Depuis 2010, Transitio est un site dans lequel j'analyse à ma façon la formidable période de transition que nous vivons. J'ai commencé par me préoccuper de la transition énergétique (pour des raisons professionnelles), mais très vite il m'est devenu évident qu'il fallait s'intéresser également à toutes les autres formes de transitions en cours, économiques, sociétales, etc. (Transitio.info remplace le vieux site Transitio.net, devenu techniquement obsolète)
vendredi 3 juin 2011
Tchernobyl : Le rapport publié par l'académie des sciences de New-York
samedi 14 mai 2011
Transition énergétique : Le double langage des élites
Article mis à jour le 22 juillet 2022 avec en bas de l'article, une vidéo du Shift Project.
2003
La transition énergétique est un sujet grave que j’ai vu apparaitre depuis plusieurs années dans nombre de documents officiels.
Il semble en effet que dans les milieux "bien informés", tout le monde sache depuis un bon moment que nous vivons les dernières années de l’énergie à bon prix, et ce, en raison du proche épuisement des énergies fossiles.
Je me souviens avoir entendu en 2003 M. Jean Besson, parlementaire en mission dans le cadre du Débat national sur les énergies, introduire une journée de débat sur l'énergie à Lyon, en disant haut et clair que le gouvernement avait acté le fait qu’il n’y aurait plus de pétrole dans 40 ans ! Il avait même ajouté que la guerre qui débutait alors en Irak s'inscrivait dans cette perspective.
Ces vérités qui dérangent n’ont cependant pas figuré dans son rapport remis à la ministre de l’époque, Mme Nicole Fontaine en octobre 2003 :
09/04/21 : Désolé, l'article évoquant ce rapport a disparu du site d'Energie Plus. Son adresse suivante était la suivante : http://www.energie-plus.com/news/fullstory.php/aid/1263.html
2008
Un des meilleurs exemples de ce que j’avance ici, est bien le rapport de la commission énergie remis au premier ministre du gouvernement Français en 2008 : « Perspectives énergétiques de la France à l’horizon 2020-2050 »
Je mets ce document à votre disposition !
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Le site n'est pas sécurisé en https (ce sont les archives du gouvernement) mais le lien est toujours actif et sûr au 22/07/2022 :
http://archives.strategie.gouv.fr/cas/system/files/rapport_energie_synthese_volume_1.pdf
Si un écologiste de l'époque avait dit la même chose que ce que l'on peut lire dans ce document, il aurait été accueilli par les quolibets et les sarcasmes habituels !
Le rédacteur de ce rapport est Jean Syrota, lisez sa bio sur wikipedia, ce n’est pas vraiment un écolo prônant la décroissance : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Syrota
Je vous propose les deux extraits ci-dessous, tirés de l’avant-propos de ce volumineux rapport.
Lisez-les, et de grâce, cessez de prendre les écolos pour des allumés ou des terroristes, quand certains disent tout haut ce que d'autres murmurent tout bas, au sein même du gouvernement !
Lisez ces extraits édifiants :
Page 11 :
"Le paradigme a changé, depuis que le réchauffement climatique est devenu une réalité établie. À la crise possible, évitable, survenue puis surmontée, récurrente et finalement bénigne, jusqu’à la prochaine, a succédé un nouvel horizon mental, conceptuel, et donc politique.
Les hydrocarbures n’ont certes pas cessé de se raréfier, puisque disponibles en quantités finies, soumis aux aléas géostratégiques, comme les autres matières premières. Encore que les phénomènes s’accélèrent et que les horizons de danger paraissent se rapprocher : la croissance de la population mondiale et celle des économies émergentes (en premier lieu de la Chine) vont accroître rapidement la demande mondiale d’énergie, alors que l’on peut s’interroger sur la possibilité de repousser durablement les limites de ces ressources. Pour autant, la date du « peak oil » (moment où l’offre de pétrole commence à décliner) demeure incertaine et il n’est pas sûr qu’il ne survienne pas à cause du déclin de la demande pour d’autres motifs que l’insuffisance de la ressource."
