dimanche 3 février 2013

Bilan carbone du chien, écocide et art contemporain...



(Un article confus où l'auteur part de Tourgueniev et finit dans un bocal à poisson rouge, sous prétexte d'art contemporain)


Longue introduction

    A mon fils qui se plaignait ce matin en termes crus d’avoir à lire pour l’école le fastidieux "Premier amour" de Tourgueniev, (ou comment dégoûter des mômes de la lecture) je tentais de lui expliquer qu’un bon texte pouvait aussi être un texte qui vous dérange.
De récit "ennuyeux", la nouvelle de Tourgueniev peut devenir pour un adolescent, la découverte de la société finissante et déjà condamnée de la Russie du 19ème siècle, avec ses jeunes nobles inutiles, amoureux d’une perverse princesse de pacotille, et par la même, l'aider à se situer dans sa propre société.
Il y a un moment dans la vie où l’on doit culturellement se frotter à ce qui nous ennuie ou nous déplaît, afin de mieux en prendre la mesure, en y réfléchissant sérieusement. J’ai même tenté une comparaison avec l’art contemporain qui est allé jusqu’à se débarrasser de la nécessité du beau, voire du savoir-faire…
Tout ça pour vous dire que l’article qui suit (Votre chien pollue plus qu'un 4x4) est là pour vous déranger, vous faire réfléchir (ou plus simplement vous faire sourire). Je le gardais sous le coude depuis sa publication en 2009 sur le site Slate.fr !

 😕Mais où veut-il en venir ?


Où je parle de l'écocide

Ce n’est pas Tourgueniev qui m’a donné l’idée d’en parler, mais cette nouvelle parue sur terraeco.net concernant l’initiative d’un collectif de citoyens européens qui a lancé mardi 22 janvier à Bruxelles une vaste opération de soutien pour créer une loi contre les écocides en Europe. Compte tenu du fait qu’il faut un million de signataires à cette pétition, vous pouvez la signer si vous le souhaitez, à moins que quelques millions de travailleurs chinois solidaires ne s’en chargent (une petite bourgade suffira).

Cliquez sur la bannière ci-dessous si vous souhaitez signer.
(En 2023, mon antivirus me dit que le site n'est pas sûr, mais je n'ai pas de souci.)


    L’enfer est, dit-on, pavé de bonnes intentions. De quelle taille sera ce nouveau pavé ? L’économie européenne, exsangue et prête d’agoniser, est déjà celle qui combat le plus pour l’environnement. Imagine-t-on vraiment sérieusement qu’un jour, Total ou Areva (compagnies choisies au hasard) puissent comparaître devant un tribunal européen pour écocide ? Un tribunal européen, qui plus est, pas même international !

    La lecture de cet article sur terraeco.net m’a mis mal à l’aise, tout comme la lecture de cet article de 2009 sur le bilan carbone du chien.



Toutes proportions gardées, essayez de considérer l'ensemble de cet article comme une installation en art contemporain. Son objet n’est pas de vous plaire, mais de vous faire vous demander ce qui ne va pas, en le lisant…


Cave canem ! (Attention au chien, en Latin)
    Cet article a été publié le 26/10/2010 sur le site Slate.fr, sur lequel il se trouve toujours. Je vous invite donc à lire l’article original, par respect pour son auteur : Votre chien pollue plus qu'un 4x4 (sauf si vous le mangez)


    L'empreinte carbone d'un chien domestique est deux fois supérieure à celle d'un Land Cruiser qui parcourt 10.000 kilomètres par an. C'est la conclusion d'une étude menée par deux professeurs de l'université de Victoria, Brenda et Robert Vale, deux architectes spécialisés dans le développement durable.


    Leur thèse, qu'ils développent dans un livre intitulé « Il est temps de manger le chien : le vrai guide pour une vie responsable », va même plus loin : il est préférable d'avoir des animaux de compagnie que l'on peut manger, comme des poules ou des lapins.


    Le couple de chercheurs a étudié l'empreinte carbone des animaux domestiques les plus répandus, en prenant en compte les ingrédients de leur alimentation et l'espace nécessaire à leur fabrication. « L'impact annuel d'un berger allemand ou de chien de taille similaire est le même que celui de conduire une grosse voiture », explique Brenda Vale.


    Leur étude, publiée dans le New Scientist, a ainsi trouvé qu'il fallait 0,84 hectare pour produire la nourriture annuelle moyen d'un chien de compagnie. Une Toyota Land Cruiser qui fait 10.000 km en un an utilise 55,1 gigajoules (en comptant la construction et le carburant). En estimant qu'un hectare de terre peut produire 135 gigajoules par an, l'empreinte carbone du véhicule peut se traduire par 0,41 hectares, soit la moitié de celle d'un chien.


