lundi 6 février 2012

Retour d'expérience des nucléocrates !



Lu sur le super site OWNI ce 6 février 2012 :

"Pour un contrat de 5,7 milliards d'euros, en Inde, au Sud de Bombay, près de la ville de Jaïtapur, dans une zone fortement sismique, Areva met en chantier la construction de deux réacteurs EPR de troisième génération. Ils pourraient entrer en activité en 2014. Le site où ils vont être implantés est distant d’environ 110 kilomètres de l’épicentre du séisme de Koyna de 1967 – d’une intensité de 6,3 sur l’échelle de Richter."


Cela m’a rappelé la brillante intervention de notre ministre de l’Écologie nucléaire le 13 mars 2011 (2 jours après Fukushima) pendant le journal de 20 h sur France 2, lorsqu'elle évoquait le retour d'expérience…

Elle parlait de la centrale nucléaire de Fessenheim qui selon elle (ou plutôt AREVA) a été construite pour résister à un séisme supérieur à 6.7 sur l'échelle de Richter : « Ce calcul a été fait en prenant la valeur de 6.2 d'intensité du tremblement de terre de Bâle en 1356, à laquelle a été ajouté un coefficient de sécurité de 0.5 ! ».

Vous avez bien entendu, en 1356 !!!

Et avec ça ma bonne dame on vous a mis un coefficient de sécurité de 0.5 !

Ben voilà, maintenant vous savez. Soit on vous prend pour des gogos, soit AREVA (anciennement Cogema) existait déjà au 14ème siècle !

Les Indiens n’ont donc rien à craindre l’expérience de nos nucléocrates ne date pas d’hier !



Faut-il en rire ou en pleurer ?

dimanche 5 février 2012

L'endettement, bombe à retardement pour imposer le libéralisme

 


Je partage avec vous cet article, accompagné d’un graphique très intéressant.

Je l’ai trouvé sur le site suivant : http://www.syti.net/Endettement.html

    L'endettement est une arme à retardement pour imposer le libéralisme, en obligeant les états à privatiser leurs services publics, tout en transformant les citoyens en esclaves des banques et des multinationales. Lorsque les dégâts de cette arme deviennent perceptibles, il est déjà trop tard.
    Il n'y a alors plus de retour en arrière possible, ni d'autre choix que le l'anéantissement du pouvoir de l'état, et donc des citoyens...

    Evolution de la dette publique de la France sous les gouvernements successifs de 1981 à 2010 :

En bleu les gouvernements de droite (dominés par l'UMP, ex-RPR),

En rose les gouvernements de gauche (dominés par le Parti Socialiste);

 

    L'endettement est un moyen pour réduire inexorablement les ressources financières des états, et donc leur capacité d'action, conformément au projet "libéral" qui vise à réduire les états à l'impuissance, afin de laisser un champ d'action maximal aux entreprises.

    En appauvrissant l'état, l'endettement entraîne une réduction progressive du financement des services publics et des prestations sociales (retraites, assurance-maladie, assurance chômage), dont les déficits ou l'inefficience servent ensuite de prétexte pour présenter les privatisations comme une "solution".

    De plus, l'accroissement de l'endettement permet d'amener le pays au bord de la faillite, afin de contraindre l'état à privatiser pour rembourser la dette, quelle que soit la couleur politique du gouvernement choisi par les électeurs. Ce n'est pas un hasard si ceux qui ont le plus endetté la France sont aussi les plus "libéraux" : Edouard Balladur (avec Nicolas Sarkozy au ministère du budget) et Jean-Pierre Raffarin.

    La dette de la France a dépassé en 2005 les 1100 milliards d'euros, soit 67% du PIB. Cela représente un endettement de chaque citoyen français (nouveau-nés compris) de 18.300 euros, et un remboursement de la dette qui absorbe chaque année la totalité de l'impôt sur le revenu.

