jeudi 6 mai 2021

Ces catastrophes auxquelles vous avez échappées.

Article en cours de rédaction

Avertissement 

    Voila un article qui m'a demandé beaucoup de travail. Je voulais au début n'y coller que quelques vidéos vintages, agrémentées de commentaires. Mais je me suis rendu compte que le sujet était beaucoup trop important et que je devais un peu vous expliquer le contexte.

    Je fais partie de cette dernière génération qui pense que l'on en apprend plus dans un texte que dans une vidéo - et pour apprendre, je vous garanti que vous allez en apprendre des choses ! Mais hélas, ce n'est pas un article qui se lit en 3 minutes.

    Tout ce que je vais vous dire est vérifié et sourcé. Je sais bien que cela ne suffit pas et que l'on peut construire un beau délire, rien qu'en agençant avec arts des vérités, mais quand même. 

    Sachez de plus, que je me suis contraint à ne pas tout dire, et ce, non pas par goût du secret ou parce que je cautionnerais une quelconque théorie du complot - car je suis convaincu que l'on explique plus de choses par la bêtise humaine que par les complots - mais pour rester prudemment dans le cadre de la fameuse fenêtre d'Overton. Cette fenêtre définit les limites à ne pas dépasser, lorsque l'on veut exprimer une idée nouvelle ou même une simple info, afin que ce que l'on dise puisse être audible. Par exemple, au 13ème siècle, il ne fallait pas dire que la terre était ronde et qu'elle tournait autour du soleil, sinon on sortait de la fenêtre d'Overton, voire même on passait soi-même à travers une fenêtre pour atterrir sur un bûcher ! Mais rassurez-vous, ce que vous allez apprendre n'est pas de ce niveau-là ! Dernière explication, j'écrit un article, pas une thèse ! 😉

La fenêtre d'Overton


Les bons devins sont ceux qui se trompent.

    Contrairement à ce que l’on pense, les meilleurs devins sont ceux dont les prévisions ne se réalisent pas, en raison du fait qu’on les a crus ; au contraire de la malheureuse Cassandre, qui toute sa vie a prédit la chute de Troie, sans que jamais personne ne la croit.

Cassandre, à qui le dieu Apollon fit le don
 de voir l'avenir, mais de n'être jamais crue.

    Je vais donc vous parler, entre autres, des prédictions d'hommes et de femmes éminents, qui ne se sont pas produites.


Mon souhait est de vous rassurez.

Mais cela ne va pas être facile...

    L’objet de cet article, c’est de rassurer les gens et plus particulièrement les jeunes. Je ne supporte plus le discours de fin du monde qu’on leur inflige à longueur de temps. De plus en plus de pauvres gosses sont convaincus qu’ils vont vivre l’apocalypse, des jeunes couples refusent de faire des enfants pour la même raison. Certains vont même jusqu’à s’organiser en vue de l’effondrement tant attendu en pratiquant le survivalisme.

 Regardez cette vidéo.
Celui-ci rêve d'une "bonne vieille pandémie à l'ancienne"


    Il résulte de tout cela une dangereuse vague de désespoir portant en elle le nihilisme et un ressentiment généralisé. De plus en plus de gens commencent à nourire en eux une haine malsaine de l’humanité, que l'on voit apparaître au travers des réseaux sociaux. Je trouve cela choquant et surtout dangereux, très dangereux, car qui connaît un peu l'histoire, sait où peuvent mener le nihilisme et la pulsion de mort qui l'accompagne.

    J'avais déjà abordé ce sujet, à ma façon, lors d'un précédent article, dans lequel je me moquais gentiment des prédictions de ce brave Alain Cochet "En transition vers un report de la fin du monde". C'est vous dire si sujet me préoccupe.

Une jeunesse désespérée


Allons-y !


Considérons 3 points

    Je ne nie pas la réalité du réchauffement climatique. Celui-ci est très certainement dû à l’activité humaine, je ne le nie pas non plus. Mais avant de débiter le "prêt-à-penser" sur le sujet et dire tout et n’importe quoi, du moment que c'est politiquement correct, posons-nous quelques questions.

1/ Les 6,144 milliards d'êtres humains supplémentaires habitant sur Terre, entre 1900 et 2019, produisent annuellement par leur seule respiration 1,84 milliards de tonnes de CO2 !!! (Le magazine Slate donne une estimation plus importante en tenant compte de l'activité physique, le kilo de CO2 que vous produisez par jour, pouvant être multiplié par 8 si vous avez une grosse activité physique). Source : "Respirez contribue-t-il au réchauffement climatique ?"

2/ La quantité de CO2 résultant de la consommation d'énergie et de matières premières pour les nourrir les loger, les transporter est monstrueusement proportionnelle.

Relativisons néanmoins ce point, car les émissions de CO2 sont directement liées au niveau de développement des pays, ainsi qu'au niveau de vie des habitants. (Voir le graphique ci-dessous)


Les écolos politiques actuels, comme le pathétique Julien Bayou, ayant trouvé plus judicieux de collaborer avec le système en remplaçant la lutte des classes, par le conflit des générations, faites attention de ne pas tomber dans le piège de leur propagande, en accusant les vieux (les boomers), de consommer plus. Des années avant que ce soit des étudiants, c'étaient bien des personnes âgées qui faisaient les poubelles pour y trouver à manger.
Les Boomers, mis sur le même plan que les chasseurs et les fachos.
Probablement les parents de Julien Bayou qui est avocat.
Les boomers que l'on voit le soir dans Paris

Un autre simplet, ancien député EELV et candidat de LFI aux européennes de 2019, Sergio Coronado, a au contraire justifié ainsi la campagne : « Ok Boomer ! » peut être résumé par : « Votre génération a connu le plein-emploi, elle a consommé sans limites, n'a pas pris soin de la planète et vous voulez encore nous expliquer ce que nous devons faire ? Vous avez échoué. Laissez-nous gérer maintenant ».

 Mais de quels milieux sortent ces gens ??? 

    Quand j’ai commencé à travailler en septembre 1977, la crise était déjà commencée, les mines et les usines fermaient partout, le travail précaire se répandait. J’ai connu l’intérim et le chômage. Quand je me suis marié en 1982, nous n’avions pas de meubles, pas de voiture, pas de télé. Mon métier de dessinateur projeteur a disparu avec l’arrivé des ordinateurs, (ce qui m’a motivé pour reprendre mes études et devenir plus tard ingénieur). D'une certaine façon, ma génération est celle qui, sans le savoir, a le plus contribué au développement des pays de ce que l'on appelait alors le Tiers Monde, du fait des centaines de milliers d'emplois qui y ont été délocalisés. Voila une partie de mon bilan de "boomer". 

