale de denrées alimentaires dédiée à la consommation. Le gaspillage alimentaire concerne les pays riches comme pauvres et représenterait une valeur gaspillée de 750 milliards de dollars. A ce propos, apprenez que le Parlement chinois vient d’adopter une loi visant à sanctionner le gaspillage alimentaire. Le texte s’attaque en particulier aux excès du secteur de la restauration. Il formalise une campagne lancée l’été dernier par le président Xi Jinping. Lisez cet article sur le site de la RTS : « Gaspiller de la nourriture est désormais un délit en Chine ». L’article précise que : « Plus qu’une question de sécurité alimentaire ou la peur d’éventuelles pénuries, les injonctions du gouvernement chinois sont motivées par la volonté du pouvoir de réduire fortement sa dépendance à l’étranger. Dans un contexte de tensions internationales exacerbées, Pékin veut accroître son autonomie dans de nombreux secteurs clé, dont le secteur alimentaire. » Quelle que soit la motivation du gouvernement chinois, cette nouvelle loi constitue ce que l’on appelle « une première ».

Regardez le compteur ci-dessous et lisez l'article :


En finir avec la détestation de l'humanité !

    Je suis convaincu que la plus grande menace qui nous guette, c'est cette détestation grandissante de nous-même. Peut-être est-elle un symptôme avant coureur d'une folie autodestructrice à laquelle notre espèce pourrait s'abandonner, comme ces rats sur leur île évoquée plus haut qui finiront par s'entredévorer quand ils seront à court de nourriture. Mais je crains que cette haine de nous-même, soigneusement entretenu, notamment par nombre d'écologistes, ne nous conduise à de grands malheurs, bien avant que nous ne manquions de ressources. Je vais revenir sur ce sujet plus bas dans l'article.

    De toutes les espèces animales, seule l'espèce humaine est dotée de cette capacité de se détester elle-même. Aucune autre espèce n'est affectée de cette tare.


Les eugénistes verts

    Les eugénistes ne peuvent plus, comme dans les années 30 et 40 prôner la sélection des meilleurs et l’élimination des médiocres, (ou leur stérilisation pour les plus "aimables"). Mais hélas, mille fois hélas, ils sont toujours là. Certains portent le masque du transhumanisme, comme nous l'avons lu, mais d'autres fanfaronnent dans les rangs des écologistes, voire même aux plus hauts niveaux !

James Lovelock vers 1960


    Il y a à peine quelques années, James Lovelock, l’inventeur de la fumeuse théorie de « Gaïa » déclarait : « Ceux qui ne voient pas que la croissance de la population mondiale et le changement climatique sont les deux côtés d’une même pièce sont soit ignorants, soit se cachent la vérité. Ces deux énormes problèmes environnementaux sont inséparables et discuter de l’un des problèmes en ignorant l’autre est irrationnel ».

    Rappelons que la théorie de Gaïa considère la planète comme un être vivant et l’homme comme une sorte de virus ou de vermine (Rappelez-vous le cancer planétaire évoqué par Huxley). Elle est née dans l'esprit d'un scientifique qui a finit par prendre un concept pour une réalité. C'est comme ça que naissent les religions....

Maman Gaïa

    Hélas, bien que ce triste sire ne soit lui-même que l’un de ces virus qui infestent sa Maman Gaïa, il bénéficie d’une très haute estime chez beaucoup d’autres virus. Sa popularité aidant, il est donc allé encore plus loin dans ses déclarations !

    En 2004, il a fait sensation dans les médias en déclarant que "seule l'énergie nucléaire pouvait désormais stopper le réchauffement climatique", rompant ainsi avec nombre de ses collègues écologistes. EDF a repris depuis cet argument dans sa propagande et nombre de nos politiques le répètent à l’envie. Quand j’étais chez les Verts, j’ai vu ce mouvement pronucléaire apparaître en leur sein. C’était assez sidérant, compte tenu du fait que la lutte contre le nucléaire avait été l’une des origines du mouvement écolo en France. (Lisez mon article sur le non-avenir du nucléaire).

    Le 16 janvier 2006, écrivant dans le journal britannique « The Independent », le même James Lovelock soutient qu'en raison du réchauffement climatique, "des milliards d'entre nous allaient mourir et que les quelques couples reproducteurs qui survivraient seraient dans l'Arctique où le climat resterait tolérable" vers la fin du 21e siècle. Il a également déclaré dans « The Guardian » que 80% des humains allaient périr d'ici 2100 et que le changement climatique aller durer 100 000 ans. Cet expert en planète vivante semblait ignorer que notre planète se trouve actuellement entre deux périodes glaciaires.


Sources infos ères glaciaires :


    Sans vouloir trop insister, peut-être aurez-vous remarqué sur l'un des deux graphiques ci-dessus, une correspondance entre le taux de CO2 dans l'atmosphère et les périodes climatiques (plus de CO2 dans l'atmosphère quand il fait chaud). Ne me demandez surtout pas pourquoi il y avait autant de CO2 dans l'atmosphère il y a 130.000 ans, 240.000, 330.000 ou 410.000, sinon je vous dénonce au GIEC comme climatosceptique et votre vie sera ruinée.
    Il y a encore quelques années, on pouvait encore trouver une page sur le site du CNRS, sur la quelle on pouvait lire : "les scientifiques ont démontré que les variations climatiques présentent des alternances de périodes glaciaires et interglaciaires selon un cycle d’environ 100 000 ans. Ils ont également démontré que les concentrations atmosphériques de CO2 ont évolué parallèlement aux températures, prouvant le lien qui existe entre ces deux facteurs."     Cette page a hélas disparue, mais on la trouve encore recopiée et référencée sur un site éducatif que vous pourrez découvrir en cliquant sur l'image ci-dessous.

N'insistons pas...
Et revenons à Lovelock

     Toujours aussi inspiré, le grand James Lovelock déclara en mars 2010, dans une interview accordée à l'excellent journal anglais « The Guardian », que la démocratie devrait pouvoir être «suspendue» pour empêcher le changement climatique. Mais continuez de lire, le meilleur reste à venir ! Car ce grand sage adulés par tous les nihilistes de la deep ecology poursuivit en déclarant :

"Les grands centres de science du climat du monde entier sont plus que conscients de la faiblesse de leur science. Si vous leur parlez en privé, ils ont très peur du fait qu'ils ne savent pas vraiment ce que font les nuages ​​et les aérosols. Nous avons besoin de scepticisme quant aux prévisions sur ce qui va arriver au climat dans 50 ans, ou autre. C'est presque naïf, scientifiquement parlant, de penser que nous pouvons donner des prévisions relativement précises pour le climat futur. Il y a tellement d'inconnues que c'est une erreur de la faire."

