mardi 8 mai 2012

Via Agoravox : La discrète sortie du nucléaire par le Japon


Pas de longue présentation cette fois-ci, je vous donne à lire, sans plus de commentaire cet article publié sur Agoravox à propos de la "discrète" sortie du nucléaire par le Japon...



Incroyable ! En un an, le Japon sort du nucléaire ! (Lisez, c’est court.)


Le Japon, troisième pays producteur d'électricité d'origine nucléaire il y a encore un an, vient de fermer son dernier réacteur... Pardon ?
Vu d'ici, ça paraît impossible, on nous le ressasse à longueur de journée : on ne peut pas remplacer le nucléaire par des énergies alternatives à l'heure actuelle.
Et pourtant, l'info tombe (chopée au pif) : http://www.lepoint.fr/fil-info-reut...
C'est officiel.
Le Japon renonce au nucléaire et arrête définitivement toutes ses centrales.
C'est énorme.
Cela devrait figurer en couverture de tous les journaux, mais bizarrement personne n'en parle.
La troisième puissance mondiale productrice d'électricité d'origine nucléaire passe EN MOINS D'UN AN à 0% de production !
Et cela avec (selon l'article) seulement 20% de déficit en électricité, qui ne devraient se faire sentir que d'ici l'été, à cause des climatiseurs !
Comment est-ce possible ?
Il est évident que les autorités japonaises, ou des organismes civils développés, ont dû anticiper la situation, car remplacer au pied levé toutes ces centrales parait de l'ordre de l'impossible.
Imaginez ici, en France, si en un an on coupait toutes les centrales ? Rien n'a été prévu, pas de solution de rechange, on serait non seulement probablement irradiés, mais aussi coupés d'alternative énergétique avant plusieurs années.
Ça fait 60 ans que nos brillants ingénieurs nucléaires made in EDF nous promettent de trouver une solution aux déchets, quand cette solution existait dès les années 50 : les centrales au thorium. Bien moins dangereuses, miniaturisables, avec une température de noyau n'excédant pas les 500 ° (au lieu de 2500 pour le plutonium), produisant très peu de déchets avec une durée de vie maximum de 300 ans, ces centrales auraient du être privilégiées.
Elles avaient un seul défaut…
On ne fait pas de bombes avec le plutonium de synthèse obtenu d'après le thorium.
CQFD : nos dirigeants et leurs maitres sont vraiment des empaffés. C'est pas un scoop.



Post Scriptum :

Ce qu'il dit sur le thorium n'est pas vraiment faux. Lisez cet article du très sérieux Enerzine, à propos d'un projet de construction d'une centrale au thorium en Indes : http://www.enerzine.com/2/3463+L-Inde-pourrait-alimenter-ses-centrales-au-Thorium+.html

Ce qui est vrai, c'est que l'objectif premier du nucléaire en France à son origine, c'était bien la bombe. Le prétexte de l'énergie est arrivé plus tard, à l'occasion du premier choc pétrolier. Mais il faut bien comprendre que la génération qui a fait ce choix, était celle qui avait connu la défaite de 1940. Elle voulait ainsi "sanctuariser" le territoire national, qui plus est dans un contexte de guerre froide. Le nucléaire français est vraiment un très lourd héritage du passé dont nous aurons bien du mal à nous débarrasser. Mais il faudra bien que nous nous en débarrassions.

J'ai aussi remarqué sur la page publiant ce sympathique billet d'humeur, l'inévitable publicité pour le chauffage électrique, cette incroyable aberration française, indispensable au nucléaire.

Une occasion de vous inviter l'article de Transitio traitant de ce sujet en cliquant sur l'image de cette malheureuse publicité Wink
Décidément, je ne peux vraiment pas m'empêcher de faire des commentaires.

Prochainement je vous parlerai peut-être du dangereux CO2, ultime argument du fatal nucléaire...

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