Excusez cette longue digression, je me suis énervé, désolé... 😊

Reprenons.

3/ Imaginez à présent ce qui arrivera à une population de n'importe quelle espèce animale, augmentant sans cesse dans un milieu fini, comme par exemple des lapins ou des rats sur une île, ou encore, des êtres humains sur une planète…

    Lisez l'article ci-dessous, en cliquant sur l'image, puis remplacez rats, par hommes et île par planète...


    Après avoir considéré ces trois points, apprenez que les premiers scientifiques qui évoquèrent le réchauffement climatique dans les années 70, arguèrent du péril résultant de l'augmentation croissante de la population humaine et pas seulement de l’augmentation du seul CO2.

    Lisez ce compte rendu du sommet des Nations Unies à Stockholm en 1962 dans ce bulletin of the atomic scientists de septembre 1972, à partir de la page 16. (Oui, je sais, je de drôles de lectures).


La prise de conscience environnementale des années 70

    Je consacrerai probablement un article qui évoquera plus en détail l’alerte qui fut lancée lors de la première grande conférence de l’ONU sur l’environnement, qui eu lieu du 5 au 16 juin 1972 à Stockholm. À la suite de cette Conférence, des ministères et des organismes de l’environnement furent créés dans plus de 100 pays. S’en suivit une période marquée par une augmentation massive du nombre d’organisations soucieuses de préserver l’environnement. On estime que dans les 20 ans qui suivirent, plus de 100 000 organisations de ce type furent créées.

    C’est un peu plus tard, lors d’une conférence qui eut lieu du 26 au 29 octobre 1975, en Caroline du Nord, intitulée "L’Atmosphère : menacée et menaçante", que des scientifiques insistèrent sur le fait que les émissions anthropiques de gaz carbonique augmentaient massivement en raison de la surpopulation humaine et que cela provoquait un réchauffement global de la Terre.

    La prise de conscience qui eu lieu à cette époque constitua un véritable progrès pour l’humanité et nous devons être reconnaissants envers tous ceux qui concoururent à sa réalisation. Mais rien n'étant jamais parfait en ce bas monde, il y avait un petit bémol...

    Je vous propose de regarder cette émission de la Radio Télévision Suisse, datant justement de 1972, qui est passionnante et surtout révélatrice de la prise de conscience environnementale de cette époque.


Le bémol eugéniste.

    Bien évidemment, tous ces grands esprits étaient imprégnés des idées de leur temps, et parmi ces idées figurait, entre autres, l’eugénisme, une idée qui eu un immense succès dans les 30 et 40, une idée défendue par toutes les élites de l’époque, dont le prix Nobel français Alexis Carel. Mais une idée qui n’était rien d’autre qu’un contrôle de la population humaine s’appuyant sur la sélection génétique des meilleurs êtres humains. L'eugénisme allait ainsi bien plus loin que le simple malthusianisme qui se voulait une théorie politico-économique et dont l'idée était qu'une augmentation de la population conduisait à un effondrement, faute de ressources. (Ou alors, ce qui n'est pas impossible, l'eugénisme révélait la véritable motivation du malthusianisme).

Alexis Carrel
    Alexis Carrel publia en 1935, un livre qui eut un immense succès jusque dans les années 50, intitulé : « L’homme, cet inconnu ». Attiré par ce titre et ne connaissant pas l’auteur, j’avais acheté un exemplaire chez les bouquinistes de Paris quand j’étais jeune et je vous avoue que je n’ai pas pu le terminer. Je découvris plus tard que le "grand homme", avait été un soutien politique du national-socialisme de Hitler et qu’il avait préfacé en 1936 l’édition allemande de "L'Homme, cet inconnu", comme suit :

« En Allemagne, le gouvernement a pris des mesures énergiques contre l'augmentation des minorités, des aliénés, des criminels. La situation idéale serait que chaque individu de cette sorte soit éliminé quand il s'est montré dangereux ».

Vous pouvez essayer de lire ce délire scientifique
en cliquant sur l'image ci-dessus.

    Voici juste un extrait trouvé dans le chapitre VIII "Reconstruction de l'homme", sous-chapitre XII "Le Développement de la personnalité" :

« Le conditionnement des criminels les moins dangereux par le fouet, ou par quelque autre moyen plus scientifique, suivi d’un court séjour à l’hôpital, suffirait probablement à assurer l’ordre ; quant aux autres, ceux qui ont tué, qui ont volé à main armée, qui ont enlevé des enfants, qui ont dépouillé les pauvres, qui ont gravement trompé la confiance du public, un établissement euthanasique, pourvu de gaz appropriés, permettrait d’en disposer de façon humaine et économique. Le même traitement ne serait-il pas applicable aux fous qui ont commis des actes criminels ? »

    On ne s’étonnera donc pas que le Front National, parti fondé, entre autre, par d’anciens SS Français et autres collabos, ait entrepris dans les années 90 de promouvoir la figure d’Alexis Carrel, présenté comme un père de l’écologie ! Lisez également sur le même sujet ce texte sur Carrel et son livre.

    On aurait pu croire qu'après les atrocités de la seconde guerre mondiale, le délire eugéniste aurait fini par disparaître (les Nazis commencèrent à gazer les malades mentaux et les infirmes, avant de gazer les Juifs, les Tziganes, etc.), et ce, d'autant plus que la génétique a fait depuis d'immenses progrès qui ont démontré, entre autre, qu'aucune politique eugénique, y compris la plus vieille du monde (3000 ans), celles des castes en Inde, n'avait jamais réussi à changer le pool génique d'une population.

Eh bien non, détrompez-vous ! Cette dangereuse idée a continué de fleurir.

    Ce document sur le site de l'OMS, explique très clairement (page 11) ce qu'est l'eugénisme ainsi que les problème éthique qui lui sont liés. Cliquez sur l'image ci-dessous :


Consensus mondial

    Attention, il ne faut pas tomber dans la facilité qui consisterait à faire porter la responsabilité des crimes commis au nom de l'eugénisme sur un seul homme. Alexis Carrel a retenu l'attention parce qu'il avait reçu le pris Nobel et qu'il avait soutenu Pétain sous Vichy, mais à l'époque l'eugénisme faisait le consensus dans toutes les élites scientifiques, politiques, et même artistiques, et ce, aussi bien aux USA qu'en URSS, aussi bien en Allemagne qu'en France ou en Grande Bretagne !