    Je préfère que ce soit lui qui ait dit cela que moi. Je l'ai déjà lu ailleurs, mais cela ne rentrera pas dans votre fenêtre d'Overton, alors passons, j'ai déjà failli passer par la fenêtre en évoquant les périodes glaciaires...

Sources :

    Pour en finir avec ce joyeux drille, qui juge à présent toute politique écologique inutile, déteste les énergies renouvelables et préfère la loi du marché, je vous propose de lire cette interview de lui en 2008 sur le site du journal The Guardian. Ah oui, encore un détail, en 2008 il prédisait la catastrophe pour 2028...

Cliquez sur l'image ci-dessous pour lire l'article :



Humour vert (Ou comment le coronavirus a remplacé le Zyklon B)

    Pour vous donner une idée des ravages qu'on pu faire dans les esprits des jeunes générations, certains de ces "prophètes d'apocalypses", voyez cet article sur le site de Reporterre : « Coronavirus : le jour où les animaux se révoltèrent contre les humains… »

    Il s’agit d’une petite fable, probablement rédigée à l’attention des enfants, écrite par l’un de ces gentils simplets comme j’en ai rencontrés autrefois chez les écologistes, Dimitri de Boissieu (écologue de formation et éducateur à la nature et à l’environnement).

Dimitri de Boissieu

    Pour des gens comme lui, toutes les vies se valent. Celle d'un enfant en Inde ne vaut pas plus que celle d'un lézard des papayes (lire son histoire). Raison pour laquelle il peut disposer d’une tribune pour se réjouir de la mort des 3,12 millions de malheureux emportés à ce jour par le Coronavirus.

Voici un aperçu de ce qui réjouit ce simplet de l'écovillage écologique.

France

    Lisez absolument son texte ! Cela se veut drôle ! Cliquez sur le joli dessin ci-dessous pour accéder à ce chef-d'œuvre de niaiserie.

Humour vert



    Voici encore, 3 dessins qui se veulent drôles et qui nous montrent combien la pandémie mondiale amuse certains écologistes.

 
    
Haine de l'Humanité

    Comparer l'humanité à un virus ou les êtres humains à de la vermine ou à un cancer ! Tous les génocides ont toujours commencé par une animalisation, voire même une chosification du peuple que les génocideurs voulaient exterminer. Pour les colonisateurs en Afrique, les Africains étaient des sous-hommes, pour les Nazis les Juifs et les Tziganes étaient de la vermine, pour les Hutus du Rwanda, les Tutsi étaient des cafards.

    Voilà comment pour les olibrius que nous venons d'évoquer précédemment, le coronavirus a efficacement remplacé le Ziklon B des chambres à gaz. Mais ne nous y trompons pas, ces gens sont surement persuadés d'être du côté des gentils et de combattre pour le bien. 

    De toutes les espèces animales, seule l'espèce humaine est dotée de cette capacité de se détester elle-même. Aucune autre espèce n'est affectée de cette tare.



Vision naïve de la nature

    
Qui connait un peu la nature, sait et surtout constate, que la violence et la mort y règnent en maîtres. Toutes les espèces s'y combattent et s'entredévorent, y compris au sein même de certaines espèces ou des spécimens se combattent pour des territoires ou des femelles ; les chimpanzés allant même jusqu'à conduire de véritables guerres d'extermination contre des clans rivaux. Regardez la vidéo les concernant, dans mon article "En transition avec Darwin, Nietzsche et Molière"

    Je me suis longtemps demandé d'où venait cette vision naïve de la nature qui se répandait dans la société ; une vision qui n'était autrefois réservé qu'à l'enfance.
    Avec humour, je me disais que cela venait des films de Walt Disney et je concluais que Le Roi Lion avait traumatisé toute la génération des trentenaires.

    Nous avons atteint des sommets dans cette vision infantile et mystique de la nature, avec le nouveau délire anthropomorphiste qui prétend que les arbres ressentent et communiquent. Sur ce sujet, je recommande l'écoute de cette passionnante émission d'Etienne Klein : "Qu'est-ce qu'une vie de plante ?"
Ainsi que la lecture de l'ouvrage de son invité Florence Burgat "Qu'est-ce qu'une plante ? : essai sur la vie végétale ".

    Alors oui, bien sûr il faut protéger et respecter la nature. Mais comment y arriverons nous, si nous ne nous respectons pas nous même ?
    
    L'espèce humaine est la seule espèce à avoir non seulement la conscience, mais aussi et surtout la compréhension de son environnement. De plus, contrairement aux autres espèces, nous sommes la seule à comprendre enfin la nécessité de préserver notre environnement et même, à nous poser la question de la légitimité de la violence !
    Sans prédateurs pour les "réguler", les autres espèces épuisent leurs ressources jusqu'à l'extinction. Souhaitez vous des prédateurs, ou préférez-vous continuer de vivre en utilisant votre intelligence pour vous réguler vous mêmes, en mettant fin au gaspillage ou en partageant plus équitablement les ressources ?


Soyez prudents

    Alors de grâce, ne vous faites pas manipuler grossièrement par ceux qui utilisent l'écologie comme un nouvel outil dans leur lutte pour le pouvoir politique. La lutte pour le pouvoir est un comportement naturel commun à toutes les espèces. Plutôt que de vouloir "prendre le pouvoir", peut-être nous serait-il plus profitable de "nous déprendre" du pouvoir ! J'avais écrit en 2014 un article sur ce sujet :"Reprendre le pouvoir ou s'en déprendre ?"

    Pour beaucoup de politiciens dont les idéologies sont devenues périmées, l'écologie n'est rien d'autre qu'un prétexte dans leur sainte croisade contre les méchants qui nous oppriment.

    Voici un exemple de manipulation. L'image ci-dessous a fait le tour du monde et a beaucoup fait pleurer dans les chaumières. Lisez son analyse en cliquant sur ce lien : https://hoax-net.be/non-limage-dun-ours-blanc-affame-nest-pas-la-preuve-du-rechauffement-climatique/



L'écologie est une juste cause, mais soyez prudent, avec les prophètes de l'Apocalypse.