(Nota au 09/04/2021 : Les "autres motifs", causes d'un ralentissement de la croissance et de la réduction de demande d'énergie, furent par exemple la crise économique de 2008 et de nos jours la pandémie mondiale de la COVID19.)
Page 13 :
"Il faut insister à nouveau sur la nécessité d’un effort massif et constant. Les scénarios que la commission Énergie a étudiés à l’aide de différents modèles donnent tous le même résultat. Une des dimensions commence à être bien connue et acceptée en France et au niveau mondial : la poursuite des errements actuels (scénarios dits « tendanciels ») est le chemin le plus court et le plus certain vers des perspectives de catastrophes mondiales.
Aucune correction spontanée n’est envisageable ; il faut agir avec détermination et sans délai, comme le prévoit l’Union européenne pour 2020. L’inaction ne laissera ouverte à terme qu’une alternative : changer de société par la force ou la voir disparaître, plutôt que de choisir aujourd’hui démocratiquement des développements souhaitables et possibles ménageant les intérêts de chacun, et d’abord les libertés – en particulier en matière de propriété et de mobilité.
L’autre leçon est moins connue et appellera une pédagogie à laquelle les acteurs politiques, mais aussi sociaux, devront d’urgence se livrer : les évolutions vraisemblables de la technique et les efforts raisonnables qu’on peut demander au pays sans compromettre sa croissance ni bouleverser son existence aboutissent, à un horizon de quinze ans, puis en 2050, à un niveau de réduction des gaz à effet de serre à peine égal à celui nécessaire pour nous faire quitter la zone de danger (en escomptant que les autres pays fassent de même)."
Le rapport dans son entier est consultable dans les archives du Centre d’Analyse Stratégique, à l'adresse suivante :
http://archives.strategie.gouv.fr/cas/system/files/rapport_energie_synthese_volume_1.pdf
Transitio veille et sauvegarde
09/04/21 : L'adresse de ce document changeant régulièrement, vous pouvez également consulter l'exemplaire que j'ai conservé précieusement, en cliquant sur l'icône ci-dessous.
Cliquez sur l'icône "pdf" (Et insistez si vous avez un message d'erreur du serveur)
Il était complété par de nombreux volumes qui hélas ont presque tous disparu. Il en reste quelques-uns à l'adresse ci-dessous
http://archives.strategie.gouv.fr/cas/content/les-perspectives-energetiques-de-la-france-l%E2%80%99horizon-2020-2050-0.html (lien mis à jour le 09/04/21)
Prenez le temps de lire ces documents rédigés par des experts. Peut-être aurez-vous alors une lecture plus éclairée de l'actualité de l'énergie.
Et peut-être aussi en aurez-vous assez que l'on s'adresse à vous comme à des petits enfants. La transition énergétique est un problème qui se résume ainsi pour nos élites : "Comment pourront-elles gérer cette inévitable transition, tout en gardant les rênes du pouvoir ?"
Les solutions des énergies renouvelables, par exemple, posent un véritable problème, car du fait de leurs natures, elles sont difficiles à centraliser entre les mains de quelques compagnies, comme pour le nucléaire ou le pétrole. Pire encore, elles sont inépuisables et certaines n'ont même pas vraiment de valeur marchande !
Comprenez-vous pourquoi l'écologie politique pose un problème ?
Selon un rapport des Nations Unies publié le 10 mai 2011, l'énergie solaire et éolienne, la biomasse et l'hydroélectricité pourraient représenter près de 80% de l'approvisionnement énergétique mondial d'ici 2050, si les Etats mettaient en place des politiques permettant d'exploiter le potentiel de ces énergies renouvelables !
Lien vers le centre d'actualité de l'ONU : http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=25217&Cr=climat&Cr1
Pensez-vous vraiment que les Etats feront ce choix ?
Entre nous ?
....Les écologistes ? Rien que des écoloterroristes, comme disait Sarkozy !
Mise à jour au 22 juillet 2022 :
J'ai vu passer aujourd'hui sur la page Facebook du Shift project, une interview de Jean-Marc Jancovici sur BFM TV.
