vendredi 13 août 2021

Les gens qui sont contre les éoliennes me fatiguent.

Du temps où les Romains gâchaient le paysage.

    Les gens qui sont contre les éoliennes me fatiguent. Je me demande si leur problème ne relèverait pas  plus d'une forme de pathologie plutôt que d'un sens de l'esthétique exacerbé.

Anecdote

    Il y a quelques jour, j'étais à Sancerre sur la magnifique terrasse depuis laquelle on peut admirer la Loire et le département de la Nièvre qui commence derrière.

     J'ai entendu des gens se plaindre du magnifique alignement d'éoliennes que l'on apercevait au loin dans la Nièvre.

  • "Na na, na, ça défigure le paysage"
  • "Na na, na c'est le lobby des écolos qui fait du fric"
  • "Na, na, na, ils ont dit à la télé que les pâles n'étaient pas recyclables" (Faux)

    A présent regardez bien la photo que j'ai prise depuis l'endroit où ces esthètes se révulsaient d'horreur à la vue des éoliennes ! J'ai été obligé de zoomer pour que vous puissiez mieux les apercevoir !


    Vous ne remarquez rien au premier plan de la photo ? Ces trois horribles silos de béton crasseux ?

    C'est normal, plus personne ne les voit et plus personne n'oserait s'offusquer de leur incontestable laideur. Dans certains pays pourtant, là où les hommes de la terre ont un sens de l'esthétique plus développé, comme l'Australie, par exemple, ces horribles cylindres de béton deviennent des œuvres d'art grâce à des artistes grapheurs. Je vous conseille d'aller visiter leur site en cliquant sur l'image ci-dessous :


    Pourquoi détester ces grandes fleurs métalliques et ne rien dire des abominables silos et autres hangars agricoles qui défigurent nos campagnes (Peur de la FNSEA)

    C'est gens n'étaient en fait que de pauvres victimes. Ils ne faisaient que réciter le chapelet d'opinions prémâchées que savamment ont leur a appris. Ce que j'appelle le "prêt à penser" de l'ingénierie sociale. Voir l'illustration ci-dessous.

Prêt-à-penser

Eolienne défigurant un paysage



A qui profite le crime ?

    Si ces braves gens avaient regardé un peu plus vers la droite, ils auraient aperçu les deux jolis panaches de vapeur d'eau sortant des tours de refroidissement de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire. Mais elle non plus, ils ne la voient plus.

    Ils ne savent pas que du 13 septembre 2017 au 15 janvier 2020, l'Autorité de Sûreté du Nucléaire a placé cette centrale "sous surveillance renforcée", notamment en raison de la dégradation du niveau de sûreté constatée depuis 2016.

    Les choses ne sont pas allées en s'arrangeant puisque fin juin 2021, l’exploitant a découvert plusieurs pièces endommagées et mal positionnées sur le circuit d’aspersion du réacteur 2. Vérifications faites, les mêmes problèmes se retrouvent sur le même circuit de l’autre réacteur nucléaire du site. Un circuit qui sert, en cas d’accident, à éviter une explosion et une contamination de l’environnement par des radioéléments.

Afin de ne pas orienter votre jugement,
je vous présente cette jolie photo des tours aéroréfrigérantes
 de Belleville, vues depuis Pouilly

On ne la voit plus, mais...

    Le 23 juin dernier, l’Autorité Environnementale a rendu un avis sur une mise à jour plutôt orientée de l’impact environnemental de la centrale nucléaire de Belleville ; en effet, celle-ci tente de convaincre de la nécessité d’augmenter ses rejets autorisés radioactifs et chimiques et aussi d’accentuer ses besoins en eau déjà très élevés ! (Il faut savoir que dans le nucléaire, lorsque l'on ne peut plus respecter les normes, ont demande à les changer). Le dossier est fort complexe et confirme que la nature et la quantité de ces rejets « légaux » a de quoi faire peur.

Quelques exemples : Tritium radioactif, Cuivre, Zinc, métaux lourds (Arsenic), Chloroforme, eau de javel, Oxydes de Soufre et d’Azote, Hydrazine, Légionelles et Amibes potentiellement mortelles...

On apprend dans cet avis que le CNPE n’est soumis à aucune limite de rejets chimiques atmosphériques et donc à aucune surveillance particulière !

Chaque année les 2 réacteurs de Belleville rejettent :

  • 290 tonnes d’Azote (pouvant produire jusqu’à 1100 tonnes de nitrates)
  • 16 tonnes de Cuivre
  • 7 tonnes de Zinc
  • 12 tonnes de monochloramine
  • 110 tonnes de polyacrylates
  • 3,7 tonnes de phosphates
  • 2,6 tonnes AOX (produits organochlorés)
  • 900 kilos d’Ammoniac 
  • 8 kilos Hydrazine Sensibilisant, mutagène, cancérogène, reprotoxique Corrosif Danger pour l’environnement
  • 730 kilos Morpholine cancérogène
  • 324 kilos Ethanolamine ET
  • 163 000 000 m3 d’eau ponctionnée dans la malheureuse Loire qui se meurt peu à peu.