Oups ! J'avais dit que je voulais vous rassurer !

    Oui, en effet, il est grand temps que je vous parle de toutes ces catastrophes prédites, qui ne se sont pas produites !  Ni la faim, ni la soif, ni les océans qui débordent, ni la guerre totale, rien de tout cela ! Le monde n’est pas devenu un paradis, bien sûr que non. Mais si vous pensez vraiment qu’il est devenu un enfer, je vous conseille de lire des livres d’histoire. Vous comprendrez alors que, paradoxalement, nous vivons la meilleure période de l’histoire de l’humanité.

    Voici donc les vidéos, entre lesquelles j'ai également inséré quelques documents. J'en ai mis aussi quelques-unes qui montrent l'indécision des scientifiques, quant à l'évolution de la situation. Je pense que certaines de ces vidéos finiront par disparaître. Mais je les ai téléchargées pour les conserver bien précieusement.


Les prévisions !

Tout commence avec le siècle !

    Du moins, je n'ai pas trouvé de traces plus anciennes de préoccupations relatives à la catastrophe climatique. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en ait pas eues.

    Ou ai-je trouvé celles-ci ? Mais grâce à Google, en fouillant dans des archives. Internet n'oublie rien, sauf lorsque certains sites ou articles disparaissent, et encore...

 

1903 The Marshfield News du 26  novembre, publie un encart dans lequel il alerte sur la fonte des glaces au Groenland. Le bord du glacier Jacobshaven (Jakobshavn Isbræ) a reculé de 8 miles (12.87 kilomètres) depuis 1850 et a perdu de 20 à 30 pieds d'épaisseur (entre 6 et 9 mètres).


    J'ai bien sûr voulu vérifier cette information. Ce ne fut pas un problème puisque selon Wikipedia, ce glacier est considéré comme l'un des plus gros contributeurs à l'élévation du niveau de la mer par fonte de glace, et de plus, il est étudié depuis 250 ans !

    Ce petit article nous apprend donc que le glacier a reculé de 12 870 m entre 1850 et 1903, soit 242.83 m par an.

    Je me suis demandé de combien le glacier aurait reculé s'il avait conservé cette vitesse de  de 242.83 mètres par an constatée entre 1850 et 1900. Ce qui bien sûr était une hypothèse stupide puisque depuis 1900 le monde avait "dramatiquement changé" !

    Le calcul fut simplissime. En conservant cette vitesse du 19ème siècle, le glacier aurait donc dû, depuis 1850, reculer de 242.83 m x 170 ans, soit 41.29 kilomètres.

    Qu'elle ne fut pas ma surprise de lire sur Wikipedia que depuis 1850, ce glacier avait reculé de 40 kilomètres !

    

    Ne trouvez-vous pas quelque peu surprenant que ce glacier du "monde de 2020" recule à la même vitesse que dans le "monde de 1900" ? Dois-je continuer ?

Alors continuons prudemment avec quelques petits calculs très très simples :

  • En 1850, la population mondiale comptait entre 1,128 à 1,402 milliards d'habitants.
  • En 1900 elle en comptait entre 1,550 à 1,762 milliards.
  • Si nous prenons l'écart entre les deux moyennes ((1656-1265)/1265), nous obtenons une augmentation de 30% de la population mondiale entre 1850 et 1900.
  • En 2020, le niveau de la population mondiale était de 7.794 milliards.

Donc, entre 1900 et 2020, la population mondiale a augmenté de 370 %

Dois-je continuer ?

  • En 1850, la consommation mondiale d'énergie était d'environ 400 millions de tonnes équivalent pétrole (MTEP).
  • En 1900, la consommation mondiale d'énergie était d'environ 1100 millions de tonnes équivalent pétrole (MTEP).
  • En 2018, la consommation mondiale d'énergie était de 13.865 millions de tonnes équivalent pétrole (MTEP).

Donc, entre 1900 et 2018, la consommation mondiale d'énergie a augmenté de
3366 % ! C'est tout à fait normal puisque cette période correspond à l'explosion démographique rendue possible grâce aux progrès scientifiques et techniques.

Dois-je continuer ?

  • En 1900, la production mondiale de CO2 était d'environ 2 milliards de tonnes.
  • En 2018, la production mondiale de CO2 était de 37.1 milliards de tonnes (le record jusqu'à présent).

    Donc, entre 1900 et 2018, la production mondiale de CO2 a augmenté de 1755 % ! Ca aussi, c'est hélas "normal", puisque cela va de paire avec l'augmentation de la consommation d'énergie, liée elle-même à l'explosion démographique.

Je résume : Depuis 1900, la population mondiale a augmenté de 370%, le consommation d'énergie mondiale de 3366% et les émissions de CO2 de 1755% et le glacier fond à la même vitesse qu'en 1850. Oui, je sais, je ne suis pas climatologue et bien sûr, c'est beaucoup plus compliqué que cela. Excusez-moi.

Passons très vite à autre chose...


1922 Des choses étranges se passent dans l'Arctique glacé

    Cet article publié en 1922 dans American Weekly n'évoquant aucune catastrophe, il ne devrait pas se trouver ici. Mais je le fais figurer malgré tout pour son côté quelque peu étonnant. Il prend acte de la fonte des glaces au pôle, mais il n'aborde pas le sujet de la catastrophe qui pourrait s'en suivre. Au contraire il évoque à la fin, l'avantage que pourrait représenter pour l'humanité le fait que les régions arctiques deviennent habitables. (Nos amis Russes d'aujourd'hui ne diront pas le contraire.)

"Les phoques quittent leurs anciennes aires d'alimentation parce que l'eau est trop chaude et de vastes bancs d'éperlans arrivent plus au nord plus que jamais auparavant, tandis que des terres commencent à apparaître qui ont toujours été couvertes de glace."

"La science est intriguée par les nouvelles surprenantes de l'extrême nord qui indiquent que la mer polaire se réchauffe et que la grande calotte glaciaire fond lentement, ce qui pourrait bientôt révéler les secrets cachés du continent polaire inconnu."