    L'eugénisme fut pratiqué aux États-Unis de nombreuses années avant les programmes eugéniques de l'Allemagne nazie. En 1933, la Californie a soumis plus de personnes à la stérilisation contrainte que tous les autres États américains combinés. Le programme de stérilisation contrainte conçu par les nazis est en partie inspiré par celui de la Californie. La Fondation Rockefeller permis de développer et de financer divers programmes eugéniques allemands, dont celui pour lequel travailla Josef Mengele avant qu'il aille à Auschwitz.

    En 1935, dans son livre "Hors de la nuit, vues d’un biologiste sur l’avenir", le Communiste Hermann J Muller, qui reçut lui aussi un prix Nobel en 1946, voulait que Staline adopte une politique biologiste comportant un volet eugéniste.

    En 1941, quand les Nazis gazaient en Allemagne les malades mentaux, Sir Julian Sorell Huxley, (1887-1975) le biologiste britannique, humaniste social-démocrate, connu pour ses ouvrages de vulgarisation sur la biologie et l’évolution, écrivait dans son livre "L’homme, cet être unique" :

« Une fois pleinement saisies les conséquences qu’impliquent la biologie évolutionnelle, l’eugénique deviendra inévitablement une partie intégrante de la religion de l’avenir, ou du complexe de sentiments, quel qu’il soit, qui pourra, dans l’avenir, prendre la place de la religion organisée. »

    La religion de l’avenir était la formule qu’avait utilisé Francis Galton, l’inventeur de l’eugénisme.

    Dans les années 30 et 40, l'eugénisme était une théorie, qui bien qu'elle soit fausse, faisait consensus au niveau mondial. (ça vous parle ?)



Le nouveau visage de l'eugénisme

Julian Huxley
    C’est Julian Huxley, le frère d'Aldous - l’écrivain du roman "Le meilleur des mondes" - qui remis le projet eugéniste sur les rails et pas n’importe où, à l'UNESCO !

    Le "controversé et charismatique Julian Huxley" (comme on dit sur le site de l'UNESCO), fut en effet le premier directeur général de l'Unesco de 1946 à 1948. Dans un manifeste qu’il rédigea en 1946 : "L’Unesco : son objectif et sa philosophie" , il prôna un "humanisme scientifique mondial" fondé sur la biologie de l’évolution. La biologie de l’évolution ? Plus précisément, Huxley considérait la culture comme une étape supérieure de ladite évolution, devant supplanter la sélection naturelle dans les sociétés humaines. Il plaidait en faveur de "la qualité par rapport à la quantité" pour la population mondiale et pour que la taille de la population humaine soit planifiée et contrôlée. Dans le même temps, il appelait à la conservation des animaux. Il affirmait même que l'Unesco devrait commencer à examiner "le problème de l'eugénisme", tout en reconnaissant qu'une politique eugénique radicale était à l'époque irréaliste en termes de réaction du public. (Source : Lire cet article). 

Cliquez sur l'image ci-dessus
pour accéder au document

    Bah oui... Le mot eugénisme faisait un peu mal aux oreilles, surtout en 1946, les derniers camps d’exterminations nazis, chargés d’éliminer les humains "non conformes" à l’idéologie nazis, n’ayant été libérés par l’Armée Rouge et les Américains qu’en mai 1945.

    Qu’à cela ne tienne, Julian Huxley était intelligent. Comprenant que l’eugénisme était un mot qui ne rentrait plus dans la fameuse fenêtre d’Overton (ce que les gens sont prêts à entendre, ou pas), il publia en 1950 un ouvrage intitulé "New Bottles for New Wine", dans lequel il poursuivi sa réflexion mais en la formulant autrement.

    C'est lui qui évoqua pour la première fois par écrit le terme de transhumanisme pour nommer la nouvelle religion imaginée par les eugénistes : « Peut-être le mot "transhumanisme" pourra-t-il convenir : l’homme demeurera l’homme, mais se transcendant en réalisant les possibilités de sa nature humaine et à son avantage. ».

Transhumanisme est même me titre du premier chapitre de son livre.


    Dans son espoir d'inventer une nouvelle religion pour une nouvelle humanité, Julian Huxley emploie même l'image du cancer (page 12), pour décrire l'actuelle humanité. Cette idée va être reprise quelques années plus tard par un pape de l'écologie, que je vais évoquer plus loin.


Sources :
https://archive.org/details/NewBottlesForNewWine/page/n19/mode/2up?q=transhumanism



Et le réchauffement climatique, dans tout ça ?



    Toute cette très longue introduction, pour vous dire que lorsque certains parlent du réchauffement climatique, ils pensent également - et quelques-uns le disent même ouvertement - qu'il y a trop de monde sur Terre, c'est-à-dire qu’il y a trop de petits rats sur l’île. Soyez également certains que vous faites partie de ces rats et pas seulement les autres rats du bout du monde.

    Comprenez-vous mieux pourquoi certaines idées avec lesquels jouent certains écolos (pas tous), peuvent être dangereuses ?


Cinquante années plus tard.

    Le monde a beaucoup changé en 50 ans. Enormément de choses se sont produites, et pas toujours de mauvaises, contrairement à ce que certains voudraient vous faire croire.

  La lutte contre le réchauffement climatique n'est pas aussi parfaite que certains le souhaiteraient, mais elle produit son effet sur nos sociétés.

Le temps long. 

    Aucun changement marquant dans l'histoire de l'humanité ne s'est jamais produit en une seule génération.

    On connait trop quelles horreurs ont produit les systèmes politiques qui ont voulu bâtir des mondes nouveaux en une seule génération, voire même à fabriquer des "hommes nouveaux".

    Il n'y a en effet rien de plus terrible que les sociétés rêvées par des utopistes qui bâtissent des systèmes pour les hommes tels qu'ils devraient être, plutôt que tels qu'ils sont. 

    La lutte contre le réchauffement climatique n'échappe pas à cette règle du temps long. Il faut en effet du temps et lorsque l'on voit toutes ses prédictions qui ne se sont jamais produites, on comprend que du temps, on en a un peu plus que ce que l'on veut nous faire croire.

    C'est facile de manipuler des jeunes à qui l'on n'enseigne plus l'histoire ni même l'histoire de la Terre, et de leur faire croire qu'il vont connaître la fin du monde. C'est facile, mais c'est cruel.

La petite Greta Thunberg
plus heureuse qu'avant selon son père...


