dimanche 20 août 2017

Transition vers la Zombie apocalypse ?



Quel titre ! Que va-t-il encore nous raconter ? (Vous demandez-vous)

    Avez-vous lu ceux que l’on appelle les pères de l’église ? Avez-vous lu l’ancien et le nouveau testament ? Avez-vous lu le coran ? Je me suis infligé ces pensums. Au début ce fut en raison de ma culture protestante calviniste (grand-père suisse) qui demande la pratique de l’exégèse (étude des textes), ensuite, l’athéisme venu, ce fut pour tenter de comprendre comment et pourquoi ces invraisemblables ouvrages avaient pu devenir si importants.

De mauvais livres. (Au sens propre comme au figuré)


    « Invraisemblable » Le mot vous étonne ? Il vous choque peut-être ? Dans ce cas je vous fais la grâce de penser que vous n’avez pas lu ces pavés.
A la lecture de l’ancien testament, vous auriez été horrifié par ce que vous auriez découvert de ce dieu abominable et jaloux qui fait commettre tant d’atrocité à son malheureux peuple conduit par des prophètes névrosés ! (Viols, incestes, meurtres et génocides en tous genre.)
Découvrant ensuite, presque avec soulagement, le nouveau testament, je ne doute pas que votre sens moral aurait été ébranlé à la lecture du délirant sermon sur la montagne (Mathieu chapitre V), et je gage que les imprécations de Paul de Tarse, dans ses fameux épîtres vous auraient choqué !
    Avez-vous lu Saint Augustin ? Ce grand malade qui a inventé le péché originel et dogmatisé sur le fait que nous naissions tous coupables du péché d’Adam, raison pour laquelle selon lui la nature humaine est viciée et que les enfants naissent coupables ! Lisez ses confessions et vous comprendrez qu’un pareil pervers suivrait de nos jour un traitement thérapeutique sévère.
    J’ai lu aussi le coran, bien sûr. Au début c’est sympa, on retrouve des personnages que l’on avait rencontré dans la bible, un peu comme lorsque l’on regarde la saison 3 d’une série que l’on a suivie. Mais ensuite, ça dérape et l’on a très vite le sentiment d’un retour à la case départ en redécouvrant la brutalité de l’ancien testament. On a l’impression que ça a été écrit par des gars qui voulaient faire une suite à Harry Potter, mais de mauvais scénaristes qui n’auraient pas bien compris les épisodes précédents...
    Quand on s’est donné le mal de lire tout ça, comme je le disais en introduction, vient tôt ou tard le moment de la grande question : « Comment d’aussi mauvais livres ont-ils pu faire un tel buzz ? ».


Des époques troublées ?

    Concernant le christianisme, on peut constater que sa diffusion, puis son essor, correspond à l’affaiblissement, puis à la chute de l’empire romain. J’espère que vous ne croyiez pas qu’il datait du temps de Jésus ! Le vrai inventeur du christianisme, vous comprendrez très vite en le lisant que ce fut Paul de Tarse (Saint-Paul si vous préférez). En devenant la religion officielle de l’empire romain, le christianisme portera un coup fatal à cette société en décadence. Une fois les élites converties, leurs fils auront plus à cœur de devenir des évêques, que les généraux nécessaires pour défendre l’empire ; empire qui bientôt s’effondrera sous les vagues déferlantes des peuples venus d’Europe centrale (pour cause de refroidissement climatique).
    Concernant l’islam, sa naissance ne vient pas aussi tard qu’on le prétend par rapport au christianisme. Lorsque l’ange Gabriel « apparaît » pour la première fois à Mahomet, qui a alors 40 ans, en l’an 610, ce n’est que 200 ans après la chute de Rome prise par les troupes d’Alaric le 24 août 410, catastrophe contemporaine de Saint Augustin, évêque d’Hippone en Afrique du Nord, qui vit d’ailleurs arriver à l’époque des milliers de réfugiés venus d’Italie. L’expansion de l’islam correspond à une époque de guerres et conquêtes incessantes parties comme lui de l’Arabie.
    Si donc le christianisme a une petite longueur chronologique d’avance sur l’islam, force est de constater que ces deux religions ne s’épanouissent pas au cours de périodes particulièrement glorieuses de l’histoire de l’humanité. Il s’agit plutôt de périodes d’effondrement et de chaos. Les bibliothèques brûlent et les nouveaux prédicateurs ne risquent plus de rencontrer les « esprits forts » qui s’étaient moqués de Paul à Athènes !


Des religions d’états !


    Le principal objet d’une religion si l’on y réfléchi bien, n’est-il pas de servir et justifier le pouvoir en place, surtout si ledit pouvoir se veut absolu ? J’adore tout particulièrement cette définition de le religion donnée par Paul Henri Dietrich, baron d'Holbach (1723 - 1789) extraite de son ouvrage « Le christianisme dévoilé » :
« La religion est l'art d'enivrer les hommes pour détourner leur esprit des maux dont les accablent ceux qui gouvernent. À l'aide des puissances invisibles dont on les menace, on les force à souffrir en silence les misères qu'ils doivent aux puissances visibles. ».
 