Cliquez sur l'image ci-dessous pour découvrir l'article :



1932 William Jackson Humphreys physicien et chercheur atmosphérique américain prédit, soit une glaciation, soit un réchauffement, mais plus sûrement un réchauffement et une élévation du niveau des mers de 45 mètres.

    Voici l'article concernant cette prédiction pleine d'humour, publiée le 2 mai 1932 dans le Jefferson City Post-Tribune, membre de l'Associated Press.

Voici le lien pour y accéder : https://www.newspapers.com/clip/3444060/jefferson-city-post-tribune/

Vous pouvez le visionner en cliquant sur l'image ci-dessous :

Cliquez ICI pour voir la page complète.

    Et comme je suis vraiment un gentil garçon, voici ma traduction dudit article, agrémentée de quelques liens et photos !

"- Augmentez simplement la température moyenne de la terre de deux ou trois degrés et vous pourrez dire adieu à toutes les grandes villes du monde. Les glaciers fondront et les océans s'élèveront, et -

Mais laissons le météorologue s'expliquer sur ce point. Il a fallu un météorologue pour imaginer l'idée et tout un public d'hommes de la météo pour l'écouter avec sang-froid et cela sans adopter de résolution ni commencer une manifestation.

Dr. W. J. Humphreys

Le Dr William J. Humphreys du United States Weather Bureau a pris de nombreuses preuves pour démontrer le cas alarmant, présenté aujourd'hui à l'American Meteorological Society, selon lequel les glaciers de la terre, s'ils fondaient, augmenteraient le niveau de l'océan de 150 pieds (45.7 mètres), et qu'une légère une augmentation de la chaleur les ferait fondre.

On pourrait encore être sec au-dessus du 155ème étage dans les villes avec des gratte-ciel, mais partout ce ne serait que des vagues bondissantes. New York, Londres, Paris, Philadelphie, Los Angeles, Washington, Shanghai - tout aurait disparu.

En guise de réconfort, le Dr Humphrey a décrit le monde comme délicatement équilibré entre cette catastrophe et la perspective également aussi effrayante d'une autre période glaciaire. Il suffirait d'un petit écart de cinq ou six degrés sur la terre pour revenir sous une ère glaciaire, où le Canada et les États-Unis aussi loin au sud que le Kentucky et l'Iowa ne seraient plus qu'une vaste piste de patinage.

Mais les amateurs de patinage n'ont pas besoin de se réjouir. Le Dr Humphrey a déclaré que la Terre se réchauffait progressivement et que la prochaine période glaciaire, bien que prévue, se situait dans quelques millions d'années. C'est donc probablement la période de fonte des glaciers."


1934 Deux scientifiques britanniques actent la fin du Pléistocène, la fonte des glaces polaires, l'élévation du 15 mètre des océans et redessinent le Royaume Uni.

    Le 3 février 1934, The Cairns Post, un quotidien australien, publié à Cairns, dans l'État du Queensland, existant depuis 1909, publie un article dans lequel il rend compte des observations formulées par Sir Douglas Mawson, un célèbre explorateur polaire et le Dr CEP Brooks (du British Meteorological Office).

    Les deux scientifiques annoncent que nous sommes parvenus à la fin du Pléistocène et que la température va lentement augmenter. Par conséquent, les glaces des pôles vont fondre et le niveau des océans s'élever de 50 pieds (15.24 mètres). En bon sujets de l'empire britannique ils exposent les conséquences  que cela aura sur leur glorieuse mère patrie :

    Tout le centre de Londres et  la plupart de ses banlieues le long de la vallée de la Tamise, seront sous l'eau. Les côtes de l'Essex et du Suffolk reculeront de plusieurs milles à l'intérieur des terres. Cambridge, Lincoln, et Doncaster deviendront des stations balnéaires. Il ne restera pas grand-chose - de l'Est. Un nouvel estuaire coupera le Somerset en deux. Des comtés du sud de l'Angleterre Cornwall et Devon seuls en réchapperont, etc.

Voici le lien pour découvrir l'article (site officiel gouvernement australien) : https://trove.nla.gov.au/newspaper/article/41244897

Et voici les copies que j'ai sauvegardées :



1958 Le célèbre Harpper's Magazine (fondé en 1850) publie dans son numéro de septembre un article expliquant comment une montée des eaux océaniques due au réchauffement climatique pourrait inonder la plupart des villes portuaires dans un avenir prévisible - et pourquoi elle serait alors suivie par la croissance d'un vaste glacier qui pourrait éventuellement couvrir une grande partie de l'Europe et de l'Amérique du Nord !

Double peine ! Débordement des océans dû au réchauffement climatique et nouvelle ère glaciaire provoquée par de réchauffement de l'Arctique refroidissant l'Atlantique !

Voici ma traduction du début de l'article :


    "C'est l'histoire de deux scientifiques, qui ont commencé il y a cinq ans - avec pour seul indice le radiocarbone du fond de l'océan et une intuition "sauvage" - pour traquer l'un des grands mystères non résolus de la terre: qu'est-ce qui a causé les anciennes périodes glaciaires? Leur recherche les a conduit sur de nombreux continents et mers, vers des rivières noyées et des grottes de montagne abandonnées, dans des branches scientifiques éloignées. Elle les a conduit à travers l'histoire enregistrée, des tablettes de pierre de l'homme primitif aux gros titres des journaux contemporains.

    Ces deux scientifiques sérieux et attentifs - le géophysicien Maurice Ewing, directeur de l'observatoire géologique Lamont de l'Université Columbia, et le géologue-météorologue William Donn pensent avoir enfin trouvé l'explication des glaciers géants, qui quatre fois au cours du dernier million d'années ont avancé et reculé sur terre. S'ils ont raison, le monde se dirige maintenant vers une autre ère glaciaire. Ce ne sera pas une catastrophe soudaine, mais le point culminant inévitable d'un processus qui a déjà commencé dans les océans du Nord.

    D'après la lecture des preuves réalisée par Ewing et Donn, une ère glaciaire résultera du lent réchauffement et de l'élévation de l'océan qui se produit actuellement. Ils pensent que cette inondation océanique - qui pourrait submerger de vastes zones côtières de l'est des États-Unis et de l'Europe occidentale - fera fondre la calotte glaciaire qui a recouvert l'océan Arctique à travers toute l'histoire enregistrée. Des calculs basés sur les observations indépendantes d'autres scientifiques indiquent que cette fonte pourrait commencer, d'ici environ cent ans.