En finir avec la menace de la surpopulation

    Il devient vital de cesser de brandir la menace de la surpopulation. Je pense que vous avez compris pourquoi à présent. Les paramètres ont changé. Depuis les années 70, les démographes ont compris et constaté, que les courbes de natalité s’écroulaient dans tous les pays ou la pauvreté avait été éliminée ou réduite, et surtout dans les pays où les femmes avaient acquis une émancipation grâce à l’instruction leur permettant de travailler et de contrôler elles-mêmes leur fertilité. Certains vous rétorqueront que ces nouveaux citoyens des pays émergeants consomment plus et que le problème n'est donc pas réglé. C'est inexacte.

    D'abord, rappelez-vous que derrière cet argument se cache toujours l'ombre sinistre de l'eugénisme. Alors, méfiance ! Ensuite cette assertion ne tient pas compte que d'une part, dans ces pays dits "riches", les comportements évoluent à présent dans le cadre conceptuel du renouvellement durable (aussi imparfait soit-il), et que d'autre part, les pays émergeants connaissent les erreurs à ne pas renouveler.
    La Chine par exemple, ce "péril jaune" qui faisait tant peur aux occidentaux des Nations Unies des années 70, a déjà amorcé une décroissance qui inquiète fortement ses dirigeants.

Sources :
https://www.ined.fr/fr/tout-savoir-population/memos-demo/focus/chine/
https://www.france24.com/fr/asie-pacifique/20210428-la-chine-sur-une-dangereuse-pente-d%C3%A9mographique

    La Russie, le pays le plus vaste du globe, détesté de l'occident depuis toujours, qu'elle soit communiste ou capitaliste, et ce malgré sa proximité culturelle, voit sa population décliner de façon alarmante.
Sources : 


    Un article publié en 2019 sur le site du magazine WIRED, évoque le livre Empty Planet rédigé par le journaliste canadien John Ibbitson et le politologue Darrell Bricker, dans lequel ceux-ci soutiennent que les Nations Unies se trompent totalement en affirmant que la population mondiale explosera bientôt. Après avoir minutieusement décomposé les chiffres pour eux-mêmes, le duo est arrivé à une prédiction radicalement différente pour l'avenir de l'espèce humaine. «Dans environ trois décennies, la population mondiale commencera à décliner», écrivent-ils. «Une fois que ce déclin commence, il ne s'arrêtera jamais.»

    Lisez également cet article publié en 2015 par Christophe Koessler sur le journal suisse, LE COURRIER. Il n'est plus accessible en ligne, mais je l'avais sauvegardé en prévision de cela. Cliquez sur l'icone PDF ci-dessous, pour le télécharger depuis mes archives : 


    Tout comme le problème des ressources tient plus à l'inégalité (ou l'inéquité) de répartition entre les êtres humains, le problème de la démographie tient plus de l'inégalité de répartition de ceux-ci sur Terre.

    Plus de 41.200 kilos de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde. Cela représente un gaspillage alimentaire de 1,3 milliard de tonnes d'aliments par an, soit 1/3 de la production globale de denrées alimentaires dédiée à la consommation. Le gaspillage alimentaire concerne les pays riches comme pauvres et représenterait une valeur gaspillée de 750 milliards de dollars. A ce propos, apprenez que le Parlement chinois vient d’adopter une loi visant à sanctionner le gaspillage alimentaire. Le texte s’attaque en particulier aux excès du secteur de la restauration. Il formalise une campagne lancée l’été dernier par le président Xi Jinping. Lisez cet article sur le site de la RTS : « Gaspiller de la nourriture est désormais un délit en Chine ». L’article précise que : « Plus qu’une question de sécurité alimentaire ou la peur d’éventuelles pénuries, les injonctions du gouvernement chinois sont motivées par la volonté du pouvoir de réduire fortement sa dépendance à l’étranger. Dans un contexte de tensions internationales exacerbées, Pékin veut accroître son autonomie dans de nombreux secteurs clé, dont le secteur alimentaire. » Quelle que soit la motivation du gouvernement chinois, cette nouvelle loi constitue ce que l’on appelle « une première ».

Regardez le compteur ci-dessous et lisez l'article :


En finir avec la détestation de l'humanité !

    Je suis convaincu que la plus grande menace qui nous guette, c'est cette détestation grandissante de nous-même. Peut-être est-elle un symptôme avant coureur d'une folie autodestructrice à laquelle notre espèce pourrait s'abandonner, comme ces rats sur leur île évoquée plus haut qui finiront par s'entredévorer quand ils seront à court de nourriture. Mais je crains que cette haine de nous-même, soigneusement entretenu, notamment par nombre d'écologistes, ne nous conduise à de grands malheurs, bien avant que nous ne manquions de ressources. Je vais revenir sur ce sujet plus bas dans l'article.

    De toutes les espèces animales, seule l'espèce humaine est dotée de cette capacité de se détester elle-même. Aucune autre espèce n'est affectée de cette tare.


Les eugénistes verts.

    Les eugénistes ne peuvent plus, comme dans les années 30 et 40 prôner la sélection des meilleurs et l’élimination des médiocres, (ou leur stérilisation pour les plus "aimables"). Mais hélas, mille fois hélas, ils sont toujours là. Certains portent le masque du transhumanisme, comme nous l'avons lu, mais d'autres fanfaronnent dans les rangs des écologistes, voire même aux plus hauts niveaux !

James Lovelock vers 1960


    Il y a à peine quelques années, James Lovelock, l’inventeur de la fumeuse théorie de « Gaïa » déclarait : « Ceux qui ne voient pas que la croissance de la population mondiale et le changement climatique sont les deux côtés d’une même pièce sont soit ignorants, soit se cachent la vérité. Ces deux énormes problèmes environnementaux sont inséparables et discuter de l’un des problèmes en ignorant l’autre est irrationnel ».

    Rappelons que la théorie de Gaïa considère la planète comme un être vivant et l’homme comme une sorte de virus ou de vermine (Rappelez-vous le cancer planétaire évoqué par Huxley). Elle est née dans l'esprit d'un scientifique qui a finit par prendre un concept pour une réalité. C'est comme ça que naissent les religions....

Maman Gaïa

    Hélas, bien que ce triste sire ne soit lui-même que l’un de ces virus qui infestent sa Maman Gaïa, il bénéficie d’une très haute estime chez beaucoup d’autres virus. Sa popularité aidant, il est donc allé encore plus loin dans ses déclarations !