    Président le plus "libéral" et le plus à droite, Nicolas Sarkozy a dépassé de loin les "performances" de tous ses prédécesseurs. En seulement 3 ans, il a réussi à faire passer l'endettement de 65% à 85% du PIB, pulvérisant les limites fixées par le "Pacte de stabilité" européen. Il laissera probablement une dette proche des 100% du PIB à la fin de sa présidence en 2012. Un tel niveau caractérise les pays du tiers monde ou... les pays en voie de tiers-mondisation.

    Depuis 40 ans, la droite libérale et la gauche libérale se sont relayées au pouvoir pour dilapider l'argent public et pour le détourner au bénéfice d'intérêts particuliers : corruption, subventions et allègements de charges accordés aux multinationales (qui remercient en délocalisant leur production), travaux publics inutiles au grand bénéfice des entreprises de bâtiment (et des élus politiques qui perçoivent des commissions occultes sur les marchés publics).

    Des groupes de personnes et des entreprises se sont ainsi enrichies, un enrichissement financé en endettant l'état, c'est à dire la collectivité. Les citoyens vont maintenant devoir rembourser l'argent dont ont bénéficié leurs "maîtres", sans oublier les intérêts de l'emprunt. Concrètement, ce remboursement se traduira par des augmentations d'impôts, une dégradation des prestations de l'état (sauf en matière de répression), la fin de l'état-providence, et la privatisation des dernières entreprises publiques (vendues à un prix très inférieur à leur valeur pour la collectivité et à l'argent des contribuables qui y a été investi pendant des dizaines d'années).

    L'endettement est aussi un cadeau offert aux banques, assurées de percevoir une rente à long terme prélevée sur chaque citoyen

    Comme on le voit, l'endettement est une bonne affaire pour tout le monde, sauf pour les citoyens de base qui paieront la facture.

© syti.net - 2005, 2010

Comprendre la dette publique (en quelques minutes)

Article mis à jour le 20 octobre 2015 avec une délicieuse vidéo supplémentaire...
Estampe de 1789 représentant le fardeau de la dette publique


Vous ne comprenez rien aux explications fumeuses que l'on vous sert et ressert à longueur de temps à propos de la dette publique ?

Les chiffres vous tournent la tête et vous semblent invraisemblables ?

En fin de compte vous n'avez pas la moindre idée de comment se crée la monnaie ?

Vous croyez innocemment que les banques vous prêtent de l'argent que d'autres ont économisé ?

Alors cette vidéo géniale est faite pour vous !

De même que le passionnant document que vous pourrez télécharger en cliquant sur l'icône "pdf".

Cette vidéo circule depuis un bon moment sur internet et elle est à mon humble avis une des meilleures (d'autres sont excellentes, mais plus longues).

Le "pdf" était distribué à l'entrée d'une conférence de l'un des "économistes atterrés", Benjamin Coriat, à laquelle j'ai assisté cet hiver (organisée par le Front de Gauche de Boulogne Billancourt).


Vous pouvez également visitez ce site, duquel est extrait le paragraphe ci-dessous : http://www.xn--lecanardrpublicain-jwb.net/spip.php?article108

« Il fut un temps où le rôle de la Banque de France était de financer le Trésor Public, c’est-à-dire de créer la monnaie nécessaire au développement du pays (écoles, routes, hôpitaux, ponts, ports, etc.). Mais depuis 1973, la Banque de France a abandonné son rôle de service public et l’État a ainsi transféré son droit régalien de création monétaire sur le système bancaire privé...qui prête, mais avec intérêt ! Ainsi entre le début des années 1980 et la fin 2006, nous avons payé 1142 milliards d’euros d’intérêts, soit plus que le montant de la dette que l’État a contracté dans la même période, soit 913 milliards. En d’autres termes, si nous n’avions pas eu à payer ces 1142 milliards d’intérêts, nous n’aurions pas eu à emprunter 913 milliards d’euros, et nous aurions pu également rembourser les 229 milliards d’euros de dette publique de 1980. La dette n’existe que parce que nous empruntons à des investisseurs institutionnels (assurances, banques, etc.) qui s’engraissent sur notre dos ! »