    Ce sera cette fonte de la glace arctique qui, selon Ewing et Donn, déclenchera une autre ère glaciaire sur terre. Ils prédisent que cela causera de grandes chutes de neige dans le nord - des neiges éternelles qui ne fondent pas, que le monde n'a pas vues depuis la dernière période glaciaire il y a des milliers d'années. Ces neiges feront repousser les glaciers de l'Arctique, jusqu'à ce que leur hauteur imposante les force à avancer. L'avancée vers le sud sera lente, mais si elle suit le tracé des périodes glaciaires précédentes, elle englobera dans la glace une grande partie de l'Amérique du Nord et de l'Europe. Il faudrait bien sûr plusieurs siècles pour que ce mur de glace atteigne New York et Chicago, Londres et Paris. Mais sa venue est une conséquence inévitable du cycle qui, selon Ewing et Donn, se déroule actuellement."

La totalité de l'article est accessible en Anglais, par le lien suivant :

 

    Je ne prétend pas faire une recension exhaustive, aussi passons les années 60 et filons directement aux années 70. Car c'est là, comme je vous l'ai expliqué, que l'écologie politique prend son envol !


Les années 70 !

    Durant l'été 1970, à l'instigation du Club de Rome, une équipe internationale de chercheurs du Massachusetts Institute of Technology entrepris une étude sur les conséquences d'une croissance mondiale continue.

    Le Club de Rome était un groupe de réflexion qui s'était constitué en 1968 et qui réunissait des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 52 pays.

    L'équipe du MIT examina les cinq facteurs de base déterminants, qui dans leurs interactions, limiteraient à terme la croissance sur la planète : augmentation de la population, production agricole, épuisement des ressources non renouvelables, production industrielle et génération de pollution. Les chercheurs introduisirent des données sur ces cinq facteurs dans un modèle informatique global appelé World1(1), puis ils testèrent le comportement du modèle sous plusieurs ensembles d'hypothèses afin de déterminer des modèles alternatifs pour l'avenir de l'humanité. 

    Un livre intitulé "The limit to growth" (Les limites de la croissance), constitua le rapport non technique de leurs conclusions. La publication de cet ouvrage eut un grand retentissement et on peut le considérer comme le livre fondateur de l’écologie moderne.

    Vous pouvez le télécharger depuis sur le site du Club de Rome, en cliquant sur son image ci-dessous :

 

    Beaucoup n'ont retenu de ce livre que la prédiction d'une inexorable fin de l'humanité. Mais cet ouvrage contenait également un message d'espoir, à savoir que : "l'homme peut créer une société dans laquelle il peut vivre indéfiniment sur terre s'il s'impose des limites à lui-même ainsi qu’à sa production de biens matériels, en parvenant à un état d'équilibre soigneusement calibré entre population et production."

    Je me permets de vous faire remarquer au passage, que l’écologie moderne et l’idée de limiter la croissance sont nées des réflexions de scientifiques, d’économistes, de fonctionnaires nationaux et internationaux et d’industriels, et non-pas de révolutionnaires gauchistes sous acides (années 70). Nous sommes loin de l’image des Khmers verts véhiculée par les actuels conservateurs et leurs valets.

(1) Concernant le programme WORLD1, sachez qu'il a continuellement été mis à jour depuis les années 70. Je vous en avais déjà parlé sur Transition en 2012 dans cet article "Apocalypse sur World3 ?"


1972 Prédiction de la disparition des 2/3 de l'humanité en 2030 !

    En 1972, l’océanographe suisse Jacques Piccard expliquait dans une émission de télévision que « si l’on ne fait rien », les deux tiers de l'humanité auront disparu en 2030. Son affirmation se référait bien sûr aux modélisations informatiques évoquées précédemment.

    Ce qui a retenu mon attention dans le discours plein d'assurance de cet éminent scientifique, ce sont les clichés révélateurs de l'état des connaissances de son temps. Ce qu'il dit par exemple des extinctions massives de population d'animaux est faux. Il prend l'exemple des lemmings dont on a dit longtemps qu'ils se suicidaient en masse quand ils devenaient trop nombreux. C'était l'explication données dans les légendes scandinaves. En fait, ces extinctions massives succédant à des explosions démographiques tirent leur origine du décalage entre le cycle de vie des prédateurs et celui de ces petits rongeurs. "La prédation, elle seule, crée et entretient ces cycles", a expliqué Olivier Gilg, l'un des auteurs d'une étude publiée dans la revue Science du 31/10/2003.

Lire cet article : Les étranges «suicides» des lemmings enfin élucidés. Dans ce cas précis, il n'y a donc même pas de lien avec une limitation des ressources comme sur l'île des rats, évoquées plus haut. 

    Quant à la précision d'une telle modélisation informatique, avec des ordinateurs de 1972 et même des données de 1972, je vous propose, si vous avez le temps de lire mon article publié en 2012 "Watzlawick, Nietzsche et la modélisation des systèmes…" qui évoque les "réalités de second ordre", celles qui correspondent au cadre dans lequel les "faits" reçoivent une signification ou une valeur. Vous y apprendrez combien il est difficile d’éviter de sacrifier au mirage de la modélisation scientifique...

Voici l'extrait de l'émission :

    On peut aussi trouver cette vidéo sur Facebook, ce qui évite les générique pénibles ajoutés sur celle de Youtube. Cliquez sur l'image ci-dessous :

Quand on ne la trouvera plus, je vous donnerai l'accès à mes archives.

Ce qu'il faut retenir de son intervention, c'est le "si on ne fait rien", car beaucoup de choses ont été faites (lisez cet article).


1973 Un ordinateur australien prédit que "si rien ne change", la civilisation disparaîtra entre 2040 et 2050. 

    Ce reportage diffusé sur une chaîne de télévision australienne en 1973 fait écho aux deux précédents paragraphes. Il rend compte de la même modélisation informatique réalisée sur le plus gros ordinateur existant à l’époque en Australie

"Vers 2020, l'état de la planète deviendra extrêmement critique. Si nous ne faisons rien pour y remédier, la qualité de vie descendra à zéro. La pollution deviendra si grave qu'elle commencera à tuer des gens, ce qui entraînera à son tour une diminution de la population plus bas qu'elle ne l'était dans les années 1900. À ce stade, entre 2040 et 2050, la vie civilisée telle que nous la connaissons sur cette planète cessera d'exister. "





1974 René Dumont, candidat écologiste aux élection présidentielles, prédit une disparition de l'eau potable avant l'an 2000.