    Le New Scientist explique que les Vale ne sont pas les seuls à arriver à cette conclusion. Le magazine a demandé à un chercheur du Stockholm Environment Institute de York de refaire les calculs avec les mêmes données. Ses résultats étaient quasiment identiques à ceux des Vale, et il a fait remarquer que « posséder un chien est vraiment un luxe, notamment à cause de l'empreinte carbone de la viande. »


    Selon les calculs des chercheurs, l'empreinte carbone d'un chat est sensiblement inférieure à celle d'un chien (0,15 hectare), mais représente quand même l'équivalent de celle d'une Golf. Les hamsters sont encore plus écolo avec une moyenne de 0,014 hectare (l'équivalent d'un écran plasma). Mais l'animal de compagnie le plus éco-responsable est sans conteste le poisson rouge, avec une empreinte de 0.00034 hectares (soit deux téléphones portables).


    Alors d'après-vous, qui est le plus éco-responsable, du conducteur de 4x4 ou du propriétaire de chien ? Eco-responsable ou coupable ? Comment préférez-vous que soit formulée la question ?



Post Scriptum :

    En fait, pour être franc avec vous, cet article pourrait être le début d'une réflexion sur l'usage de la culpabilité en politique et a fortiori en écologie. 

    Pour ne rien vous cacher, je désapprouve l'usage de la culpabilité, tout comme celui de l'enfer.

A suivre ? 




samedi 2 février 2013

Prix de la honte 2013, Goldman Sachs ose tout…



Lauréate du "prix de la honte" 2013 (le fameux Public eye), décerné par Greenpeace Suisse, la banque américaine Goldman Sachs n’a pas hésité à donner quelques "bons conseils" à la France pour enrayer la crise, parmi lesquels celui de baisser les salaires de tous les français de 30% !

Les fameux Tontons flingueurs ne seraient-ils pas en droit de dire que les salauds, à l’instar des cons, ça ose tout, et que c’est même grâce à ça qu’on les reconnait ?



Goldman Sachs, souvenez-vous ! Le hold-up du siècle réalisé de mains de maîtres par des banquiers voyous, qui se sont enrichis au détriment de leurs clients, dont ils se moquaient royalement !

Une crise abominable s’en est suivie, qui dure toujours hélas.

Peut-être aviez-vous vu ce formidable documentaire sur Arte qui expliquait dans le détail l’ampleur du désastre (Voir cet article sur Transitio).

Si vous ne vous rappelez-plus ce qu’étaient les sub primes, Transitio vous invite à regarder cette mignonne petite vidéo bricolée par Rue89 :




N’oubliez pas non-plus de visiter le site de Greenpeace, dont la présentation ci-dessous est extraite :




EN BREF

Le vampire de la finance : Goldman Sachs adore les bulles financières. Qu’il s’agisse de la faillite des hypothèques, de l’euro ou de banques, Goldman Sachs profite grassement de chaque crise de grande ampleur. La banque n’hésite pas non plus à tremper dans des affaires qui plongent des Etats entiers dans la ruine. Entre 1998 et 2009 par exemple, Goldman Sachs a camouflé la moitié des dettes de la Grèce par le biais d’astuces de comptabilité, en échange d’honoraires exorbitants. Le groupe financier a conduit ce pays à la ruine et l’UE dans une crise financière qui perdure aujourd’hui encore et dont l’issue ne s’entrevoit même pas.

Voilà une crise de plus qui a rempli les caisses de Goldman Sachs et qui continuera de les gorger pendant longtemps encore : le bénéfice de la banque atteint d’ores et déjà au moins 600 millions de dollars, et la Grèce lui doit encore 400 millions par an, jusqu’en 2037. Au total, la facture pour les contribuables européens s’élève à plus de 10 milliards de dollars. Avec son réseau opaque et unique en son genre, comptant des alliés haut-placés dans le monde entier dont Mario Draghi, le président de la BCE, Goldman Sachs incarne la machinerie capitaliste par excellence. Les gouvernements changent, Goldman Sachs reste.



COMPORTEMENT IRRESPONSABLE

Goldman Sachs est plus qu’une simple banque. C’est un empire invisible, dont la fortune de 700 milliards d’euros correspond à plus de deux fois le budget de la France. L’impérialisme financier de cette société a transformé le monde en casino géant à force de spéculations sauvages et de soif de profits.