Vous allez donc tout comprendre en d'une dizaine de minutes, et peut-être allez-vous ensuite vous indigner, voire vous mettre en colère.
Voici le "pdf" sauvegardé sur Transitio :

Et voici la vidéo (Cliquez sur l'image pour la visionner) : Une saine colère j'espère...😉



    Si vous n'avez pas bien compris, je vous propose de regarder cette vidéo dans laquelle l'explication est encore plus simple, mais un peu crue... 

Bristol peak oil report

Article mis à jour le 11/06/2023 :
Bien sûr, l'article rapporté ci-dessous a disparu. J'ai donc eu une bonne idée de le sauvegarder en 2012, de même que le fameux rapport qui lui aussi a disparu du site de la ville de Bristol. Et dire que tout le monde ne parlait que de ce rapport dans les milieux écolos bien informés à cette époque !

COMMENT NOS AMIS ANGLAIS SE PRÉPARENT À LA FIN DU PÉTROLE (EUX)



    
Cet article passionnant m'a a été signalé par e-mail par son auteur Thierry Caminel. Je le reproduis dans son intégralité. Il explique comment la ville de Bristol se prépare à gérer les conséquences de la fin du pétrole.

    Nous sommes à des années lumières de ce que l’on peut lire sur le sujet dans notre beau pays (il est vrai que nous avons l’EPR qui peut-être fonctionnera un jour...).

    Je vous conseille donc la lecture attentive de l’article ci-dessous et je recommande à ceux qui maitrisent la langue de Shakespeare de télécharger ce fameux document officiel rédigé pour la ville de Bristol.

    Mais comme les "précieux" documents disparaissent souvent où changent d'adresses, Transitio le sauvegarde pour vous :


Cliquez sur l'icône "pdf"



Le « Bristol Peak Oil Report »

Article toujours présent en 2023 sur le site de Thierry Caminel :

Saviez-vous qu’on anticipe des émeutes de la faim, en ce début du 21 ° siècle, dans la 6e économie mondiale, et que des villes importantes estiment que les crises énergétiques à venir auront des conséquences locales majeures, et s’y préparent ?

Cette note présente le « Bristol Peal Oil Report » [1], un document officiel d’une ville anglaise de 430.000 habitants publié récemment. Après une exposition du contexte de ce rapport, son contenu est présenté sommairement, et l’on essaie ensuite de montrer les profondes différences d’appréciation de la situation énergétique mondiale entre le France et l’Angleterre.

Contexte Anciens exportateurs d’hydrocarbures, les Britanniques voient leurs champs de pétrole et de gaz de la mer du Nord décliner depuis 10 ans. L’information concernant l’état des réserves de pétroles mondiales est largement relayée par la presse, alimentant le débat public, renforçant la lutte contre le réchauffement climatique.

Au plus haut niveau sont écrits des rapports sur le ‘peak oil’ et ces possibles conséquences économiques et sociales [2]. Les Anglais investissent par ailleurs massivement dans des sources d’énergie non fossile (éolien offshore, nucléaire,...), dans les transports collectifs et vélos, etc. Ils ont introduit une taxe carbone, et prennent en compte le carbone contenu dans la commande publique.

Au niveau local se met en place un réseau de ‘villes en transition’ [3], regroupant plus d’un millier de villes, quartier ou district, destinés à renforcer la résilience de ces communautés, c’est-à-dire leur capacité à résister à un choc externe. Certaines sont de véritables laboratoires, expérimentant des monnaies complémentaires, des cartes de rationnement ou de nouvelles techniques agricoles.