    Ne doutons pas un instant de la sincérité de ce brave René Dumont, qui fut le tout premier candidat écologiste à des élections présidentielles.

    J'avais 15 ans à l'époque et je vous garanti que cela m'a marqué, au point de croire que je n'avais plus devenir et de devenir Punk deux ans plus tard, puis de devenir ensuite écologiste.




1974 Dans le numéro du 27 septembre de la revue américaine SCIENCE, des climatologues avertissent qu'un "changement climatique global important pourrait être en cours - un changement qui pourrait être le précurseur d'une nouvelle ère glaciaire".

    Ne nous moquons pas de ces climatologues de 1974. Ce qui est le plus intéressant dans cet article, c'est la prise de conscience de la nécessité de modéliser le climat afin de prévoir ses conséquences sur la production mondiale de nourriture. Le titre de l'article est d'ailleurs : "Modélisation du climat : un nouveau sentiment d'urgence".

Je vous ai traduit quelques passages : 
"L’approvisionnement alimentaire mondial est désormais périlleusement tributaire du beau temps et des conditions climatiques qui prévalent. Des changements brusques de la durée de la saison de croissance, des précipitations annuelles ou de la température moyenne pourraient perturber le système agricole moderne et primitif. Malheureusement, les changements climatiques de la Terre semblent être la règle plutôt que l’exception."

Un peu plus loin :
"Certains climatologues, raisonnant du passé vers le futur, ont averti qu'un changement climatique global important pourrait être en cours - un changement qui pourrait être le précurseur d'une nouvelle ère glaciaire."

Mais vous serez encore plus étonnés en lisant ceci : 
"Certains facteurs, tels que la quantité de rayonnement solaire atteignant la Terre, sont externes au système atmosphère-océan, tandis que d'autres, tels que l'étendue de la nébulosité (nuages), les modèles des vents et des courants, la glace de mer et la couverture de neige, sont eux-mêmes affectés par les conditions atmosphériques et les phénomènes océaniques. De l'avis général des météorologues, les interactions entre ces nombreux facteurs ne sont pas bien comprises. S'il y a lieu d'être sceptique quant aux affirmations sur le climat fondées sur des analogies historiques, les modèles de l'atmosphère et de l'océan ne sont pas non plus suffisamment avancés pour permettre de prévoir des changements, même bruts, du climat."

L'article est accessible par le lien ci-dessous dans les archives de la revue :

Mais pour le cas ou il disparaîtrait, la copie se trouve ci-dessous 


1977 Rapport global 2000 au président des USA, Jimmy Carter

    Ce rapport est plus sérieux, puisqu'il ne s'agit pas d'une prédiction, mais d'un travail réalisé par de nombreux experts, à la demande du président Jimmy Carter, dans le but de servir de base aux actions à mener dans les années à venir, et ce, dans l'intérêt de tous (Pas seulement celui des américains). Il est en anglais, mais pour ceux qui maitrisent cette langue, j'en conseille la lecture passionnante. Cliquez sur l'image ci-dessous.




1979 Conférence sur le climat à Genève

    Cette vidéo du journal télévisé du 15 février 1979, est quelque peu embarrassante. Le chroniqueur est en effet un jeune ingénieur diplômé de l'ENSEEIHT et on sent qu'il répugne un peu à dire n'importe quoi. Il fait même une remarque très imprudente sur la cause de la sécheresse au Sahel provoquée par le déboisement et la terre gagnée sur la savane.



1989 Le journal télévisé du 29 juin nous apprend que le directeur du bureau de l'environnement des Nations Unies prévoit une élévation de 1 mètre du niveau de la mer d'ici 10 ans et la disparition de plusieurs pays.

    

    Trente ans après, ni les Pays-Bas, ni les Seychelles, ni les Maldives, ni les Caraïbes, ni le 6ème du Bengladesh n'ont disparu sous les eaux.

    Notez que du fait que l'on s'adresse au petit peuple, on ne lui parle pas du CO2 mais de la pollution qui crée une couche opaque qui empêche le renvoi des rayons du soleil (et qui si elle était vraiment opaque, empêcherait également ceux-ci de toucher la Terre). Passons...


1989 "La Floride pourrait disparaître d'ici le siècle prochain."

    Cette vidéo est particulièrement intéressante, parce que l'on y décèle un certain malaise du scientifique interviewé, lors de cette émission de Thalassa. On le voit essayer d'être honnête et même de bredouiller quelques mots à propos des paramètres de Milanković et leurs conséquences sur les périodes glaciaires et interglaciaires. On ne l'a pas fait venir pour parler de ça mais de la montée du niveau des océans qui risque de faire disparaître la Floride en 1999 


2004 Le réchauffement actuel pourrait repousser l'arrivée de la prochaine glaciation !

    Ce reportage présenté le 10 juin 2004 est lui aussi, quelque peu embarrassant. Il rend compte des résultats d'un projet européen de carottage glaciaire qui vient de déterminer que la Terre a connu il y a 420 000 ans une période aussi chaude que celle que nous connaissons actuellement. Le plus cocasse, se situe à 1:30 lorsque la scientifique Valérie Masson-Delmotte nous explique que les activités humaines vont sans doute avoir pour conséquence d'empêcher la bascule vers la prochaine période glaciaire ! Quelle horreur !

    Comprenez bien que si l'on peut dans une certaine mesure, s'adapter à la chaleur, le froid est. beaucoup plus mortel. Il stérilise les sols en les gelant et réduit la biodiversité drastiquement.

Cliquez sur l'image ci-dessous pour visionner la vidéo de l'INA sur le site éducatif Lumni.



    Bon, là, je pense que j'ai dû en agacer certains. Mais comprenez-moi. Cela fait des années que je me passionne pour le sujet et là je ne vous montre que la partie émergée de mes archives.

    Les activités humaines auraient retardé la prochaine glaciation ? Cela vous fait rigoler ? Vous allez en apprendre plus dans un prochain paragraphe concernant 2012.