Goldman Sachs est l’un des principaux acteurs financiers responsables de la crise européenne et sa gestion des affaires démontre de façon exemplaire ce que le capitalisme mondial a de fondamentalement mauvais : d’abord, la banque a divisé par deux la dette de la Grèce au moyen de combines financières, permettant ainsi au pays d’entrer dans la zone euro. Dans un second temps, elle a parié contre les emprunts d’Etat grecs. Lorsque les manœuvres financières ont éclaté au grand jour, la Grèce avait fait faillite – et Goldman Sachs avait amassé un joli paquet d’argent. En fin de compte, la banque aura gagné plus de 10 milliards de dollars grâce à la chute de la Grèce car elle savait qu’elle plongerait ainsi les Etats européens dans une crise sans précédent.

Le vice-président de Goldman Sachs International à l’époque des faits est désormais président de la Banque centrale européenne, devenant ipso facto le gestionnaire de la crise financière européenne. L’interdépendance avec la politique est réellement érigée en système. Nombre d’anciens collaborateurs de haut rang dans la banque de Wallstreet occupent aujourd’hui des postes publics importants. Le premier ministre italien en exercice, Mario Monti, était « international advisor » (consultant) chez Goldman Sachs (de même que son pré-prédécesseur, Romano Prodi), tandis que Robert Rubin et Henry Paulson, ministres américains des finances respectivement de 1995 à 1999 et de 2006 à 2009, ont tous deux siégé dans le comité de la banque. Jon Corzine, ancien gouverneur du New Jersey, a même été directeur de la banque, tout comme Paulson. Viennent ensuite les banquiers : Mario Draghi, l’actuel président de la Banque centrale européenne (BCE), était précédemment le vice-président de la branche européenne de Goldman Sachs (2002-2005).

Par ailleurs, la banque apporte son conseil à un grand nombre de gouvernements en matière économique et politique. Lorsque l’on dit que les marchés sont déréglés, optimistes ou sceptiques, cette humeur est en partie définie par Goldman Sachs. De nombreux gouvernements sont impuissants face au réseau et au capital de cette société.


CONSÉQUENCES

La crise financière actuelle a fait sombrer des millions de personnes dans la pauvreté, a affaibli un grand nombre de démocraties, les écarts entre riches et pauvres se sont dangereusement accrus et le fossé qui sépare la dette publique des profits privés s’est creusé encore davantage. Plusieurs Etats ont été contraints de limiter drastiquement les dépenses publiques aux dépens des pauvres et des personnes dans le besoin. En raison de la crise financière, des problèmes mondiaux tels que le changement climatique, nécessitant une réaction urgente, ont en outre été relégués à l’arrière-plan et les grandes sociétés privées ont conforté leur avance sur la démocratie en termes de pouvoir. Le lobbying agressif et le monopole personnel de la politique continuent d’empêcher de réguler strictement l’industrie financière, et la communauté publique demeure la victime de l’appât du gain des banques.

A la tête d’un réseau d’influence unique à l’échelle mondiale et d’une armée de plus de 30 000 collaborateurs, Goldman Sachs a engrangé des bénéfices juteux y compris ces cinq dernières années, malgré la crise, et a continué d’accroître sa puissance financière ainsi que son influence sur les gouvernements tout en maintenant les plaintes juridiques à distance.


P.S. : Si Greenpeace n'existait pas, il faudrait l'inventer...

Oublier la liberté pour s'habituer à la sécurité ?



"Camover"


    Le site Regard.fr publie une vidéo tournée par des militants anarchistes allemands en guerre contre les caméras de surveillance de Big Brother dans le métro berlinois. Ces joyeux drilles ont organisé le concours "Camover" visant à détruire le maximum de caméras, et ce, de la manière la plus originale qui soit.

    Certains parmi vous s’offusqueront peut-être de voir ces malheureuses caméras décapitées les unes après les autres. Qu’ont-elles fait de mal après tout ?
Personnellement je désapprouve les tags, le métro est déjà assez moche comme ça (chacun ses limites)

Voyez plutôt :



L'habitude ?

    Nous nous sommes habitués semble-t-il, à cet Argos-aux-cent-yeux qui épie chacun de nos mouvements. Comme nous nous sommes habitués à devoir sans arrêt justifier de notre identité par des papiers, comme nous nous sommes habitués à lire des messages sur les autoroutes nous conseillant de faire une pause, de ne pas nous gratter le nez ou téléphoner au volant, comme nous nous sommes habitués à être considérés comme des déviants si nous mangeons ou buvons trop, comme nous nous sommes habitués à voir des militaires armés jusqu’aux dents dans les lieux publics.
La liste serait longue des choses nouvelles et inquiétantes auxquelles nous nous sommes habituées.