Bristol s’inscrit dans ce mouvement de ville en transition. La taille de la ville, son importance économique et la qualité de son rapport en font un bon exemple de ce qui se passe outre-Manche et du niveau de prise de conscience des problématiques énergétiques.

« Peak oil Report - Building a positive future for Bristol after Peak Oil » Ce rapport de 100 pages, publié il y a quelques mois par le conseil municipal de Bristol, commence par expliquer en quoi le pétrole est important, et les raisons qui font qu’il va devenir de plus en plus rare et cher. Il cite les études de l’Agence Internationale de l’Énergie [4], des agences nationales, de Total, Shell ou Aramco, explique qu’il n’y pas d’alternative au pétrole disponible suffisamment rapidement, et rappelle le lien avec le réchauffement climatique. Le rapport synthétise ensuite les vulnérabilités de Bristol au Peak Oil, telles que la hausse du prix des transports et de l’alimentation, les risques de ruptures en alimentation ou en médicaments, le ralentissement économique lié au renchérissement des matières premières et des transports, l’impact sur les services publics dépendant du pétrole (police, collecte des ordures, ...) ou de son prix (chauffage des bâtiments, coûts des réparations,..), etc... Le chapitre suivant étudie les possibles conséquences sociales, citant les exemples de paniques intervenus lors de précédentes ruptures d’approvisionnement, l’augmentation des inégalités, l’impact sur l’emploi (rappelant que chaque choc pétrolier a été suivi d’une augmentation du chômage), le resserrement du crédit (credit crunch). Il cite le modèle de Ayres, qui lie l’évolution du PIB au prix de l’énergie [5]. Le chapitre conclut par la nécessité d’augmenter la résilience de la ville au Peak Oil.

Le rapport traite ensuite des transports, notamment l’accès aux magasins et aux lieux de travail, l’efficacité énergétique des moyens de transport, l’importance des vélos, la très grande vulnérabilité du transport aérien. Suit une liste de propositions ambitieuses, mais globalement classiques.

Le chapitre suivant, concernant l’alimentation, rappelle l’importance du pétrole pour produire la nourriture (engrais, mécanisation, transport, stockage réfrigéré ...) et les risques importants de crise alimentaire. Il propose des actions telles que relocaliser les productions alimentaires, produire de la nourriture dans la ville, former les citoyens à produire et stocker les aliments, former les agriculteurs à des types de production moins dépendante du pétrole...

La vulnérabilité du système de santé à des coupures d’approvisionnement est ensuite analysée, ainsi que l’impact du prix de l’énergie. Sont proposées entre autres une relocalisation des soins, une adaptation des pratiques médicales, l’information des citoyens.
Le chapitre suivant traite des services publics (police et pompiers ont besoin de pétrole, il en faut aussi pour le bitume ...), l’impact de l’inflation et du prix du pétrole sur les ressources publiques, l’action sociale, le nombre de crimes et délits, ... . Bristol prévoit d’augmenter les surfaces maraichères, réduire l’énergie nécessaire à collecter et traiter les ordures, préparer des procédures et des lieux d’accueils d’urgences (par exemple en cas de crash économique), constituer un stock de pétrole municipal,...

L’économie est le thème suivant, dans lequel les vulnérabilités de chaque secteur sont analysées, pour cause de pétrole cher, difficulté de transport et d’approvisionnement, resserrement du crédit, volatilité des prix, .... Parmi les actions proposées, notons l’introduction d’une monnaie locale, la relocalisation des approvisionnements, l’amélioration des transports publics.

Le dernier chapitre est consacré à la production et aux consommations d’énergie, par exemple l’énergie nécessaire à pomper et purifier l’eau potable. Parmi les actions, favoriser la sobriété énergétique et en eau, micro-génération à partir de biomasse, méthanisation des déchets, ...

La 3e partie synthétise une centaine d’actions possibles pour minimiser les vulnérabilités de Bristol au peak oil, et les indicateurs pour suivre ces actions. Cette partie est pour l’essentiel traduite à la fin de cette note.