Il évoque tout ce que je sais déjà depuis près de 20 ans et la journaliste lui attribue le mérite d'avoir dit tout cela il y a 10 ans. Mais passons...
Regardez et surtout écoutez la vidéo ! Cliquez sur l'image.
mercredi 11 mai 2011
Via les Echos : Intermittence, stockage : halte aux idées reçues sur les ENR
(Note de Transitio : "Hormis ceux qui ne connaissent pas le sujet et qui réagissent en fonction de leurs préjugés, les anti-renouvelables ne sont là que pour préserver les intérêts des grands groupes de l'énergie, du moins jusqu'à ce que ceux-ci aient mis la main entièrement sur lesdites énergies renouvelables" )
Une autre technologie se développe : celle du pompage-turbinage. Celle-ci consiste à faire remonter l'eau lors des périodes de sous-consommation (les nuits ventées par exemple) pour produire de l'électricité lors des périodes de surconsommation. On a alors besoin de moyens de stockage plus limité car il suffit de quelques jours de stock et non d'une année entière !
samedi 7 mai 2011
Transport de déchet radioactif à travers la France
vendredi 8 avril 2011
Historique ! François Fillon révèle la fin du pétrole ! (Voilà, c'est dit.)
Monsieur le Président,Mesdames et Messieurs les Députés,Monsieur le député Brottes,Nous arrivons effectivement au moment où on va pouvoir comparer les programmes des uns et des autres, ça va être l’heure de vérité, et la première chose que vous devriez dire aux Français - si vous dites la vérité - c’est que nous sommes en face de tendances lourdes d’augmentations des coûts de l’énergie. Nous avons, en 2009, atteint le pic de production en matière de pétrole, la production ne peut maintenant que décroître, alors même que la croissance de l’économie mondiale a retrouvé un train de 4,5% ; l’accident, la catastrophe de Fukushima aura forcément des conséquences sur les investissements dans le monde en matière nucléaire ; et enfin, nous savons tous que les énergies renouvelables ont un coût très élevé et donc nous sommes en face de manière tendancielle d’une augmentation des coûts de l’énergie. Face à cette situation, on peut faire de la démagogie ou on peut répondre de manière sincère et pragmatique aux difficultés que rencontrent les Français. Nous sommes dans une phase de redémarrage de l’économie française, cette phase de redémarrage elle s’appuie pour l’essentiel sur la consommation, c’est la raison pour laquelle nous avons pris des décisions visant à freiner l’augmentation du coût de l’énergie pour ne pas handicaper les capacités des consommateurs Français. Oui ! L’électricité, qui aurait dû normalement augmenter de 5% au mois de juillet, n’augmentera que de 2,9% (1,7% qui correspond à l’inflation et aux investissements nécessaires sur le réseau de distribution et 1,2% qui correspond aux décisions que vous avez votées, que vous avez soutenues et souvent dont vous trouvez d’ailleurs qu’elles ne sont pas suffisantes pour financer les tarifs sociaux et pour financer le surcoût de la vente de l’électricité provenant des énergies renouvelables à EDF). Quant au gaz, nous avons décidé de mettre un coup d’arrêt à une augmentation qui aurait dû être de 7,5% au mois de juillet prochain, il n’y aura pas d’augmentation du gaz pendant un an et nous allons renégocier le contrat de service public qui lie l’Etat à Gaz de France Suez pour revoir notamment la formule de calcul. Enfin, s’agissant de la taxation sur les entreprises pétrolières, Monsieur Brottes, vous avez juste oublié que nous l’avons déjà pratiquée à plusieurs reprises pour financer la prime à la cuve, c’est une décision que nous reprendrons cette année, mais cette fois-ci pour venir en aide à tous les professionnels qui roulent beaucoup et qui, du fait de l’augmentation du prix de l’essence, sont handicapés dans leur activité professionnelle. Mesdames et messieurs les députés, au moment où le Parti Socialiste nous annonce qu’il est converti à la sortie du nucléaire, les propos de Monsieur Brottes sonnent comme des propos électoralistes qui n’ont aucun fondement en économie.