    Chose étrange en vérité, certains ne parviennent pas à s’habituer. Leurs facultés d’adaptation à la "prison-monde" sont plus faibles que la moyenne. La liberté, chose étrange, semble les préoccuper plus que la sécurité !


Antipubs

    Voici un autre exemple. Je me souviens de ce matin du 21 juin 2010, lorsque j’ai vu que toutes les affiches des panneaux publicitaires du couloir de correspondance du métro République avait été piratées. Comme beaucoup des autres malheureux rats galopants vers le travail, j’avais regardé, amusé, ces affiches détournées.

    Une jeune collègue m'a fait remarquer après avoir visionné cette page, que la pub permettait de payer le ticket de métro moins cher.

    En fait, il faut savoir que la publicité représente moins de 2% des recettes de la RATP (compagnie qui exploite le métro parisien).

    La pub, devient une véritable agression avec le temps, elle impose des modèles de vies critiquables (et souvent sexistes) et des comportements de surconsommation nuisibles.

Plus d'infos sur ces 2 sites des antipubs :



La vidéo ci-dessous montre comment agissent ces "inadaptés sociaux" qui détestent tant la pub.


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Ecrans espions

Sachez que certains sont même allés jusqu’à saboter les nouveaux écrans télés publicitaires, lorsque ceux-ci sont apparus dans le métro. Mais si, vous savez bien, ces fameux écrans qui sont équipés de multiples capteurs pour vous espionner.

Ah bon, vous ne saviez pas ?


Alors lisez plutôt ce dossier adressé à la CNIL :
Dossier sauvegardé sur Transitio.


I
l parait que lesdits capteurs n'ont pas été activés (pour combien de temps ?)


L'habitude ! Rien que l'habitude...

Ne vous faites donc pas de soucis, il vous faut juste le temps de vous habituer...





Le temps de vous habituer...


vendredi 1 février 2013

Révolution ou évolution ? Soyons le changement !

Mis à jour le 12/09/2013 et le 21/01/2022


Le changement ?


    Nous commençons de le comprendre, le changement ne viendra pas des politiques. Peu importe que ceux-ci soient sincères, courageux et honnêtes lorsqu’ils prennent leurs fonctions, ils sont semble-t-il prisonniers d’un implacable déterminisme. Ou plutôt, ce ne sont pas eux qui détiennent le vrai pouvoir.

    Une étude IFOP commandée par le mouvement Colibris à l’occasion des élections présidentielles de 2012 mettait en évidence que 64% des personnes interrogées souhaitent l’abandon progressif des énergies fossiles et du nucléaire au profit du développement des énergies renouvelables, 93% une réduction drastique de l’utilisation d’engrais chimiques et des pesticides, 60% une organisation plus écologique des villes, 75% attendent des politiques une lutte active contre la spéculation et un recentrage sur l’économie réelle, 97% pensent qu’il ne faut pas laisser aux banques privées le monopole de la création monétaire et nous pourrions continuer cette liste…


Les élections sont passées et qu’observons-nous ?

    Un certain nombre d’études récentes confirment ce décrochage entre citoyens et élus et mettent en lumière la grande défiance qui s’est instaurée vis-à-vis de nos responsables politiques. Selon l’enquête Ipsos «France 2013» "le système démocratique fonctionne plutôt mal en France" pour 72 % des français, "les hommes et les femmes politiques agissent principalement pour leurs intérêts personnels" pour 82 % et "la plupart" d'entre eux "sont corrompus" pour 62 %.



Révolution ?

    La solution est-elle dans une énième révolution ? Devons-nous former les cortèges, déployer les banderoles, lancer les mots d’ordres, entonner les chants guerriers, et par tant de tumulte essayer de faire tomber les murailles de la moderne Jéricho de la finance ? (Lire ce passionnant article sur Médiapart)

Mais la révolution, comme son nom l’indique, ne finit-elle pas toujours par revenir à son point de départ ?


Evolution !

Paragraphe mis à jour le 21/01/2022 (Texte en rouge)

    La solution ne résiderait-elle pas plutôt dans une salutaire évolution ? Pourquoi ne pas tout simplement tourner le dos aux murailles du kafkaïen château de l’ordre établi ?