Les éoliennes ne tournent pas quand il n'y a pas de vent ?

Bah oui, les gens, c'est comme les centrales nucléaires qui ne fonctionneraient plus si notre armée ne garantissait pas l'approvisionnement de l'uranium au Niger !

Plus sérieusement, le fonctionnement des énergies renouvelables, repose :

1/ Sur la gestion intelligente des intermittences des multiples sources de productions, et ce, des plus petites - comme les panneaux solaires de votre jardin - aux plus grosses comme les hydroliennes en mer, les éoliennes, les barrages en montagne, les fermes solaires, etc.
Notez au passage que c'est un modèle économique un peu dérangeant, car absolument tout le monde peut produire de l'électricité et la partage. Peut-être commencez-vous de deviner une part du problème.

2/ La gestion optimisée des différentes formes de stockages :

« Stocker l’énergie pour les jours où la nature n’en produit pas, c’est aussi ça notre engagement », assure EDF dans une actuelle campagne de communication destinée à présenter le « Plan stockage électrique » qui vient d’être lancé. Avec un investissement de plus de 8 milliards d’euros, le fournisseur historique d’électricité en France ambitionne de « développer 10 GW de nouveaux moyens de stockage dans le monde d’ici à 2035 en plus des 5 GW déjà exploités par le groupe ». EDF mise sur 3 architectures pour stocker l’énergie : les batteries, les stations de transfert d’énergie par pompage, et les microgrids.


3/ Sur la gestion intelligente d'un réseau électrique maillé et interconnecté entre toutes les sources de productions et de consommations.
    Si on vous met un Linky chez vous, ce n'est pas pour savoir combien de fois vous ouvrez la nuit, la porte de votre frigo pour grignoter un truc ! C'est juste pour gérer d'une façon optimisée les appels de puissances électriques ! Ce genre de compteur existe déjà depuis des décennies sur les réseaux de chauffage urbain !


Les éoliennes coûtent cher ?

Quid du nucléaire ?

    Le nucléaire a été l'énergie la plus subventionnée de France ! On peut comprendre nos grands parents qui ont voulu sanctuariser le territoire avec la bombe atomique, après avoir pris la raclée en 1940 ! 
    La production d'énergie a été alors présentée comme miraculeuse à des générations de petits français crédules. 
    Et peu m'importe d'ailleurs ! Je suis ingénieur. Je n'ai rien contre cette énergie. Mais je souhaiterais qu'on la réserve à des usages plus intelligents que de faire bouillir de l'eau pour    faire tourner des turbines à vapeur et des alternateurs ! (Recherche pure, médecine, espace et même militaire !)
    La technique a progressé depuis et l'on peut produire de l'électricité de tant de façons différentes et surtout moins dangereuses !


Trop d'argent pour une énergie dépassée !

    Avec l'argent de vos impôts, dans le but de renflouer les caisses d'Areva SA et de lui permettre de payer les pénalités de retard sur le chantier de l'EPR d'Olkiluoto, en Finlande, l'Etat français (c'est-à-dire vous) lui rachète 12% du capital d'Orano. Il met également sur la main sur des parts détenues par la Caisse des dépôts.

Source : Usine Nouvelle

Petit rappel concernant l'anachronique EPR :

Un coût de départ multiplié par 4 (minimum).

  • En 2005, le prix de l’EPR de Flamanville était estimé à 3,3 milliards d’euros, comme celui d’Olkiluoto en Finlande, construit par AREVA.
  • En 2008, soit un an après le début de la construction, la facture grimpait à plus de 4 milliards.
  • Entre 2009 et 2012, la note est passée de 4 à 6,5 milliards.
  • En septembre 2014, EDF a annonçait que le coût final allait s’élever à 10,5 milliards d’euros.
  • Fin 2019 le coût s'élevait à 12.4 milliards.
  • A cela ajoutons le coût induit par les 10 années de retard à la livraison, dont le manque à gagner pour EDF et les pénalités de retard du chantier en Finlande.

Bientôt 10 années de retard

  • Les travaux de l’EPR ont été lancés en 2007, après le feu vert donné par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2004.
  • EDF avait prévu à l’époque 5 ans de travaux et un raccordement au réseau électrique en 2012. L’échéance a ensuite été repoussée à 2014.
  • En 2011, EDF a annoncé que la mise en service ne pourrait pas intervenir avant 2016…
  • Le 7 avril 2021, le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), Bernard Doroszczuk, a déclaré lors d’une audition au Sénat, compte tenu des réparations de soudures qui doivent être effectuées :"Il n’y a plus de marge" de temps pour un démarrage du réacteur nucléaire pressurisé européen (EPR) de Flamanville (Manche) fin 2022...

Au fait, savez vous que le nucléaire n'a aucun avenir ? Non ? Alors lisez cet article :

Au fait, savez vous que l'on pourrait passer dès maintenant à une économie décarbonée ? Non ? Alors lisez cet article : Pourquoi Bill Gates et John Kerry ont tout faux à propos du changement climatique (On aurait pu ajouter Jancovici)

 

Bon soyons positifs il y en a tout de même certains qui n'ont rien contre les éoliennes !



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