    En 2004, il a fait sensation dans les médias en déclarant que "seule l'énergie nucléaire pouvait désormais stopper le réchauffement climatique", rompant ainsi avec nombre de ses collègues écologistes. EDF a repris depuis cet argument dans sa propagande et nombre de nos politiques le répètent à l’envie. Quand j’étais chez les Verts, j’ai vu ce mouvement pronucléaire apparaître en leur sein. C’était assez sidérant, compte tenu du fait que la lutte contre le nucléaire avait été l’une des origines du mouvement écolo en France. (Lisez mon article sur le non-avenir du nucléaire).

    Le 16 janvier 2006, écrivant dans le journal britannique « The Independent », le même James Lovelock soutient qu'en raison du réchauffement climatique, "des milliards d'entre nous allaient mourir et que les quelques couples reproducteurs qui survivraient seraient dans l'Arctique où le climat resterait tolérable" vers la fin du 21e siècle. Il a également déclaré dans « The Guardian » que 80% des humains allaient périr d'ici 2100 et que le changement climatique aller durer 100 000 ans. Cet expert en planète vivante semblait ignorer que notre planète se trouve actuellement entre deux périodes glaciaires.


Sources infos ères glaciaires :


    Sans vouloir trop insister, peut-être aurez-vous remarqué sur l'un des deux graphiques ci-dessus, une correspondance entre le taux de CO2 dans l'atmosphère et les périodes climatiques (plus de CO2 dans l'atmosphère quand il fait chaud). Ne me demandez surtout pas pourquoi il y avait autant de CO2 dans l'atmosphère il y a 130.000 ans, 240.000, 330.000 ou 410.000, sinon je vous dénonce au GIEC comme climatosceptique et votre vie sera ruinée.
    Il y a encore quelques années, on pouvait encore trouver une page sur le site du CNRS, sur la quelle on pouvait lire : "les scientifiques ont démontré que les variations climatiques présentent des alternances de périodes glaciaires et interglaciaires selon un cycle d’environ 100 000 ans. Ils ont également démontré que les concentrations atmosphériques de CO2 ont évolué parallèlement aux températures, prouvant le lien qui existe entre ces deux facteurs." Cette page a hélas disparue, mais on la trouve encore recopiée et référencée sur un site éducatif que vous pourrez découvrir en cliquant sur l'image ci-dessous.
N'insistons pas...
Et revenons à Lovelock

     Toujours aussi inspiré, le grand James Lovelock déclara en mars 2010, dans une interview accordée à l'excellent journal anglais « The Guardian », que la démocratie devrait pouvoir être «suspendue» pour empêcher le changement climatique. Mais continuez de lire, le meilleur reste à venir ! Car ce grand sage adulés par tous les nihilistes de la deep ecology poursuivit en déclarant :

"Les grands centres de science du climat du monde entier sont plus que conscients de la faiblesse de leur science. Si vous leur parlez en privé, ils ont très peur du fait qu'ils ne savent pas vraiment ce que font les nuages ​​et les aérosols. Nous avons besoin de scepticisme quant aux prévisions sur ce qui va arriver au climat dans 50 ans, ou autre. C'est presque naïf, scientifiquement parlant, de penser que nous pouvons donner des prévisions relativement précises pour le climat futur. Il y a tellement d'inconnues que c'est une erreur de la faire."

    Je préfère que ce soit lui qui ait dit cela que moi. Je l'ai déjà lu ailleurs, mais cela ne rentrera pas dans votre fenêtre d'Overton, alors passons, j'ai déjà failli passer par la fenêtre en évoquant les périodes glaciaires...

Sources :

    Pour en finir avec ce joyeux drille, qui juge à présent toute politique écologique inutile, déteste les énergies renouvelables et préfère la loi du marché, je vous propose de lire cette interview de lui en 2008 sur le site du journal The Guardian. Ah oui, encore un détail, en 2008 il prédisait la catastrophe pour 2028...

Cliquez sur l'image ci-dessous pour lire l'article :




Humour vert (Ou comment le coronavirus a remplacé le Zyklon B)

    Pour vous donner une idée des ravages qu'on pu faire dans les esprits des jeunes générations, certains de ces "prophètes d'apocalypses", voyez cet article sur le site de Reporterre : « Coronavirus : le jour où les animaux se révoltèrent contre les humains… »

    Il s’agit d’une petite fable, probablement rédigée à l’attention des enfants, écrite par l’un de ces gentils simplets comme j’en ai rencontrés autrefois chez les écologistes, Dimitri de Boissieu (écologue de formation et éducateur à la nature et à l’environnement).

Dimitri de Boissieu

    Pour des gens comme lui, toutes les vies se valent. Celle d'un enfant en Inde ne vaut pas plus que celle d'un lézard des papayes (lire son histoire). Raison pour laquelle il peut disposer d’une tribune pour se réjouir de la mort des 3,12 millions de malheureux emportés à ce jour par le Coronavirus.

Voici un aperçu de ce qui réjouit ce simplet de l'écovillage écologique.

France

    Lisez absolument son texte ! Cela se veut drôle ! Cliquez sur le joli dessin ci-dessous pour accéder à ce chef-d'œuvre de niaiserie.

Humour vert



    Voici encore, 3 dessins qui se veulent drôles et qui nous montrent combien la pandémie mondiale amuse certains écologistes.

 
    
Haine de l'Humanité

    Comparer l'humanité à un virus ou les êtres humains à de la vermine ou à un cancer ! Tous les génocides ont toujours commencé par une animalisation, voire même une chosification du peuple que les génocideurs voulaient exterminer. Pour les colonisateurs en Afrique, les Africains étaient des sous-hommes, pour les Nazis les Juifs et les Tziganes étaient de la vermine, pour les Hutus du Rwanda, les Tutsi étaient des cafards.

    Voilà comment pour les olibrius que nous venons d'évoquer précédemment, le coronavirus a efficacement remplacé le Ziklon B des chambres à gaz. Mais ne nous y trompons pas, ces gens sont surement persuadés d'être du côté des gentils et de combattre pour le bien. 

    De toutes les espèces animales, seule l'espèce humaine est dotée de cette capacité de se détester elle-même. Aucune autre espèce n'est affectée de cette tare.