    Le système qui nous gouverne n’a jamais été aussi bien armé pour mater toute forme de rébellion. De la basique brutalité à l’ancienne, aux techniques les plus sophistiquées de la manipulation de masses, nos gouvernements disposent de moyens qui auraient fait pâlir d’envie les tyrans d’autrefois. On pourrait même se demander, tant les peuples sont à présent malmenés, si l’objectif inavoué ne serait justement pas de provoquer de violentes réactions.


    Mais quels moyens de coercition auraient-ils, si tout simplement nous leur tirions notre révérence, avec élégance et arrogance ? Jamais en effet nous n’avons disposé de tant d’outils mis à notre disposition pour vivre loin des donjons du pouvoir ! Tous les savoirs du monde sont accessibles en un simple clic, et surtout, toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté peuvent mutuellement s’assister partout sur la planète grâce à Internet. Pour cela, il suffit juste de le vouloir, tout comme Etienne de la Boétie l’avait si joliment formulé « Soyez résolus de ne servir plus, et vous serez libres ! »


    Cessons de bailler d’envie devant les petits marquis de l’ordre établi. Méprisons les palais de pacotille que servilement nous leur avons construit, rions des scarabées blindés qui leur servent de carrosses et moquons-nous des gourgandines dont ils achètent les fausses faveurs (Bonjour le style ! 😉). Avons-nous vraiment envie de faire partie de cette basse-cour d’une époque révolue ?


    Jamais nous n’avons dû travailler autant pour avoir juste le droit de vivre et il semble que cela ne soit jamais assez ! 
    Alors pourquoi ne pas tourner le dos au noir et menaçant château ? Tourner le dos à ces villes prisons, où nous respirons un air pollué et où nous nous nourrissons de poisons ?


    Que deviendra le château kafkaïen de cette société malade si nul arpenteur ne répond plus à ses sommations chimériques ?

    Cette intuition du "démission" que j'avais eu en 2013 semble naître à présent dans l'esprit de beaucoup de gens. Un mouvement de démission apparaît dans de nombreuses entreprises aux USA, mais aussi en France et même en Chine, où le "tangping" commence à se répandre peu à peu !



Le rêve de Transitio...

    Le rêve de Transitio est de vous laisser apercevoir des directions vers lesquelles vous pourriez tracer de nouveaux chemins. Le vol de ces colibris en est-il un où s'agit-il d'une utopie de plus ?


A propos des colibris !

Paragraphe mis à jour le 21/01/2022


    Pour vous donner une idée de ce mouvement, vous pouvez lire ce petit manifeste qui vient d’être publié par les Colibris. Il est destiné à faire un diagnostic pour proposer des réponses théoriques et pratiques les mieux ajustées aux aspirations de celles et ceux qui veulent, de toute leur conviction, un changement du monde, car ce ne sont pas les fondements d’une vie heureuse qui sont défaillants, mais l’intelligibilité et l’usage que nous en faisons qui sont erronés.

    Je suis cependant tenté de pondérer l'optimisme des Colibris. Ce sympathique mouvement conduit par Pierre Rahbi est peut-être limité par sa volonté d'être apolitique.

    A moins que ce ne soit cela qui fasse justement sa force, je ne suis sûr de rien. Sur cette question, on peut lire par exemple cet article intéressant : Pierre Rahbi, la décroissance, l'éthique et l'apolitisme.
Vous pouvez accéder au plan des Colibris en cliquant sur l'image ci-dessous :

Sauvegarde PDF du plan des Colibris.


Mise à jour du 21/01/2022 :
  
    Depuis 2013, mon intérêt pour le Mouvement des Colibris a disparu. Au début, c'était son prétendu apolitisme qui me rendait méfiant. Qui se dit apolitique en effet, se situe en général à droite. Mais depuis, je me suis rendu compte que ce mouvement est totalement contaminé par des théories New Age totalement irrationnelles, voire dangereuses, comme l'anthroposophie prônant l'aberrante agriculture biodynamique, et que le personnage de Pierre Rabhi était quelque peu trouble, tant dans ses idées très réactionnaires que dans ses actions. Lire cet article : "Pierre Rabhi, quelques rappels".(1)


    Je suis à présent convaincu que la démarche individuelle du petit colibri "faisant sa part", est totalement inefficace et constitue une impasse majeure. Lire mon article : "Transition ? Quel pouvoir avons-nous ?"


Post Scriptum :

Aux amis lecteurs qui n'auraient pas lu "Le château", le formidable roman de Kafka, Transitio propose ci-dessous un exemplaire en version "pdf".




Seule la fiction d'un tel roman, est capable d'approcher de si près, l'absurde et inaccessible réalité du monde...