    J’ai toujours préféré cet étonnant baron à ce vieux malin de Voltaire qui se moquait de la religion dans ses livres mais qui dans sa correspondance écrivait :
« Il est fort bon de faire accroire aux gens qu’ils ont une âme immortelle et qu’il y a un Dieu vengeur qui punira mes paysans s’ils veulent me voler mon blé ».


Sans rire !

    Je vais me faire l’avocat du diable et tenter de défendre dieu.
Peut-être y a-t-il réellement un dieu, un créateur, une entité qui a effectivement créé cet univers, avec ses milliards de galaxie contenant chacune des milliards d’étoiles autour desquelles tournent des milliards de mondes, et puis tous les autres univers parallèles ou juxtaposés au notre. Admettons, dans un moment de faiblesse. Mais croyez-vous vraiment dans ce cas, que ce dieu puisse se préoccuper de ce que nous avons le droit de manger, de dire et de faire ? Sérieusement ?
Sans rire ?


Mais alors pourquoi les religions ?


    J’en ai déjà parlé dans un autre article « Religions, non merci », l’esprit religieux correspond probablement à un concept que notre espèce a dû élaborer à l’aube de son histoire pour répondre à une interrogation qui ne pouvait alors avoir de réponse compréhensible. La foi correspondrait alors à une suspension de l’intelligence, une sorte de mise en veille. Lorsque l’environnement change, les comportements doivent changer également, au risque de nous conduire dans des impasses.


La question de trop.

    Réfléchissez bien, qu’y a-t-il de plus horrible que de convaincre un être qu’il peut vivre la pire des vies, puisque ce sera mieux après sa mort ?
Quoi de plus inepte et odieux que de prétendre que nous naissons coupables ?

    Arrêtons-nous un instant sur cette seconde question : « Quoi de plus inepte et odieux que de prétendre que nous naissons coupables ? ».
    Pourquoi nous y arrêter ? Mais parce que ce concept de culpabilité est l’un des plus formidables outils de manipulation ! C’est parce que la religion a corrompu nos cultures de ce concept de culpabilité, que ceux qui nous gouvernent peuvent nous convaincre que nous sommes coupables des prétendus crimes de nos ancêtres ! Guerres, génocides, colonisations, et autres horreurs !
    Un enfant à la naissance n’est coupable de rien. Devenu adulte il ne sera coupable que de ses propres méfaits, rien de plus !
    A la naissance, un enfant n’est ni chrétien, ni musulman ni juif ni rien d’autre. Il n’est pas plus israélien que palestinien, par exemple. C’est seulement un être humain qui naît au sein d’une communauté culturelle, dont il n’a en aucun cas à assumer les crimes passés. Qu’est-ce que cette communauté culturelle au sein de laquelle il naît ? Rien d’autre qu’un groupe d’humains qui partagent momentanément quelques concepts qui leurs permettent tant bien que mal de faire société.
    Cela ne veut pas dire qu’il faut ignorer le passé ! L’étude de notre histoire commune nous permet de comprendre notre environnement ainsi que les raisons des codes et coutumes que nous utilisons. Mais en aucun cas, l’histoire ne doit servir à entretenir un sentiment de culpabilité, comme elle le fait malheureusement la plupart du temps.


Les prêtres masqués,

    Quelques soient leurs chapelles, religieuses, politiques ou médiatiques, méfions-nous de ces prêtres qui nous prêchent, la haine de soi, l’austérité, l’ascétisme, en un mot le nihilisme ! Nietzsche les appelait les « prêtres masqués » !
    Combien de fois ai-je découvert avec consternation cette haine de soi et de l’humanité entière chez certains écologistes ! Car ces prêtres masqués officient partout, aussi bien sur Internet qu’à la télé ou à l’école...
    Ces prêtres masqués font de nous d’éternels coupables, accablés par le ressentiment. L’homme du ressentiment, c’est l’homme de la culpabilité, qui veut se punir dans un esprit de vengeance d’abord tourné vers lui-même, mais qui se tourne ensuite contre les autres.


Apocalypse zombie, (Nous y voilà)

    Les valeurs que nous inculquent ces prêtres masqués, reposent sur des fables effrayantes. La peur ressentie par certains les poussent à se précipiter vers le néant protéiforme : intégrisme, totalitarisme, mythes, drogues, etc.
Si nous ne voulons pas disparaître un jour dans un tsunami de nihilisme, du genre « apocalypse zombie », nous devront trouver de nouveaux chemins à l’écart de l’esprit religieux. Il y a urgence !

    Dieu n’existe pas, pas plus que Gaïa (chère à certains écolos). L’ère de l’athéisme doit venir, mais pas un athéisme cherchant à remplacer dieu par un autre mirage, comme le transhumanisme par exemple, qui lui aussi ressort de la haine de l’humain.

    Vous trouvez que j’exagère ? Mais regardez autour de vous ! Les premiers zombies sont déjà là qui se lèvent, fous de peur et de mort !





Post Scriptum : Lisez absolument Nietzsche. De nos jours c’est devenu presque vital.


Pour info : Transitio a été piraté par des Chinois et j'ai eu quelques soucis à le remettre en ligne, mais voilà, c'est arrangé ! 

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