Vision naïve de la nature

    
Qui connait un peu la nature, sait et surtout constate, que la violence et la mort y règnent en maîtres. Toutes les espèces s'y combattent et s'entredévorent, y compris au sein même de certaines espèces ou des spécimens se combattent pour des territoires ou des femelles ; les chimpanzés allant même jusqu'à conduire de véritables guerres d'extermination contre des clans rivaux. Regardez la vidéo les concernant, dans mon article "En transition avec Darwin, Nietzsche et Molière"

    Je me suis longtemps demandé d'où venait cette vision naïve de la nature qui se répandait dans la société ; une vision qui n'était autrefois réservé qu'à l'enfance.
    Avec humour, je me disais que cela venait des films de Walt Disney et je concluais que Le Roi Lion avait traumatisé toute la génération des trentenaires.

    Nous avons atteint des sommets dans cette vision infantile et mystique de la nature, avec le nouveau délire anthropomorphiste qui prétend que les arbres ressentent et communiquent. Sur ce sujet, je recommande l'écoute de cette passionnante émission d'Etienne Klein : "Qu'est-ce qu'une vie de plante ?"
Ainsi que la lecture de l'ouvrage de son invité Florence Burgat "Qu'est-ce qu'une plante ? : essai sur la vie végétale ".

    Alors oui, bien sûr il faut protéger et respecter la nature. Mais comment y arriverons nous, si nous ne nous respectons pas nous même ?
    
    L'espèce humaine est la seule espèce à avoir non seulement la conscience, mais aussi et surtout la compréhension de son environnement. De plus, contrairement aux autres espèces, nous sommes la seule à comprendre enfin la nécessité de préserver notre environnement et même, à nous poser la question de la légitimité de la violence !
    Sans prédateurs pour les "réguler", les autres espèces épuisent leurs ressources jusqu'à l'extinction. Souhaitez vous des prédateurs, ou préférez-vous continuer de vivre en utilisant votre intelligence pour vous réguler vous mêmes, en mettant fin au gaspillage ou en partageant plus équitablement les ressources ?


Soyez prudents

    Alors de grâce, ne vous faites pas manipuler grossièrement par ceux qui utilisent l'écologie comme un nouvel outil dans leur lutte pour le pouvoir politique. La lutte pour le pouvoir est un comportement naturel commun à toutes les espèces. Plutôt que de vouloir "prendre le pouvoir", peut-être nous serait-il plus profitable de "nous déprendre" du pouvoir ! J'avais écrit en 2014 un article sur ce sujet :"Reprendre le pouvoir ou s'en déprendre ?"

    Voici un exemple de manipulation. L'image ci-dessous a fait le tour du monde et a beaucoup fait pleurer dans les chaumières. Lisez son analyse en cliquant sur ce lien : https://hoax-net.be/non-limage-dun-ours-blanc-affame-nest-pas-la-preuve-du-rechauffement-climatique/


L'écologie est une juste cause, mais soyez prudent.



Oups ! J'avais dit que je voulais vous rassurer !

    Oui, en effet, il est grand temps que je vous parle de toutes ces catastrophes prédites, qui ne se sont pas produites ! Ni la faim, ni la soif, ni les océans qui débordent, ni la guerre totale, rien de tout cela ! Le monde n’est pas devenu un paradis, bien sûr que non. Mais si vous pensez vraiment qu’il est devenu un enfer, je vous conseille de lire des livres d’histoire. Vous comprendrez alors que, paradoxalement, nous vivons la meilleure période de l’histoire de l’humanité.

    Voici donc les vidéos, entre lesquelles j'ai également inséré quelques documents. J'en ai mis aussi quelques-unes qui montrent l'indécision des scientifiques, quant à l'évolution de la situation. Soyez certains que ces vidéos finiront par disparaître. Mais je les ai téléchargées pour les conserver bien précieusement.

    Chaque fois que je découvrirai une nouvelle "ancienne prédiction", je mettrai à jour la liste ci-dessous :


Les prévisions !

1972 Prédiction de la disparition des 2/3 de l'humanité en 2030 !

    Je triche un peu avec la première, puisque la date de l'effondrement est prévue pour 2030. Mais les explications pleines d'assurance de ce sympathique océanographe suisse sont savoureuses. J'adore surtout le passage sur les ordinateurs de 1972 "qui disent que".

    Ce qui a retenu mon attention dans le discours plein d'assurance de cet éminent scientifique, ce sont les clichés révélateurs de l'état des connaissances de son temps. Ce qu'il dit des extinctions massives de population d'animaux est totalement faux. Il prend l'exemple des lemmings dont on a dit longtemps qu'ils se suicidaient en masse quand il devenaient trop nombreux. C'était l'explication données dans les légendes scandinaves. En fait, ces extinctions massives succédant à des explosions démographiques tirent leur origine du décalage entre le cycle de vie des prédateurs et celui des rongeurs. La prédation, elle seule, crée et entretient ces cycles», a expliqué Olivier Gilg, l'un des auteurs d'une étude publiée dans la revue Science du 31/10/2003. Lire cet article : Les étranges «suicides» des lemmings enfin élucidés

    Voilà comment un honnête et éminent scientifique peut terroriser toute une génération en expliquant en toute sincérité une théorie scientifique fausse résultant d'observations réelles mais incomprises.

    On peut aussi trouver cette vidéo sur Facebook, ce qui évite les générique pénibles ajoutés sur celle de Youtube. Cliquez sur l'image ci-dessous :

Quand on ne la trouvera plus, je vous donnerai l'accès à mes archives.


1974 René Dumont, candidat écologiste aux élection présidentielles, prédit une disparition de l'eau potable avant l'an 2000.


    J'avais 15 ans, autant vous dire que cela m'a marqué. Là aussi, l'éminent scientifique était absolument sincère.


1977 Rapport global 2000 au président des USA, Jimmy Carter

    Ce rapport est plus sérieux, puisqu'il ne s'agit pas d'une prédiction, mais d'un travail réalisé par de nombreux experts, à la demande du président Jimmy Carter, dans le but de servir de base aux actions à mener dans les années à venir, et ce, dans l'intérêt de tous (Pas seulement celui des américains). Il est en anglais, mais pour ceux qui maitrisent cette langue, j'en conseille la lecture passionnante. Cliquez sur l'image ci-dessous.



1979 Conférence sur le climat à Genève

    Cette vidéo du journal télévisé du 15 février 1979, est quelque peu embarrassante. Le chroniqueur est en effet un jeune ingénieur diplômé de l'ENSEEIHT et on sent qu'il répugne un peu à dire n'importe quoi. Il fait même une remarque très imprudente sur la cause de la sécheresse au Sahel provoquée par le déboisement et la terre gagnée sur la savane.