Le rapport est précédé d’un résumé pour décideur, et suivi d’annexes pédagogiques expliquant les problématiques énergétiques (Peak Oil, énergies alternatives, ressources nationales) et présentant ce qui se fait ailleurs (notamment à Portland, USA).

‘Résilience’ versus ‘Développement Durable’ Ce rapport illustre la différence de niveau de conscience de la réalité du pic de production du pétrole entre Britanniques et Français. En France par exemple les scénarii de politique publique (transports, aménagement urbain ou territorial ...) ne prend pas en compte explicitement l’hypothèse d’une hausse rapide du prix de l’énergie, pas plus que les plans climats territoriaux ne s’intéressent aux conséquences locales de la réduction des stocks d’hydrocarbures, qui est pourtant la contrepartie de l’augmentation du CO2 atmosphérique.

‘Résilience’ d’un côté de la Manche, ‘développement durable’ de l’autre côté : tandis que les Anglais estiment que les alternatives au pétrole sont loin d’être prêtes industriellement et se préparent à une ‘descente énergétique’ subie, nous mettons beaucoup d’espoirs dans des révolutions technologiques à venir pour maintenir la croissance. Alors que nous planifions pour réduire vertueusement nos émissions de gaz à effet de serre, ils planifient pour assurer leur sécurité alimentaire et la survie du système social.

Les Britanniques et les villes en transition nous montrent qu’une démocratie peut se préparer à des changements profonds et des risques majeurs, en expliquant sans démagogie les contraintes aux citoyens, et en les impliquant pour maintenir l’essentiel. Espérons que ce réalisme anglo-saxon inspirera les politiques de nos villes et l’action citoyenne dans les prochaines années.


Thierry Caminel Ingénieur

(Ce document peut être redistribué et utilisé sans restriction)

Références :


[2] par exemple :
(en) “UK Res Global Oil Depletion Report” : http://www.ukerc.ac.uk/support/Global%20Oil%20Depletion (Article disparu)
(en) “UK Industry Task-Force on Peak Oil and Energy Security Report : - http://peakoiltaskforce.net/ (site disparu)
(audio) Chronique de J.M Jancovici : 


[3]
(en) https://www.transitiontowns.org/ (Site toujours présent en 2023)
(fr) https://villesentransition.net/ (Site toujours présent en 2023)

 Sur l’approvisionnement en nourriture de Bristol :



[5] (en) “Economic Growth and cheap oil” - http://www.cge.uevora.pt/aspo2005/abscom/ASPO2005_Ayres.pdf (article disparu, mais PowerPoint retrouvé)

 

Effets du néolibéralisme sur nos revenus




Paul Krugman a présenté récemment sur sa page opinion du New York Times a présenté ce 14 janvier 2012 un graphique fort intéressant.


Ce graphique présente une comparaison entre le revenu médian des familles aux États-Unis et le produit intérieur brut (PIB) par habitant depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.


Revenu médian des familles versus le produit intérieur brut par habitant (PIB par habitant) depuis la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis
Nous pouvons constater le contraste entre la période des 30 glorieuses de l’après-guerre et les 30 années suivantes pendant lesquelles l’idéologie du néolibéralisme s’est installée dans nos sociétés :
  • Entre 1947 et 1977 : le revenu des familles a doublé, tout comme le PIB par habitant.
  • Entre 1977 et 2007 : le revenu des familles a augmenté d’environ 20%, en retrait par rapport à l’augmentation du PIB par habitant, principalement dû à l’augmentation de la part du 1% les plus riches.
Autrement dit, au cours des 30 premières années, la croissance économique engendrait une augmentation correspondante des revenus des familles. Durant les 30 années suivantes, 80% de la croissance économique a plutôt bénéficié aux plus riches.

Le pire dans tout ça c’est qu’une bonne partie de cette croissance économique est due à une augmentation des heures de travail !

Source :