2005 : 50 millions de réfugiés environnementaux d'ici la fin de la décennie, prévient l'ONU

En octobre 2005, dans l'indispensable journal anglais The Guardian, le journaliste David Adam rapportait les nouveaux avertissements alarmants des experts de l'ONU :

"L'élévation du niveau de la mer, la désertification et la diminution des réserves d'eau douce créeront jusqu'à 50 millions de réfugiés environnementaux d'ici la fin de la décennie, préviennent aujourd’hui les experts. Janos Bogardi, directeur de l'Institut pour l'environnement et la sécurité humaine de l'Université des Nations Unies à Bonn, a déclaré que la détérioration rampante de l'environnement déplaçait déjà jusqu'à 10 millions de personnes par an et que la situation s'aggraverait." 

"Les États sont instamment priés de se préparer aux victimes du changement climatique !"

Source : https://www.theguardian.com/environment/2005/oct/12/naturaldisasters.climatechange1

    En lisant cet article, vous y apprendrez, entre autres, que "L'Europe est confrontée à une pression accrue de la part de personnes chassées d'Afrique du Nord à cause d’une détérioration des sols et de l'eau".

Petite parabole :

Vous avez une douleur dans la poitrine ? Allez chez un cardiologie, il vous dira que la cause en est le cœur. Allez chez un pneumologue, il vous dira que cela vient de vos poumons. Allez chez un rhumatologue, il vous diagnostiquera un problème osseux. Allez chez un expert de l’ONU et il vous dira que c’est à cause du changement climatique.

    Cette parabole n'est pas parfaite, mais je l’ai utilisée pour illustrer le fait que chacun comprend le monde en fonction de ce qu’il est. Je ne mets nullement en doute la bonne fois de ces experts. Mais à l’époque et encore à présent, les vraies causes des migrations étaient et sont toujours les guerres, ainsi que les conditions politiques et économiques. (Concernant la sécheresse au Sahel, regardez la vidéo de 1979). Les réfugiés qui traversent la mer Méditerranée de nos jours, ne fuient pas des cyclones mais des guerres en Afriques. Tout comme ceux qui s’accumulent sur les côtes Turques en regardant l’Europe. C’est presqu’indécent de mettre en cause le réchauffement climatique, plutôt que d’expliquer les raisons des guerres abominables qu’ils ont fuies ; guerres dont les politiques menées par nos gouvernements sont bien souvent à l'origine. Je pense à l'intervention de la France en Lybie, par exemple. Je ne vais pas me risquer à évoquer les dictateurs que nous soutenons en Afrique, pour assurer notre approvisionnement en matières premières.

    Puisque cet article du Guardian date de 2005, regardons ce que les décodeurs du journal Le Monde écrivaient le 8 septembre 2015, soit à la fin de la terrible décennie de migrations climatiques prévues par les experts de l'ONU en 2005 :

"La majorité des personnes entrées illégalement en Europe proviennent de pays en guerre ou sous régime totalitaire."

Lisez l'article en cliquant sur l'image ci-dessous :

(Je ne pense vraiment pas que l'on puisse accuser les "Décodeurs" du Monde de climato-scepticisme.)

Lisez également cet article de 2002 : "Les guerres, facteur décisif de migrations"



2007 : Le journal "Le Monde Diplomatique" réalise pour son Atlas environnemental cette superbe carte destinée à visualiser les zones les plus sensibles aux catastrophes climatiques.
Les données viennent du 13ème forum économique de l'OSCE qui eu lieu à Prague en 2005. Le Monde Diplomatique n'a fait que le joli coloriage. Sources : donnée OSCE.


    Vous découvrirez sur cette carte que c'est dangereux de vivre sur le rivage d'une mer ou d'un océan. 

    C'est probablement la raison pour laquelle, nos ancêtres ne construisaient pas de maison à quelques mètres de la mer ni de villes trop près d'un rivage. Les romains allaient même jusqu'à construire leurs ports maritimes à l'intérieur des terres en les reliant à la mer par un canal, comme à Fréjus
    Les géologues savent que les rivages changent de place au fil du temps. Il y a 2000 ans à Narbonne (période chaude), le rivage était 500 m en arrière, comme le montrent les falaises mortes, et il y a 20000 ans à Marseille (période glaciaire), le rivage était 6 km plus loin et 120 m plus bas...

    Mais les hommes sont ainsi, ils ignorent leur histoire et la confiance sur laquelle repose leur ignorance, leur permet de nos jours de bâtir des mégapoles dans les deltas de grands fleuves ou des centrales nucléaires sur un archipel volcanique comme le Japon.


2007 : Al Gore, reçoit avec le GIEC le prix Nobel de la Paix (1.5 Millions de Dollars)

    En 2007, l’homme d’affaire américain, ancien candidat Démocrate à la présidence en 2000, reçoit avec le GIEC, le prix Nobel de la Paix, en raison de son activité en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. En 2006 Il avait été acteur et commentateur du documentaire réalisé par Davis Guggenheim Une vérité qui dérange. Présenté au Festival de Cannes de 2006, ce film montrait les effets dramatiques du réchauffement climatique sur la planète. Il fut récompensé par deux Oscars : Oscar du meilleur film documentaire et Oscar de la meilleure chanson originale.


    Dans un jugement en octobre 2007, un juge de la Haute Cour de Londres estima que ce film était "en grande partie exact" et qu’il s'appuyait effectivement sur les sérieuses recherches scientifiques du GIEC, mais il releva néanmoins neuf erreurs ou approximations contenues dans le documentaire, qu'il considéra aussi comme un film politique. Raison pour laquelle il jugea que sa diffusion dans les écoles devait être accompagnée d'une notice exposant les différents points de vue sur le sujet, afin de respecter les lois demandant une expression équilibrée des idées politiques dans les écoles.

Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2007/10/12/nobel-de-la-paix-un-juge-britannique-emet-des-reserves-sur-le-documentaire-d-al-gore_966472_3244.html

     Al Gore indiqua qu’il verserait « 100 % » du montant de sa part du prix Nobel à sa propre fondation, l'ACP (Alliance for Climate Protection).

Source : https://www.lexpress.fr/actualite/monde/al-gore-et-le-giec-se-partagent-le-nobel-de-la-paix_467187.html

    En homme d’affaire génial, Al Gore eut l’idée de mettre les mécanismes de l'économie de marché au service des questions environnementales (Génial, non ?). C’est donc un peu grâce à lui que les marchés financiers investissent de plus en plus dans la transition écologique et qu’en cinq ans, les obligations vertes ont bondi de 300% !