1989 Le journal télévisé du 29 juin nous apprend que le directeur du bureau de l'environnement des Nations Unies prévoit une élévation de 1 mètre du niveau de la mer d'ici 10 ans et la disparition de plusieurs pays.

    

    Trente ans après, ni les Pays-Bas, ni les Seychelles, ni les Maldives, ni les Caraïbes, ni le 6ème du Bengladesh n'ont disparu sous les eaux.

    Notez que du fait que l'on s'adresse au petit peuple, on ne lui parle pas du CO2 mais de la pollution qui crée une couche opaque qui empêche le renvoi des rayons du soleil (et qui si elle était vraiment opaque, empêcherait également ceux-ci de toucher la Terre). Passons...


1989 "La Floride pourrait disparaître d'ici le siècle prochain."

    Cette vidéo est particulièrement intéressante, parce que l'on y décèle un certain malaise du scientifique interviewé, lors de cette émission de Thalassa. On le voit essayer d'être honnête et même de bredouiller quelques mots à propos des paramètres de Milanković et leurs conséquences sur les périodes glaciaires et interglaciaires. On ne l'a pas fait venir pour parler de ça mais de la montée du niveau des océans qui risque de faire disparaître la Floride en 1999.


2004 Le réchauffement actuel pourrait repousser l'arrivée de la prochaine glaciation !

    Ce reportage présenté le 10 juin 2004 est lui aussi, quelque peu embarrassant. Il rend compte des résultats d'un projet européen de carottage glaciaire qui vient de déterminer que la Terre a connu il y a 420 000 ans une période aussi chaude que celle que nous connaissons. Le plus cocasse, se situe à 1:30 lorsque la scientifique Valérie Masson-Delmotte nous explique que les activités humaines vont sans doute avoir pour conséquence d'empêcher la bascule vers la prochaine période glaciaire ! Quelle horreur !

    Comprenez bien que si l'on peut dans une certaine mesure, s'adapter à la chaleur, le froid est. beaucoup plus mortel. Il stérilise les sols en les gelant et réduit la biodiversité drastiquement.

    Bon, là, je pense que j'ai dû en agacer certains. Mais comprenez-moi. Cela fait des années que je me passionne pour le sujet et là je ne vous montre que la partie émergée de mes archives.

    Les activités humaines auraient retardé la prochaine glaciation ? Cela vous fait rigoler ? Vous allez en apprendre plus dans un prochain paragraphe concernant 2012.


2005 : 50 millions de réfugiés environnementaux d'ici la fin de la décennie, prévient l'ONU

En octobre 2005, dans l'indispensable journal anglais The Guardian, le journaliste David Adam rapportait les nouveaux avertissements alarmants des experts de l'ONU :

"L'élévation du niveau de la mer, la désertification et la diminution des réserves d'eau douce créeront jusqu'à 50 millions de réfugiés environnementaux d'ici la fin de la décennie, préviennent aujourd’hui les experts. Janos Bogardi, directeur de l'Institut pour l'environnement et la sécurité humaine de l'Université des Nations Unies à Bonn, a déclaré que la détérioration rampante de l'environnement déplaçait déjà jusqu'à 10 millions de personnes par an et que la situation s'aggraverait." 

"Les États sont instamment priés de se préparer aux victimes du changement climatique !"

Source : https://www.theguardian.com/environment/2005/oct/12/naturaldisasters.climatechange1

    En lisant cet article, vous y apprendrez, entre autres, que "L'Europe est confrontée à une pression accrue de la part de personnes chassées d'Afrique du Nord à cause d’une détérioration des sols et de l'eau".

Petite parabole :

Vous avez une douleur dans la poitrine ? Allez chez un cardiologie, il vous dira que la cause en est le cœur. Allez chez un pneumologue, il vous dira que cela vient de vos poumons. Allez chez un rhumatologue, il vous diagnostiquera un problème osseux. Allez chez un expert de l’ONU et il vous dira que c’est à cause du changement climatique.

    Cette parabole n'est pas formidable, mais je l’ai utilisée pour illustrer le fait que chacun comprend le monde en fonction de ce qu’il est. Je ne mets nullement en doute la bonne fois de ces experts. Mais à l’époque et encore à présent, les vraies causes des migrations étaient et sont toujours les guerres, ainsi que les conditions politiques et économiques. (Concernant la sécheresse au Sahel, regardez la vidéo de 1979). Les réfugiés qui traversent la mer Méditerranée de nos jours, ne fuient pas des cyclones mais des guerres en Afriques. Tout comme ceux qui s’accumulent sur les côtes Turques en regardant l’Europe. C’est presqu’indécent de mettre en cause le réchauffement climatique, plutôt que d’expliquer les raisons des guerres abominables qu’ils ont fuies ; guerres dont les politiques menées par nos gouvernements sont bien souvent à l'origine. Je pense à l'intervention de la France en Lybie, par exemple. Je ne vais pas me risquer à évoquer les dictateurs que nous maintenons en Afrique pour assurer notre approvisionnement en matières premières.

    Puisque cet article du Guardian date de 2005, regardons ce que les décodeurs du journal Le Monde écrivaient le 8 septembre 2015, soit à la fin de la terrible décennie de migrations climatiques prévues par les experts de l'ONU en 2005 :

"La majorité des personnes entrées illégalement en Europe proviennent de pays en guerre ou sous régime totalitaire."

Lisez l'article en cliquant sur l'image ci-dessous :

(Je ne pense vraiment pas que l'on puisse accuser les "Décodeurs" du Monde de climato-scepticisme.)

Lisez également cet article de 2002 : "Les guerres, facteur décisif de migrations"


2007 : Le journal "Le Monde Diplomatique" réalise pour son Atlas environnemental cette superbe carte destinée à visualiser les zones les plus sensibles aux catastrophes climatiques.
Les données viennent du 13ème forum économique de l'OSCE qui eu lieu à Prague en 2005. Le Monde Diplomatique n'a fait que le joli coloriage. Sources : donnée OSCE.



2007 : Al Gore, reçoit avec le GIEC le prix Nobel de la Paix (1.5 Millions de Dollars)

    En 2007, l’homme d’affaire américain, ancien candidat Démocrate à la présidence en 2000, reçoit avec le GIEC, le prix Nobel de la Paix, en raison de son activité en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique. En 2006 Il avait été acteur et commentateur du documentaire réalisé par Davis Guggenheim Une vérité qui dérange. Présenté au Festival de Cannes de 2006, ce film montrait les effets dramatiques du réchauffement climatique sur la planète. Il fut récompensé par deux Oscars : Oscar du meilleur film documentaire et Oscar de la meilleure chanson originale.