    Vous pensez que je plaisante ? Ecoutez donc ce podcast du 30/01/2020 de l’émission "Entendez-vous l’éco" sur France Culture ! Cliquez sur l’image ci-dessous :


    Au fait ! Non, le sympathique scientifique français Jean Jouzel n’a pas reçu le prix Nobel en 2007 (contrairement à ce que l’on peut lire et entendre partout). C’est le GIEC, dont il était le vice-président du groupe de travail depuis 2002 qui a reçu le prix, avec le bienheureux Al Gore.


2008 : Al Gore exagère un peu et se prend les pieds dans la calotte glacière (Comme dira le journal Le Monde, venu à sa rescousse).

    A l’occasion de la COP 15 de Copenhague, qui se déroula du 7 décembre au 18 décembre 2009, Al Gore donna une conférence au cours de laquelle il expliqua qu’une modélisation informatique «à la pointe de la technologie» donnait une probabilité de 75% pour que la glace de la calotte glaciaire du pôle ait totalement fondu d'ici 2014. Inutile de vous dire que 5 ans après, tous les climato-sceptiques rigolaient bien !

Les 75% de probabilité de fonte totale des glaces se situe à 2:10

    Je vous conseille de lire cet excellent article sur France Culture, à propos de l'histoire des COP successives : "De COP en COP, la lutte contre réchauffement climatique empêchée"

    Comme je suis gentil, je vous donne à lire l'article du Monde, venu à la rescousse de cette bourde du brave Al Gore. Cliquez sur l'image ci-dessous :

    Le problème avec ce genre de prédictions qui ne se réalisent pas, c'est qu'à la fin cela finit par décrédibiliser un peu la juste cause défendue.

    Mais rassurez-vous, je ne suis pas un climatosceptique, puisque je vous propose de lire cet excellent article publié en 2017 par le journal L'Express, qui explique pourquoi Al Gore ne s'est pas vraiment trompé dans ses prédictions, mais juste dans les dates, et ce, même si oui, effectivement, il réinterprète un peu ses prédictions de 2006. Mais que bon, quoi, c'est pour la bonne cause. Cliquez sur l'image ci-dessous :


2012 Les arbres ont parlé : les Romains avaient plus chaud que nous en été

 Oui, et alors ? Eh bien disons que cela vient confirmer ce que disait en 2004 la scientifique Valérie Masson-Delmotte.

    Dans une étude publiée en 2012, Jan Esper de la Johannes Gutenberg University (Allemagne) explique que la densité du bois au sein des anneaux de croissance des pins scandinaves fournit de nouvelles informations sur notre climat passé. Les Romains pourraient, par exemple, avoir eu plus chaud que nous durant les mois d'été. La Terre se serait également refroidie durant 2.000 ans, jusqu'à ce que l'Homme commence à libérer massivement des gaz à effet de serre. Cette tendance au refroidissement de la planète depuis le début de notre ère avait déjà été soulignée par des chercheurs, essentiellement par Darrell Kaufman, en 2009, qui avait analysé l'air emprisonné au cours du temps dans les glaces de l’Arctique. Selon lui, la température de la Terre diminuait de 0,21 °C par millénaire depuis 2.000 ans avant que la révolution industrielle ne survienne. Jan Esper a confirmé cette tendance, mais le chiffre qu'il avance est beaucoup plus important : 0,31 °C par millénaire.

Source : FUTURA PLANETE

    Ce refroidissement général serait attribué à des modifications du taux d'ensoleillement de l'hémisphère nord (environ -6 W/m² depuis le début de notre ère) et donc à des modifications connues de différents paramètres astronomiques, dits de Milankovitch, de notre planète (son obliquité, son excentricité et sa précession). Selon l'auteur, les autres facteurs de forçage ne peuvent en effet pas expliquer l'amplitude des variations observées. Cette étude conforte également une autre hypothèse. Les émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique, massives depuis le début de l'ère industrielle, pourraient avoir interrompu l'arrivée de la prochaine ère glaciaire en mettant fin au refroidissement de la moitié nord de la planète. L'Homme aurait donc bien retardé la prochaine glaciation.

Sources :



Arrêtons-nous là, je vais essayer de conclure.

    Tout d'abord, ne vous méprenez pas sur le sens de cet article !

    Je suis intimement persuadé que les idées écologistes peuvent nous assurer un avenir du moins celles qui sont sensées. 

    Je n'ai pas cherché à vous convaincre de quoi que ce soit, mais plutôt à vous donner de quoi réfléchir.

    Condorcet divisait les hommes entre ceux qui se contentaient de croire ce qu'on leur dit et ceux qui se donnent la peine de raisonner par eux-mêmes. Les premiers deviennent des esclaves et les seconds des hommes libres. Mais faire l'effort de penser par soi-même, je ne vous cache pas que cela demande un énorme travail, ainsi qu'une remise en question permanente de soi-même et de ce que l'on pense savoir.

    J'ai aussi voulu vous montrer à quel point il est difficile de se forger une opinion. Soyez prudents avec les spécialistes. Schopenhauer disait à propos d'eux :

"Les gens du commun ont un profond respect pour les spécialistes de tout ordre. Ils ignorent que celui qui se fait profession d’une chose n’aime pas la chose même, mais ce qu’elle lui rapporte – et que celui qui se fait profession d’une chose la connaît rarement à fond, car s’il l’étudiait à fond, il n’aurait en général plus le temps de l’enseigner."

Il disait également :

"Il n’est pas d’opinion, si absurde qu’elle soit, dont les hommes ne s’emparent avec empressement dès qu’on a pu les persuader que cette opinion est communément reçue."

 (A ce propos, je vous conseil de lire ma "Petite réflexion sur l'opinion" rédigée en 2014.)


    En fait, mon plus vif désir a été de vous avertir à propos du danger que représentent certaines idées. J'espère que vous m'aurez compris.


Remerciements.

    Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui ont eu le courage de lire ce trop long article. Je suis bien conscient que bien peu de gens le liront. Mais ce n'est pas grave. J'avais besoin de l'écrire. C'est presque une sorte de testament.

Amicalement

Bertrand