    Dans un jugement en octobre 2007, un juge de la Haute Cour de Londres estima que ce film était "en grande partie exact" et qu’il s'appuyait effectivement sur les sérieuses recherches scientifiques du GIEC, mais il releva néanmoins neuf erreurs ou approximations contenues dans le documentaire, qu'il considéra aussi comme un film politique. Raison pour laquelle il jugea que sa diffusion dans les écoles devait être accompagnée d'une notice exposant les différents points de vue sur le sujet, afin de respecter les lois demandant une expression équilibrée des idées politiques dans les écoles.

Source : https://www.lemonde.fr/planete/article/2007/10/12/nobel-de-la-paix-un-juge-britannique-emet-des-reserves-sur-le-documentaire-d-al-gore_966472_3244.html

 

    Al Gore indiqua qu’il verserait « 100 % » du montant de sa part du prix Nobel à sa propre fondation, l'ACP (Alliance for Climate Protection).

Source : https://www.lexpress.fr/actualite/monde/al-gore-et-le-giec-se-partagent-le-nobel-de-la-paix_467187.html

    En homme d’affaire génial, Al Gore eut l’idée de mettre les mécanismes de l'économie de marché au service des questions environnementales (Génial, non ?). C’est donc un peu grâce à lui que les marchés financiers investissent de plus en plus dans la transition écologique et qu’en cinq ans, les obligations vertes ont bondi de 300% ! Vous pensez que je plaisante ? Ecoutez donc ce podcast du 30/01/2020 de l’émission "Entendez-vous l’éco" sur France Culture ! Cliquez sur l’image ci-dessous :


    Au fait ! Non, le sympathique scientifique français Jean Jouzel n’a pas reçu le prix Nobel en 2007 (contrairement à ce que l’on peut lire et entendre partout). C’est le GIEC, dont il était le vice-président du groupe de travail depuis 2002 qui a reçu le prix, avec le bienheureux Al Gore.


2008 : Al Gore exagère un peu et se prend les pieds dans la calotte glacière (Comme dira le journal Le Monde, venu à sa rescousse).

    A l’occasion de la COP 15 de Copenhague, qui se déroula du 7 décembre au 18 décembre 2009, Al Gore donna une conférence au cours de laquelle il expliqua qu’une modélisation informatique «à la pointe de la technologie» donnait une probabilité de 75% pour que la glace de la calotte glaciaire du pôle ait totalement fondu d'ici 2014. Inutile de vous dire que 5 ans après, tous les climato-sceptiques rigolaient bien !

Les 75% de probabilité de fonte totale des glaces se situe à 2:10

    Je vous conseille de lire cet excellent article sur France Culture, à propos de l'histoire des COP successives : "De COP en COP, la lutte contre réchauffement climatique empêchée"

    Comme je suis gentil, je vous donne à lire l'article du Monde, venu à la rescousse de cette bourde du brave Al Gore. Cliquez sur l'image ci-dessous :

    Le problème avec ce genre de prédictions qui ne se réalisent pas, c'est qu'à la fin cela finit par décrédibiliser un peu la juste cause défendue.

    Mais rassurez-vous, je ne suis pas un climatosceptique, puisque je vous propose de lire cet excellent article publié en 2017 par le journal L'Express, qui explique pourquoi Al Gore ne s'est pas vraiment trompé dans ses prédictions, mais juste dans les dates, et ce, même si oui, effectivement, il réinterprète un peu ses prédictions de 2006. Mais que bon, quoi, c'est pour la bonne cause. Cliquez sur l'image ci-dessous :


2012 Les arbres ont parlé : les Romains avaient plus chaud que nous en été

 Oui, et alors ? Eh bien disons que cela vient confirmer ce que disait en 2004 la scientifique Valérie Masson-Delmotte.

    Dans une étude publiée en 2012, Jan Esper de la Johannes Gutenberg University (Allemagne) explique que la densité du bois au sein des anneaux de croissance des pins scandinaves fournit de nouvelles informations sur notre climat passé. Les Romains pourraient, par exemple, avoir eu plus chaud que nous durant les mois d'été. La Terre se serait également refroidie durant 2.000 ans, jusqu'à ce que l'Homme commence à libérer massivement des gaz à effet de serre. Cette tendance au refroidissement de la planète depuis le début de notre ère avait déjà été soulignée par des chercheurs, essentiellement par Darrell Kaufman, en 2009, qui avait analysé l'air emprisonné au cours du temps dans les glaces de l’Arctique. Selon lui, la température de la Terre diminuait de 0,21 °C par millénaire depuis 2.000 ans avant que la révolution industrielle ne survienne. Jan Esper a confirmé cette tendance, mais le chiffre qu'il avance est beaucoup plus important : 0,31 °C par millénaire.

Source : FUTURA PLANETE

    Ce refroidissement général serait attribué à des modifications du taux d'ensoleillement de l'hémisphère nord (environ -6 W/m² depuis le début de notre ère) et donc à des modifications connues de différents paramètres astronomiques, dits de Milankovitch, de notre planète (son obliquité, son excentricité et sa précession). Selon l'auteur, les autres facteurs de forçage ne peuvent en effet pas expliquer l'amplitude des variations observées. Cette étude conforte également une autre hypothèse. Les émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique, massives depuis le début de l'ère industrielle, pourraient avoir interrompu l'arrivée de la prochaine ère glaciaire en mettant fin au refroidissement de la moitié nord de la planète. L'Homme aurait donc bien retardé la prochaine glaciation.

Sources :
https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/climatologie-arbres-ont-parle-romains-avaient-plus-chaud-nous-ete-39994/
https://www.nature.com/articles/ngeo1565#article-info
https://www.nature.com/articles/ngeo1565.epdf?sharing_token=0VQfV4ZMj3uLOFkU_auE6tRgN0jAjWel9jnR3ZoTv0Nku4magZSnaYcmq-58DS8eGQlVOJYkhAWr23eHem4T0kHeOBBc9pZMjYFpGYW1kYjLdJKe9bD_7shmI98cq_q5zX00rcZoEoUi2OGk1n24JA%3D%3D


Cet article n'est pas terminé.




Attention, ne vous trompez pas sur la nature de celui-ci ! Si ces catastrophes ne se sont pas produites, c’est bien parce que les idées écologistes sont les seules qui puissent garantirent notre avenir. Alors regardons ces vidéos et documents pour nous rassurer et pas pour nous moquer.